‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 50 sur 260 · P/wt. Arcidv., 1864, p · texte numérisé non relu

P/wt. Arcidv., 1864, p

FIXAGE.

(lo chlorure double d'iridium et de potassium , additionné d'un acide , peut virer les épreuves au chlorure d'argent. Lorsqu'on traite ce chlorure double par le tartrate de sodium à chaud, la solution prend une teinte jaune paille; dans ces conditions, le virage s'effectue plus facilement. On emploiera la formule suivante : chlorure d'iridium et de potassium, lgr50; tartrate neutre de sodium, 0grl5; eau distillée, 100 grammes; on fait bouillir jHMidant deux minutes, puis on ajoute 400 c. c. d'eau distillée et 10 grammes d'acide acétique. Les épreuves virent lentement dans ce bain.

Les sels d'osmium donnent des teintes spéciales. On fait dissoudre 2g'"50 de chlorosmite d'ammonium dans 50 c. c. d'eau distillée, on ajoute 1 litre d'eau distillée, puis 20 grammes d'acide acétique cristallisable : l'épreuve passe d'abord à la teinte brune terre de Sienne, puis peu à peu les parties de l'épreuve qui forment les demi-teintes de l'image deviennent d'un bleu azuré à peu près semblable à celui des épreuves sur papier aux sels de fer, mais inaltérable dans l'hyposuliite de soude et dans les acides étendus. Si on laisse l'action du bain de virage se continuer plus longtemps, la teinte ocrée finit par disi)araître entièrement et l'on arrive à obtenir des épreuves (jui sont d'uu bleu intense si le tirage a été vigoureusement poussé; pour obtenir des blancs purs, il faut opérer à une lumière très faible. Si au lieu de laisser les épreuves dans le bain jusqu'à ce qu'elles soient devenues bleues on les retire au moment où cette teinte commence à apparaître, puis si on les llxe dans une solution d'hyposulfite à 10 «/o, on obtient des images présentant deux tons dill'érents : les ombres sont d'un brun léger et les clairs d'un l)lanc; assez vif. On peut remplacer dans la formule de ce virage l'acide acéticiu" par l'acide sulfuri(pie.

Le sesquirhiornre de ruthénium ne paraît pas susceptible d'emploi pour le virage des images photograpiiiques.

Le mélange de bain d'or et de platine ne paraît pas apte à fournir un virage satisfaisant'': l'or est précipité par les sels platineux qui passent à l'état de sels platiniques. On peut préparer des virages composés à l'osmium et au plMline et obtenir des teintes très variées; mais le sel d'osmium étant très instable en solution acide, tous les bains de virage qu'il peut fournir ne se conservant (pir fort p 'U de temps.

I G. — FIXAGE.

563. Bains fixateurs. - Le fixage est une opération qui a pour ()l)i('t (le dissoudre la couche de chlorure d'argent non impressionné, ainsi que les composés d'argent et de substances organiques (ini se trouvent inaltérés dans le papier ; sous l'influence de la Inmière, ces diverses substances ne tarderaient pas a se teinter et l'image serait détruite.

,„,,,„v..i-, du moins en théorie, un très grand nombre de subs^ tal^èi pour hxer les iu.ages positives aux sels d'argent ; mais en pratique,

on s'est arrêté à l'emploi de Thyposulfite de soude. Hiimbert de Molard* avait proposé l'emploi de Tammoniaque ; mais cette substance compromet l'encollage du papier et communique souvent à l'épreuve une teinte verdâtre très désagréable. Les cyanures alcalins détruisent l'image; les chlorures, tels que le chlorure de sodium, ne peuvent dissoudre complètement la couche de chlorure d'argent emprisonné dans Talbumine ; le sulfocyanure d'ammonium, les sulfites présentent certains inconvénients qui ont empêché ces produits d'être adoptés en pratique.

