Moniteur de la plwtograijhle , 1883, p
l'HOT0C01»lES AU GÉLAÏINO-BROMURE.
liitions est soigneusement filtrée au papier, et, pour former le révélateur, on mélange 100 c. c. de la première dissolution avec 25 c. c. de la deuxième et 10 c. c. de la troisième. La feuille est introduite sans temps d'arrêt dans le bain, on frotte sa surface avec un pinceau très doux pour favoriser l'action du révélateur; dès que l'image est suffisamment développée, on la retire du bain et on la plonge dans l'eau ; on renouvelle deux ou trois fois cette eau, puis on immerge l'image dans un bain contenant 50 grammes d'alun pour 1 litre d'eau. L'immersion est prolongée pendant trois minutes; on fait égoutter le papier et on l'immerge dans un bain d'hyposulfite formé de deux solutions : la première contient 150 grammes d'hyposulfite de soude pour 1 litre d'eau ; la seconde renferme 60 grammes d'alun de potasse pour 250 c. c. d'eau; on mélange ces deux dissolutions, on laisse (léi)oser pendant douze heures, puis on filtre. On agite l'épreuve dans ce bain i)ondaiit dix iiii!Uites, puis on la fait égoutter et on la soumet
Fig. 539
à l'aclioii <riiii(' sohitioii fniirhe d'iiyposulfite de soude à 15 Vo d'eau; on prolonge ce lixago i)on(huit cin({ minutes.
L'imag(\ bi(Mi égouttée, est lavée, puis immergée, face en dessous, pendant un (piart (rhoure dans le bain d'alun qui a servi avant le fixage : au sortir do ce bain, on lave les épreuves exactement comme celles obbMHies sur papier albuminé. L'emploi d'une cuvette munie d'un syphon s'amorcant automatiquement {pQ- ^^9) permet d'effectuer avec facilité ces lavages.
On peut ï'Ah'o séclier les images au gélatino-bromure d'argent; dans ce cas, on suspend chaciue épreuve à cheval sur un bâton rond garni de papier buvard. On peut aussi coller l'épreuve encore humide sur carton ou sur toile ; dans ce cas, l'image présente un aspect mat. Les inuK^cs brillantes s obtiennent facilement en laissant sécher la couche
Il4 TRAITE ENCYCLOPEDIQUE DE PHOTOGRAPHIE.
sur feuille d'ébonite ou bien sur glace talquée et collodionnée ; on opère exactement comme pour l'émaillage des épreuves sur papier albuminé. On peut enfin obtenir des images brillantes en enduisant la gélatine d'un vernis alcoolique à la gomme laque ou d'une dissolution de gomme laque blanche dans le borax.
594. Formules diverses. — Il est très important d'éviter la production du voile gris qui envahit quelquefois les blancs de l'image positive pendant le développement. Dans ce but, Stolze ^ opère de la manière suivante : il prépare une solution saturée de sulfate de fer et l'additionne, par 150 c. c, de quelques décigrammes d'acide tartrique et de 1 c. c. d'acide acétique. Pour développer, il mélange une partie de cette dissolution avec 5 parties d'une dissolution saturée d'oxalate de potasse et quelques gouttes d'une solution de bromure de potassium à 10 o/o. Le fixage s'effectue à l'aide d'hyposulfite de soude.
On peut laver les images au sortir du bain de développement dans un liquide contenant 1 c. c. d'acide chlorhydrique concentré dans 1 litre d'eau, ou bien 2 c. c. d'acide acétique cristallisable dans la même quantité d'eau. Les images perdent dans ce bain les traces de révélateur qu'elles ont entraîné. On les lave à plusieurs eaux avant de les plonger dans l'hyposulfite de soude.
Le développement à l'acide pyrogallique peut donner de bons résultats, mais il faut employer une quantité relativement considérable de sulfite. On fait dissoudre ^ dans 64 c. c. d'eau chaude 12 grammes de sulfite de soude, 1 gramme d'acide citrique et 2 grammes d'acide pyrogallique; d'un autre côté, on fait dissoudre 2 grammes de carbonate de soude dans 64 c. c. d'eau. Pour développer, on mélange ces deux dissolutions par parties égales et l'on ajoute une quantité d'eau suffisante pour obtenir un volume de liquide double de ce qu'il était après le mélange.
Le révélateur à Thydroquinone peut servir à développer les images positives; celui qui a déjà servi et qui est chargé de bromure donne de meilleurs résultats que le développateur fraîchement préparé. On peut employer un bain formé par le mélange de deux dissolutions : la première contenant 600 c. c. d'eau, 30 grammes de sulfite de soude, 1 gramme de bromure de potassium et 5 grammes d'hydroquinone ; la seconde renferme 600 c. c. d'eau et 5 grammes de soude caustique. Pour l'usage, on prend parties égales de chacune de ces dissolutions.
Le Dr Just emploie pour développer son papier au gélatino-bromure un révélateur à l'hydroquinone. Il fait dissoudre 60 grammes de sulfite de soude dans 240 c. c. d'eau et ajoute 10 grammes d'hydroquinone. 11 prépare une seconde solution contenant 480 c. c. d'eau, 120 grammes de carbonate de potasse et 15 c. c. d'acide acétique; ces deux solutions sont mélangées par parties égales lorsqu'il s'agit de développer. Il peut arriver que les épreuves jaunissent pendant le développement. On peut faire dispa-