PAPIER EASTMAN
lahlos, 011 \)\(m<rQ Tépi-eiive dans une troisième cuvette qui contient 200 c. c. d'une dissolution saturée d'alun, 1 litre d'eau et 3}î''5 d'acide citrique. La cuvette ne doit contenir que la quantité de bain strictement nécessaire pour recouvrir l'image; on laisse agir ce bain pendant une minute et on le remplace par une égale quantité de bain neuf que l'on fait agir pendant le même temps; on recommence une troisième fois l'alunage, puis on lave réi)reuve à lilusieurs eaux ; on la transporte ensuite dans le bain fixateur formé d'hyposuKite de soude dissous à la dose de 15 à 20 o/o; le fixage est {u-olongé pendant un quart d'heure; on lave ensuite l'épreuve à plusieurs eaux afin d'éliminer complètement l'hyposulfite de soude.
Si l'on désire conserver aux épreuves une surface mate, il suffit d'éponger chacune d'elles dans un buvard bien propre lorsque les lavages sont terminés, et de les suspendre à des pinces pour les faire sécher. Les images à surface Ijrillante, analogues à celles qui sont émaillées, s'obtiennent en se servant de i)ai)ier variété A ou B. On applique l'épreuve toute mouillée, la couche en dessous, contre une tenille d'ébonite polie, on passe au dos une racl<!tte en caoutchouc et on laisse sécher complètement. Pour monter les images avec tout leur brillant, il faut, avant la dessiccation, enduire le dos de l'épreuve d'une couche de colle épaisse, y appliquer un carton léger de la grandeur du pai)ier, puis laisser sécher. Le carton portant l'épreuve sera à son tour collé sur le siii)port définitif.
Au lieu d'em[)loyer le bain d'alun et d'acide citrique, on peut se servir d'une dissolution de 2 grammes d'acide acétique dans 1 litre d'eau; on lave à l'eau pure avant de fixer.
Le papier C à gros grain ne doit pas être satiné. On peut, à l'aide de ce jtapier, obtenir des elfcts très artistiques en découpant avec un calibre en zinc des caches (^ui servent à réserver des marges blanches autour de l'image, )»nis phiçant une cache en zinc de même dimension sur l'épreuve et passant le tout à la presse. Les marges, sous la pression transmise par le zinc, deviennent lisses, tandis (pie la partie teintée de l'épreuve, protégée par le vide du zinc, ganh' son grain.
On peut, à l'aide du papier Lastman (comme avec beaucoup de papiers au gélatino-ln-omure), obtenir une photocopie d'un négatif encore mouillé par l'eau des lavages (jui suivent l'action du bain fixateur. Le phototype est l)longé dans une cuvette d'eau dans laquelle se trouve déjà le papier au gélatîn()-])romure, on applicpie les couches l'une contre l'autre, on retire le Tout de l'eau en évitant rinteri)osition de bulles d'air, on exprime l'eau à l'aide de la raclette, on expose à la lumière et l'on termine suivant les procédés habituels.
597. Appareils automatiques pour l'impression. - On a proposé
d'cmplover pour l'impression des photocopies sur papier au gélatino-bromure d'arg(Mit des appareils automatiques permettant de limiter très exactement la durée d'exposition du papier à la lumière. Fontayne, à Cincinnati > Sclil(>llcrlinss2 l),.ssendier3, ont construit des appareils qui permettent
L Jirithh Journal of Photography, 1883, p. 130. Phot. Correspondes: , 1883, p. 332; 1884, p. 330.
3. livlirthi delà société française de plwtogi aphie, 1889, p. 31fi ; 1890, p. 45.
d'obtenir sur bandes de papier plusieurs centaines d'épreuves par heure; mais aucun de ces appareils n'est encore utilisé dans la pratique.
599. Insuccès. — Les insuccès qui peuvent se présenter dans l'obtention des photocopies au gélatino-bromure d'argent sont à peu près les mêmes que ceux que nous avons indiqués en traitant des phototypes négatifs au gélatino-bromure. Il en existe cependant un certain nombre qui appartiennent tout spécialement aux procédés de photocopie ; nous les examinerons rapidement.
Une épreuve positive dure, manquant de modelé, est la conséquence d'un manque de pose ; une image sans vigueur, présentant des blancs sales, des demi-teintes trop accusées, des noirs verdâtres provient d'un excès de pose. Si les noirs sont gris, c'est que le développement a été arrêté trop tôt, ou bien c'est que le révélateur ne contient pas une quantité suffisante de bromure.
Un bain de fer qui n'est pas acide ou qui est peroxydé par l'action de l'air donne des blancs jaunâtres; une teinte jaune au fixage est provoquée par un bain d'hyposuliite acide ou par l'action de l'alun et des acides incomplètement éliminés après le développement. Les ampoules qui se manifestent quelquefois après le fixage proviennent de ce que le bain d'alun n'est pas suflisamment concentré.
Une épreuve qui, après dessiccation, présente un aspect terne et sale, est recouverte d'un précipité formé dans le l)ain d'hyposulfite; ce précipité a adhéré à la surface de la gélatine parce que l'on n'a pas retourné l'épreuve dans le bain d'hyposulfite aluné. On peut modifier la nature d'une telle image en la plongeant dans un bain à 2 o/o d'acide acétique, frottant légèrement la surface de l'image avec une éponge fine, puis lavant bien et séchant.
II peut arriver que l'image présente des marbrures : ceci provient de ce que l'épreuve a été immergée dans l'eau de lavage face en dessus ; il s'est formé sous la feuille des bulles d'air qui ont soulevé le papier hors de l'eau ; ces parties soulevées prennent une teinte rougeâtre ou tout au moins différente de celles qui ont été normalement lavées.
BIBLIOGRAPHIE
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