‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 30 sur 260 · Phot. Archiv., 1871, p · texte numérisé non relu

Phot. Archiv., 1871, p

8. liulletin de la Société française de photographie, 18oJ, p. w.

gent libre dans la pâte du papier. En éliminant ce nitrate, on peut conserver le papier pendant un temps assez long; dans ce but, la feuille, au sortir du bain d'argent, est passée dans trois ou quatre cuvettes d'eau pure, puis séchée. Le papier ainsi traité doit être soumis aux fumigations ammoniacales.

On trouve dans le commerce du papier albuminé sensibilisé qui se conserve fort longtemps sans précautions spéciales; on prépare ces papiers soit à l'aide de bains spéciaux, soit en leur faisant subir un traitement au sortir du bain d'argent.

548. Papier sensibilisé se conservant. — On peut préparer un papier conservant pendant fort longtemps ses qualités en le faisant flotter, lorsqu'il est à peu près sec, sur une solution d'acide citrique à 6 ou 7 o/o ; on le laisse sécher après cette opération, qui doit être faite en faisant flotter l'envers du papier sur la solution acide.

L'emploi de l'acide citrique a été indiqué par Ponting ^ : mais cet acide présente l'inconvénient de communiquer à l'image une teinte rougeâtre et de rendre le virage très lent; aussi Stolze^ préfère employer le citrate de soude à la dose de 4 grammes dans 100 c. c. d'eau.

On a recommandé l'emploi de l'acide chlorhydrique. Au sortir du bain d'argent, le papier, épongé entre des doubles de papier buvard, est exposé aux vapeurs d'acide chlorhydrique. Le papier ainsi traité conserve sa blancheur, mais il devient à la longue d'un maniement difficile à cause de sa fragilité. Il vaut mieux le faire flotter par l'envers sur une dissolution de 30 grammes de gomme arabique, 1 litre d'eau, 20 grammes d'acide citrique, 20 grammes d'acide tartrique et 20 c. c. d'acide chlorhydrique 3, On a aussi proposé de faire flotter l'envers du papier sur une solution de bicarbonate de soude et de laisser sécher.

Le papier peut aussi être préparé à l'aide de bains spéciaux, mais la conservation du papier est moins longue dans ce cas. Van Monckhoven a recommandé l'emploi d'un bain contenant 120 grammes de nitrate d'argent, 120 grammes de nitrate de magnésie et 1 litre d'eau ; la sensibilisation ne présente rien de particulier.

Fritz Haugk ^ emj^loyait un bain contenant 20 grammes de nitrate d'argent, 2gr5 de nitrate de cuivre et 500 c. c. d'eau. Le papier albuminé était sensibilisé sur ce bain, lavé à plusieurs eaux, puis abandonné à la dessiccation. Il était indispensable de le soumettre aux vapeurs ammoniacales avant de l'employer.

Carey Lea^ préférait employer l'acide tartrique. Il se servait d'un bain contenant 1 gramme d'acide tartrique, 24 grammes de nitrate d'argent et 200 c. c. d'eau. Haugk ^ faisait dissoudre Os^ô d'acide tartrique, 1 gramme

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