PRODUCTION DU RELIEF
20 G.; dans ces conditions, la dessiccation des plaques s'effectue en douze heures.
Au niomont d'insoler la couche, on la détache de la glace qui la supporte en soulevant un des coins de la gélatine et en enlevant la feuille vivement et d'un mouvement continu. Le négatif à reproduire est placé sur la glace du chassis-presse; on talque la surface de l'image et, sur cette surface, on applique la feuille de gélatine bichromatée, le côté collodionné de cette feuille portant contre la couche qui constitue le négatif. On détermine la durée du temps nécessaire à l'insolation en se servant du i)li(jlomètrc, comme pour le procédé au charbon.
I.ors((ut' rinsolation est terminée, on fait adiiéror le support en gélatine à une glace recouverte de vernis à la benzine et au caoutchouc. On étend une couche assez épaisse de ce vernis sur les glaces disposées liorizontalement : on obtient ainsi une couche poisseuse sur la({uelle on place la feuille de gélatine insolée, le collodion portant contic h' cadutclioiic. A l'aide d'un cylindre s()U[)le, constitué par un fort tube de caoulcliouc vulcanisé dans kMjuel on a introduit à frottement une baguette l'ondc dc^ fer ou de verre et que Ton roule avec pression sur la gélalinc on soude les deux surfaces.
On dépouille ensuite l'image à Teau chaulfée à \0" (1.; (juand la gélatine en excès a été enlevée, on plonge la plaque portant le relief dans une cuvette pleine d'alcool ordinaire, ou même d'alcool métliN liqiie (jui l eiiiplace l'eau dont la couche est imbibée et permet de faire dessécher convenablement la sui'face qui constitue le relief. La dessiccation ne doit pas èti'e etfectuée trop rapidement, sans quoi la conti-aclion riipide de la gélatine amène la ru[)ture de la faible couche de collodion (jui existe; en certains i)oints.
Il est inutile de passer à rabm le relief obtenu. L alunage donne plus de dureté à la gélatine, mais il la rend aussi plus cassante; cette opération n'est utile ((ue si Ton doit conserver le relief pendant fort longtemi)s.
Il faut alors séi):u'er l image et son supporl i>rovisoire, puis enlever la couche de caoutclnuic (fui est restée à la surface collodionnée. Pour cela, on passe tout autour du relief la lame d'un canif, on soulève un des coins et on enlève l'image, entraînant avec elle une pellicule de caoutchouc poisseux (|ue l'on enlève en frottant avec le bout des doigts sur la surface de la couche et en enroulant graduellement le caoutchouc sur lui-même. Pendant cette opération, le relief est placé
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sur une surface plane, et on maintient avec un ou plusieurs poids les parties du relief débarrassées de leur caoutchouc.
On conserve ces reliefs dans des feuilles de buvard, et lorsqu'ils ^ sont complètement secs on les retouche cà l'aide du grattoir qui permet ï d'enlever toutes les saillies inutiles, tous les points qui correspondent | à des défauts du négatif et qui formeraient autant de taches sur t l'image définitive.
777. Moulage du relief. — Le moule métallique en creux s'obtient en comprimant la feuille de gélatine entre une plaque d'acier et
Fig. 579.
une plaque de plomb de O'^^OOÔ d'épaisseur, cette dernière se trouvant en contact avec les reliefs de la gélatine. Pour que ces reliefs pénètrent dans le plomb sans que la gélatine soit altérée, il faut une pression d'environ 428 grammes par millimètre carré. Cette pression énorme s'obtient cà l'aide de la presse hydraulique {fig. 57 P). Lapompe à hmsp sert à commencer la pression; on la termine à l'aide du piston P, mu par un moteur à gaz; en M est le manomètre. En pratique, on se sert de trois dimensions de plaques d'acier correspondant aux