‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 49 sur 260 · VIRAGES AUX SELS DE PLATINE · texte numérisé non relu

VIRAGES AUX SELS DE PLATINE

Les liyi>oi,hosi»hi es et les tartrates sont les composés qui donnent les meilleurs r.sul ats Dans 200 c. c. d'eau distillée on dissou?2 g™ me s de tétrachlorure ^ e platine, d'hypophosphite de sodium, on po^- e c

liquKle a lebulhtion dans un ballon de verre ou dans une capsule en pc^! e aine et on laisse bouillir pendant quelques instants, jusqu'à e quel solution, d abord d'un beau jaune doré, ait pris une teinte légèrement o^ise lorsque ce résultat est atteint, on complète un litre de virage avec une quantité su fisante d'eau distillée et on ajoute la proportion convenable 1 acide que 1 on préfère : acide sulfurique, lactique, etc

Les tartrates donnent peut-être de meilleurs résultats. On dissout 1 gramme de tartrate neutre de sodium et 2 grammes de tétrachlorure de platine dans ^00 c. c. d eau distillée; on opère comme avec les hypophosphites.

11 existe d'autres réducteurs, tels que les oxalates, les citrates, le pyrogallol et ses isomères, le tannin, etc., que l'on serait tenté d'employer. L'oxalate de sodium est celui qui fournit le meilleur résultat. On fait dissoudre 2 grammes de tétrachlorure de platine et 0^"-(iO d'oxalate neutre de sodium dans 100 c. c. d'eau distillée, on fait agir la lumière sur ce bain : le tétrachlorure ne tarde pas à être ramené à l'état de clilorure platineux, et il ne se produit aucun dépôt de platine si on laisse la lumière agir plus qu'il n'est nécessaire. On est d'ailleurs averti que la réduction est terminée parce que la couleur (lu li(|ul(le ne se modifie plus; en cet état, une goutte de liquide liltré ne doit donner aucun précipité avec une goutte de solution saturée de chlorure d'ammonium. On complète alors 1 litre de virage avec l'eau distillée et on acidifie comme il convient. Au lieu d'avoir une teinte gris terne, comme cela a lieu lorsque la réduction se fait par la chaleur et les tartrates, la solution devient rouge pourpre. La réaction est accompagnée d'un dégagement de gaz acide carbonique ; aussi ne faut-il pas placer le liquide dans un flacon bouché. Une tenii)érature de :J0 à facilitant le dégagement du gaz acide, active aussi la réduction du sel platinique. Cette réduction, qui ne demande que quelques heures au soleil de l'été, exige plusieurs jours à la luinière diffuse et devient excessivement longue en hiver; mais l'on obtient ainsi des virages excellents et se conservant très bien.

L'opération du virage aux sels de platine demande plus de soins que celle du virage aux sels d'or. On doit laver les épreuves et surtout les virer à l'abri de la grande lumière; cette précaution est des plus importantes, et si on ne l'observe pas, on s'expose à obtenir une teinte jaunâtre dans les grands clairs de l'épreuve, car le chloroplatinile d'argent (jui se forme par l'action du chloroplatinite de potassium

sur le nitrate d'argent qui a résisté aux lavages est insoluble et facilement réduit par la lumière. Pour obtenir les blancs très purs, il est utile, entre les lavages et le virage à l'abri de la lumière, de plonger immédiatement les épreuves virées dans une grande quantité d'eau salée : on doit les y laisser baigner suffisamment pour qu'elles perdent toute la solution de virage dont elles étaient imprégnées.

Le virage au platine peut être employé avec tous les papiers préparés à l'aide du chlorure d'argent. Les images doivent être tirées vigoureusement, car elles baissent beaucoup dans le bain de Adrage ; elles ne virent au noir que progressivement, en passant d'abord par de jolis tons pourpre et violet. Avec la plupart des papiers sensibles, il n'est pas nécessaire, lorsqu'on désire la teinte noire, de laisser les épreuves dans le bain jusqu'à ce que cette teinte soit obtenue, il suffit d'arrêter le virage au ton bleu-ardoise ; le ton noir s'accentue ensuite lorsqu'on fixe comme d'habitude à l'hyposulfite de soude, et les images obtenues ont un aspect plus chaud et plus brillant.

Il est indispensable de laver complètement les épreuves après l'action du bain de virage au platine; on évite ainsi la coloration jaune des grands clairs de l'image.

552. Autres modes de virage. — Les autres métaux précieux, tels firidium, le rhodium ont été essayés*; mais le prix élevé de ces métaux constitue un obstacle sérieux à leur emploi dans la pratique. Mercier a repris Fétude de quelques sels de ces métaux et de leur utilisation pour le virage; il est arrivé à certains résultats qu'il est utile de connaître.

On peut, à faide du dichloriire de palladhim, obtenir un bain de virage. On le prépare en faisant dissoudre 1 gramme de dichlorure de palladium pur, 1 gramme de chlorure de sodium dans 100 c. c. d'eau distillée , on agite pendant quelques minutes. Si les sels ne se dissolvent pas immédiatement et s'il se fait un précipité brun, on chauffe légèrement dans une capsule de porcelaine jusqu'à ce que la solution soit limpide, on ajoute 10 grammes d'acide acétique, et on amène au volume total de 500 c. c. Le liquide jaune brun sert à virer les épreuves qui prennent un ton noir, mais les images présentent une teinte jaunâtre dans les clairs. Une solution d'ammoniaque à 5 o/o les améliore un peu; ce virage n'est donc pas d'un usage pratique.

Les sels de 7'hodiitm ne donnent aucun bon résultat. L'argent des épreuves prend une teinte jaune brique qui s'accentue encore au fixage; cet effet se produit soit avec une dissolution de chlorure de rhodium et de sodium, soit avec la solution rose de sesquichlorure de rodium.

Les sels d'iridhtm peuvent fournir des tons presque semblables à ceux que Ton obtient par l'emploi du virage au chlorure d'or; la solution jaune

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