FUMIGATIONS AMMONIACALES
(r:i('i<l.' cilrifiuo et 3 f^rammes de nitrcate d'argent dans 32 c. c. d'eau; ce bain lui servait à préparer le papier.
Abney » a proposé, après lavage du papier, de le faire flotter par l'envers sur une solution de 1 gramme de nitrite de potasse dans 20 c. c. d'eau. On laisse sécher, on roule le papier, la couciie albuminée à l'extérieur, on l'enveloppe d'une feuille de papier imprégnée de cette solution de nitrite et desséchée; on conserve le tout dans un étui en zinc, en fermant le joint par un bracelet en caoutchouc pour empêcher l'entrée de l'air. Il est utile d'employer les fumigations ammoniacales avec ce papier, comme avec tous les papiers sensibilisés se conservant.
549. Fumigations ammoniacales. — Il est à remarquer qu'en soumettant le papier à l'action des vapeurs ammoniacales il devient plus sensible à la lumière, se métallisé plus vite et ne prend pas sous l'influence lumineuse cette couleur rouille, qui est l'indice à peu près certain que l'image terminée sera mauvaise. Par l'emploi des fumigations ammoniacales, le papier vire très vite et prend une très belle couleur. Ces fumigations ne sont pas indispensables lorsque le bain d'argent est à un titre suffisant et que les phototypes négatifs sont suflisaminent vigoureux ; mais on ne peut se passer de leur emi)l()i pour les négatifs doux et un peu légers.
On soumet le papier aux vapeurs ammoniacales dans une boîte de bois munie d'un tiroir à la partie inférieure et fermée par un couvercle; on y suspend les papiers bien secs, espacés au moins de 8 centimètres et en maintenant chaque feuille tendue par deux pinces américaines, réunies au moyen d'une barre de bois; dans le tiroir, on place une cuvette garnie de carbonate d'ammoniaque vitreux en morceaux de la grosseur d'une noix; celui-ci, en se transformant en sesquicarbonate d'ammoniaque, s'effleurit et dégage des vapeurs ammoniacales sèches. On n'emploie pas l'ammoniaque liquide, qui rcMidrait le pai)ier trop humide. On laisse le papier dans la boîte pendant dix minutes ; si l'on se sert de papiers conservés à l'aide d'un bain acide, on pourra faire durer la fumigation pendant un quart d'heure. Le papier bien fumigé donne dans le châssis-presse des tons pourpres et les noirs se métallisent très vite.
H. Vogel 2 place dans le châssis-presse un sachet garni de carbonate d'ammoniaque en poudre, qui répartit en même temps la pression des ressorts et agit sur le papier. On peut aussi se servir,
I. Robinson et Abney, The art and practice of silver printing, 1881, p. 34. 2. Lchrhnch (1er Phot., 1878, p. 397.
comme coussins dans le châssis-presse, de feuilles de buvard épais qu'on a soumis aux fumigations ammoniacales.