Les photographes professionnels se servent d'un bain renfermant 150 grammes d'hyposulfite de soude pour 1 litre d'eau. La quantité de bain fixateur que l'on emploie dépend de la superficie des épreuves à fixer; on peut admettre que chaque feuille de papier du format 0™44 X 0"'57 nécessite 50 grammes d'hyposulfite de soude. Ce bain est versé après filtration dans une cuvette propre; on ajoute alors à ce bain 25 c. c. d'une solution saturée de bicarbonate de soude : cette addition a pour objet d'empêcher le bain fixateur d'être acide. L'emploi de l'ammoniaque est recommandé dans le même but, mais présente quelques inconvénients provenant de ce que le papier devient très friable.

La température du bain de fixage doit être de 20^ ; pendant l'hiver, on chauffera donc légèrement ce bain et on opérera de la manière suivante :

Les épreuves virées sont lavées à plusieurs eaux; on les réunit toutes dans une même cuvette, et si l'on opère sur un petit nombre d'épreuves, l'on attend que le virage de toutes les photocopies soit terminé pour commencer le fixage; on prend les épreuves de la cuvette à lavage avec la main gauche, on les laisse tomber une à une dans la cuvette de fixage, et avec la main droite on les force à s'immerger dans le fixateur. Il faut que dans ce bain les épreuves soient séparées les unes d'avec les autres et complètement immergées dans le bain; c'est pour cela qu'il est utile d'employer une quantité de liquide aussi abondante que possible. Pour que les épreuves soient bien fixées, il faut les tenir constamment en m.ouvement, de façon qu'aucune ne s'attache à une autre, même pendant très peu de temps. Quand les photocopies ont été remuées pendant dix minutes dans le bain fixateur, on les examine par transparence : elles sont fixées si les parties sombres, telles que les cheveux dans un portrait, ont un aspect clair et transparent, sans aucune apparence grenue; on

1. Bulletin de la Société française de iiliotograpliie, 1885, p. 104.

FIXAGE. g„

. ee, „u, ponnet d'éli.uiner rapidement l'hyposulflte de soud én"; nation qm se complète dans les eaux de lavage.

'l-livposulfitc de sou.le la coi Iph,. H. IVpreuve. Dans le bain

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a acMe a... onlnjairo^ 5 grammes d'acétate d'ammoniaque et 8„es

. ... la necess te de ne pas employer l'acide acétique et sur lu ilité des Mvages abondants destinés à éliminer l'hyposulfite de soude ause de lu sulfuration des épreuves. NewtonS, pour fixer les photocopies obtenue sur papier encollé à la gélatine, se servait d'un mélange fait à parti! Se Jl une solution d'alun à 5 o;, et d'byposulfite de soude au^ménTe titre I <'piruve restait plusieurs heures dans ce bain. Valicourt*, pour obtenir des n..age.s de teinte violette, ajoutait une petite quantité d^acétate de plomb au l'u.n de fixage Newton^ faisait dissoudre 50 grammes d'acétate ou de ...li-ate de plomb dans m c. c. d eau ; il versait 30 c. c. de cette dissolution dans 2 litres d eau de pluie ou d'eau distillée ; l'épreuve était immergée dans, ce bain après le fixage. L'emploi d'une solution plus concentrée provoquait 1 altération de 1 image.

.T. Si)iller6 a recommandé l'emploi de l'hyposulfite d'ammoniaque pour ixer les épreuves. Il préparait ce composé par double décomposition entre le sulfate ou le carbonate d'ammoniaque et l'hyj)osulfite de baryte. Ce dériver s'oI)tient en précii)itant l'hyposulfite de soude par le chlorure de baryum: on obtient par ce moyen un excellent fi'xateur. On peut aussi obtenir un excellent bain de fixage en ajoutant à l'hyposulfite le douzième de son poids de sulfate d'ammoniaque. L'addition de carbonate rZ'ammoniaque, recommandé par le même auteur', permet, tout en employant la solution ordinaire d'hyposullite de soude, de conserveries blancs de l'image.

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