‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 230 sur 260 · Ihid., 1882, p · texte numérisé non relu

Ihid., 1882, p

ployer des bains à saturation, leur ajouter un tiers ou un quart de leur volume d'eau ordinaire.

M. Gronfier, pour obtenir un cuivrage léger et adhérent, plonge le zinc bien décapé dans une solution de 5 à 10 grammes de bichlorure de platine pour 100 c. c. d'eau (on peut remplacer le bichlorure de platine par le chlorure double de platine et de sodium) : le zinc est immédiatement recouvert d'un enduit noir: après une minute d'action, on lave la plaque et on la plonge toute humide dans un ])ain chaud d'acétate de cuivre à saturation : la partie platinée commence aussitôt à blanchir, et quand cette teinte tend à disparaître, on retire la plaque du bain d'acétate, on la lave à l'eau et on la frotte légèrement à la peau de daim avec une liqueur composée de 15 grammes d'acide oxalique et 100 c. c. d'eau. On obtient un laitonage si le bain de bichlorure de platine est faible, et un cuivrage si le bain de platine est fort. Les deux couches platiniques résistent bien à un mordançage à 2 1/3 o/o d'acide nitrique fort, mordançage qui sert communément à la gravure en creux du zinc.

Rancagc et Nelson* font un relief en gélatine bichromatée sur une feuille d'étain. Après insolation sous un négatif, on plonge la planche dans l'eau froide jusqu'à production d'un relief, on éponge la couche avec du buvard et on la recouvre d'un vernis fait avec 1 c. c. de solution épaisse de caoutchouc dans la benzine et 1 gramme d'asphalte et 3 grammes de gutta-percha dans le sulfure de carbone ; le mélange doit avoir la consistance du collodion photographique. Le relief est recouvert de ce mélange, qui forme à sa surface une sorte de peau unie et très solide. On relève alors les bords de la plaque métallique, de façon à obtenir une sorte de cuvette, on la remplit avec un mastic formé de 6 parties de cire d'abeille, 4 de paraffine et 2 d'asphalte, on emploie ce mélange fondu à une température aussi basse que possible. Après refroidissement, on reproduit par la galvanoplastie la surface fournie par le mélange de gutta-percha et de caoutchouc d'après les procédés ordinaires; mais si l'on n'a pas employé des gélatines dures pour obtenir le relief, il est à peu près impossiljle d'éviter la fusion de la gélatine.

Placet^, mettant à profit les observations de l'abbé Laborde, Blair, Fargier, Pretsch et Poitevin, a proposé l'emploi de substances que la lumière rend insolubles, et les applique sur un subjectile convenable et du côté qui reçoit l'action lumineuse. Le dissolvant est appliqué sur la face opposée; on moule et on reproduit par la galvanoplastie les reliefs formés soit par le gonflement, soit par la dissolution des parties non impressionnées. Il se servait aussi de substances qui d'insolubles deviennent solubles sous l'action de la lumière; il reproduisait par la galvanoplastie les reliefs formés.

Le colonel Avet^ étend une couche de gélatine bichromatée sous le négatif, expose à la lumière et obtient ainsi un relief; si ce relief est insuffisant, il emploie le procédé indiqué par Duncan Dallas-* : il couvre une deuxième

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