‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 84 sur 260 · Phot. Mittheihirigrn, 1887, n" 33'J · texte numérisé non relu

Phot. Mittheihirigrn, 1887, n" 33'J

Molteni^ a recommandé un moyen d'obtenir des teintes extrêmement différentes avec un même papier et un même bain révélateur : il suffit de faire varier la durée de l'insolation. Avec les poses courtes les teintes se rapprochent du noir; avec des poses longues on obtient la teinte sépia; en étendant le révélateur d'une certaine quantité d'eau on obtient une grande variété de teintes.

L'emploi du chlorure d'or ne donne pas de résultats satisfaisants. On obtient cependant une modification de teinte de l'image sur papier au gélatino-bromure d'argent en se servant d'un bain de virage renfermant 1 litre d'eau, 30 grammes d'alun et 3f?''5 de chlorure d'or.

On a proposé de modifier la teinte des épreuves en ajoutant à la dernière eau de lavage quelques gouttes d'une dissolution d'aurine : l'image ainsi modifiée possède une teinte chaude qui est très agréable.

596. Papier Eastman. — Il existe deux sortes de papier Eastman : dans l'une de ces sortes, la pellicule sensible est séparée de la pâte de cellulose par une couche de gélatine soluhle qui permet le transfert de fimage sur les glaces opales ou dépolies pour donner des positives transparentes ; dans l'autre sorte, la pellicule sensible est appliquée directement sur le papier. Cette dernière sorte est fabriquée en trois variétés : le papier A est en feuilles minces et convient surtout pour les petites épreuves; le papier B est en feuilles épaisses, plus convenable pour l'émaillage; enfin, la variété G, papier à gros grains, est destinée aux épreuves agrandies sur lesquelles on peut appliquer la couleur à l'aquarelle, à l'huile ou au pastel.

L'insolation de ce papier s'effectue comme à l'ordinaire. On développe à l'aide de l'oxalate de fer préparé d'après les formules habituelles; on fait dissoudre 250 grammes d'oxalate de potasse dans 1 litre d'eau et on ajoute quelques gouttes d'acide sulfurique jusqu'à ce qu'un papier de tournesol . plongé dans cette dissolution devienne rouge ; on prépare une dissolution de 30 grammes de sulfate de fer, 2 grammes d'acide citrique dans 100 c. c. d'eau.

Il est bon d'avoir sur la table de travail trois cuvettes d'égales dimensions : celle de droite renferme de l'eau propre, celle du milieu le révélateur, celle de gauche une dissolution d'alun. Lorsque l'exposition à la lumière est terminée, on fait tremper le papier dans la première cuvette, puis on le jyluce, la surface sensible en dessous, dans la cuvette renfermant le mélange révélateur qui doit recouvrir le papier.

Ce mélange est composé de 100 c. c. de la solution d'oxalate, 15 c. c. de la solution de sulfate de fer et 2 c. c. d'une solution de bromure de potassium à 2 o/o. Le développement est terminé au bout d'une minute si le temps de pose est exact. L'insuffisance de pose entraîne la perte de l'image; l'excès de pose peut se corriger par faddition de quelques gouttes de la solution de bromure. Aussitôt que le développement est terminé, et sans lavages préa-

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