PROCÉDÉ A LA CENDRE
riinaf,'e sur cuivre i)ar l'euiploi de la f^élatine Lichromatée, on peut reporter sur le métal une irnacro au charijon. Une feuille de papier niixtionné est sensijjilisée, i)uis exposée derrière un positif retourné; on dépouille la couche à l'eau chaude après l'avoir reportée sur cuivre : on oljtient un négatif que l'on laisse sécher et que l'on graine ensuite par les procédés usuels; on fait cuire le grain, on laisse refroidir, on borde l'image, puis on procède à la morsure : on obtient de cette façon une planche très nette.
On a proposé d'em))loyer trois positifs au lieu d'un seul et d'exposer successivement la planche sous ces trois positifs. On commence par tracer sur les niarges du négatif à reproduire deux croix très fines placées l'une sur le bord supérieur, l'autre sur le Ijord inférieur du négatif; on reproduit à la chambre noire ce négatif et l'on fait d'abord un positif heurté, ne présentant que les noirs et les blancs, en un mot man((uant de demi-teintes. On fait un second i)Ositif sans modifier la position de l'appareil : ce positif doit être bien venu et i)résenter toutes les demi-teintes; enfin, on fait un troisième pr)sitif ])résentant franchement un excès de pose. On prépare la planche de cuivre à la gélatine bichromatée, on Tinsole sous le premier positif, on gi'aine, on fait moi-dre : la plancin' ne présente que les grands noirs peu mordus et les croix (jiii servent dr re|»ères. On net'.oie la planche, on la recouvre de gt'hitine bichr<»iiial<''e, et après dessiccatitui on insob» sous le second i)0silif en faisant coïncider exar-tement les ci(»i\ di^s positifs et de la planche; on fait ee rejtérage en s» servant d'une loup.'. On prati<|ue une seconde morsure, on ne'.toie hi planche et l'on re/onimence avec le Iroisièmo po<ilir: hi pl:iiieli ' est alors IfiMninr-c.
773. Procédé à la cendre. — Ce proct-dé», imaginé par (iarnier vers iSir/, piTMiel d'olil 'ilir ^ !:i tii 'iit de belles images, en utilisant le pror(''(|('' |(iir s:iii|Mtiidi'ag('.
|j' ciiIn r.'. bien <lèea|M'' à l;i |. ii,i->c et à la craie, est recouvert d'un mélange lornn"' »le ."/l c. c . d'eau albnmiiK'e , \ grannnes de miel blanc et 2 grammes de biehi'onnite d'amnioniatine. j/eau all)uminée se prépare en mélangeant MO c. c. d'al])nmine, un Idanc d'«euf. un litre d'eau et agitant; on additionne ensuite ce mélange de O'A'TA) de bichromate de i)otasse.
Celte Tupienr est lillrée, pnis étendne sui' la plaque de cuivre disposée sur la tonriietl>'. On sèche à une donce chaleur et on insole derrière un positit en se guidant snr la marche dn pliot<:)mètre pour déterminer la durée de cette insolation. La i>lanche est i»ortée dans le laboratoire obscur et on fait apparaître l'image en projetant à la surface de la couche de la cendre de bois; cette cendre doit avoir été passée au tamis de soie, n» 180. L'image positive doit se montrer avec tous ses détails. Pour fixer l'image, on fait cui)'C la })lanche. Dans ce but, on ]dace dans le couvercle d'une boîte de ferblanc une certaine (jnantité d'alcool à brûler, on pose la planche sur le gril, et après avoir allumé l'alcool on promène la plaque de cuivre au-dessus de la flamme jus(iu'à ce que les bords, préalablement bien nettoyés, se montrent avec une coloration irrisée; on ai-rèle alors l'opération. On peut aussi, ])our (lèlci-niiner exactement le degré lenjpératnre ((u'il convient d'obtenir, placer un petil morceau de soudni-(Mle plombier à clnupu» coin de la
1. Jhilh t 'in (1r la Sociî'tc (Vt ncoii ratjniicnt , 1S81, p. 573.
planche; dès que cette soudure entre en fusion, on arrête Faction de la chaleur.
La planche est alors placée sur une pierre lithographique bien plane. On appuie sur deux Lords opposés de la plaque avec deux morceaux de bois, afin que cette pression maintienne la surface du cuivre aussi plane que possible.
La planche complètement refroidie est placée sur une i)laque de verre et introduite dans la boite à grainer où on la laisse séjourner pendant environ dix minutes; on cuit le grain, on borde les marges et le revers de la planche avec une dissolution de caoutchouc dans la benzine, et lorsque cette couche est sèche on fait mordre avec la dissolution de perchlorure de fer à 45» Baumé. L'opération s'effectue en passant raj^idement à la surface de la plaque une toufïe de coton imbibée de perchlorure de fer. Lorsque la morsure est suffisante, on lave rapidement de façon à chasser l'excès de perchlorure, et on dispose la planche au-dessus d'un fourneau à gaz ; avec une brosse en crin végétal trempée dans la potasse et la craie lévigée on frotte énergiquement la surface du cuivre de manière à enlever toute la i^réparation, on lave de nouveau, on décape avec l'acide sulfurique étendu d'eau, on lave et on essuie à sec avec un linge.
Si la morsure est trop légère, on peut recommencer les opérations en ayant soin de repérer très exactement soit avec l'appareil spécial, soit à l'aide de petites croix que l'on fait sur le positif et qui se reproduisent sur le cuivre.
774. Procédés divers. — Le procédé de photoglyptographie basé sur l'emploi de la gélatine bichromatée a été imaginé par Fox Tall)ot^ Il elfectuait la morsure à l'aide du perchlorure de fer qu'il employait en solution concentrée pour commencer la morsure et en solution diluée à la fin de l'opération; la plaque était grainée comme dans les procédés de faqua-tinte.
Toovey 2 a employé le procédé par report pour obtenir une gravure en creux. Le papier recouvert de mixtion bichromatée est insolé sous un positif, on l'applique sur la plaque d'acier ou de cuivre, on met en pression sous plusieurs doubles de papier humide, on détache le papier et on laisse sécher la plaque portant l'image; on recouvre celle-ci d'une mince couche de vernis, on lave à l'eau pour enlever la gomme et on fait mordre : ce procédé est bon pour obtenir des images au trait.
On a proposé l'emploi de divers mordants pour la gravure 3. Pour obtenir le mordant destiné à la gravure sur cuivre, on fait dissoudre le cuivre à saturation dans l'acide azotique ordinaire , on mélange 3 parties de cette dissolution avec une dissolution saturée de chlorhydrate d'ammoniaque. Pour graver sur acier, on ajoute à 500 c. c. d'alcool à 90o centésimaux 33 c. c. d'acide azotique de densité 1,22, et on additionne de 0g''83 de nitrate d'argent le liquide ainsi obtenu. Si les réserves de la plaque sont faites avec un vernis faible, on emploie : alcool, 6 c. c; eau, 9 c. c; acide azotique, 16 c. c; nitrate d'argent, 0^^r83. On lave d'abord la plaque avec