Nouveau lyrocèdè sur plaques de fer, 1858, p
BAIN d'argent.
526. Collodionnage de la plaque. - Le collodion destiné à obtenir Onoi nl^Ti présenter les caractères des vieux collodions.
On obtient.de bons résultats en niélann:eant un vieux collodion et un collodion récemment préparé. On pourra d'ailleurs préparer de toutes pièces un collocUon donnant de bons résultats en mélangeant 1 gramme de coton-poudre oO c. c. d alcool, 50 c. c. d'éther, 1 gramme d'iodure d'ammonium et Oferoo de ])romure de cadmium. Ce collodion est prêt à être employé lorscfu'il est colore en rouge par l'iod. mis en liberté dans le li.piide; on peut activer la décomposition du collodion en l'additionnant de 4 à 5 oouttes d'une solution alc()oli({ue d'iodure de fer à 10 o/o.
Le collodion .'st éteiulu sur la plaque de fer exactement comme s'il s'agissait de collodionner une glace; aussitôt que la couche examinée à une^lumiére frisante i)arait mate, on i)longe la plaque dans le bain d'argent, la CMiicli»' collodion en dessus.
527. Bain d'argent. - Le i)ain d'argent destiné à la préparation des pholot\ p,'s [tosltiis doit être aljsolument privé de matières organiques et présenter une réaction légèrement acide; on doit l'exposer constamment à la lumière (piand on ne s'en sert pas. Afin de rendre rapide le dépôt de la inatière organifim-,' on tiltrera le bain sur un filtre renfermant du carbonate d'argent précipité, de manière à neutraliser l'excès d'acide; au moment de se servir du i)ain, (Ui le liltrera et on l'additionnera de 4 à 5 gouttes d'acide azoli(|ue jtar litre. Le titre du ])ain doit être d'environ 6 à 7 grammes de nitrate l)our 100 c. c. d'eau: on saturera ce ])ain d'iodure d'argent par addition de (juebpies gouttes d'une solution d'iodure d'ammonium à 10 o/o.
Lorsque le Ijain d'argent mouille uniformément la couche de collodion, on retire la pla(|ue du bain et on l'introduit dans le châssis négatif comme s'il s'agissait d'une glace collodionnée ; on recouvre l'envers de la plaque d'une feuille de verre destinée à égaliser la pression du ressort du châssis négatif.
528. Exposition à la chambre noire et développement. — La durée du temj)s de pose présente une très gi'ande im[)ortanco })our l'obtention des l)hototypes positifs au collodion; si l'exposition à la chambre noire est trop prolongée, l'imagi^ sera comi)lèteinent terne et cet insuccès ne pourra pas être corrigé par une modilication du révélateur. On peut cependant obtenir deux sortes d épreuves positives, les unes ayant des blancs mats, les autres d(>s blancs brillants et plus ou moins métallisés; on obtient ces deux classes d'épreuves par l'emploi de révélateurs appropriés. Les éj)reuves à blancs mats sont développées rapidement avec une solution contenant beaucoup d(> fer ; les Ijlancs brillants sont développés avec un révélateur faible, dont on diminue l'activité par l'addition d'acide nitrique; en employant ce der-
nier développement, on doit donner un temps de pose exact et développer jusqu'aux extrêmes limites.
La solution destinée à fournir des blancs mats renferme 6 grammes de sulfate de fer, 1 gramme de nitrate de potasse, 8 c. c. d'acide acétique ordinaire, 6 c. c. d'alcool et 100 c. c. d'eau; celle qui est destinée à développer des blancs brillants et métalliques contient 2s^d de sulfate de fer, 1 gramme de nitrate de potasse, 100 c. c d'eau, 1 c. c. de bain d'argent, 2 c. c. d'acide acétique ordinaire, 3 c. c. d'alcool et 5 gouttes d'acide nitrique; cet acide ne doit être ajouté qu'après dissolution des autres substances.
Quand on emploie un développement qui fait apparaître l'image rapidement, il est bon d'arrêter l'action du révélateur par le lavage avant que l'image ait eu le |temps de devenir grise. En employant le second des révélateurs que nous indiquons, on peut développer pendant un temps assez long : la couche d'argent est alors très blanche. On emploie très souvent un mélange d'une partie de révélateur neuf avec deux parties de révélateur ayant déjà servi.
Le fixage s'effectue à l'aide d'une dissolution de cyanure de potassium à 3 o/o. Il faut éviter l'emploi de l'hyposulfite de soude, qui donne aux blancs une teinte grisâtre. On peut cependant aviver les blancs d'une épreuve fixée en l'immergeant, après le lavage qui suit le fixage , dans une dissolution de chlorure de sodium à 3 o/o; on lave ensuite et on termine les lavages par l'immersion de la plaque dans une cuvette d'eau distillée.
On peut donner aux épreuves un ton blanc bleuâtre en plongeant la plaque fixée et lavée dans une solution de bichlorure de mercure à 2 o/o, comme l'a indiqué Archer L'image noircit d'abord dans cette solution, puis elle blanchit; on lave alors la plaque et on la laisse sécher.
Lorsque la plaque est complètement sèche on la chauffe et on la recouvre d'un vernis à l'alcool et à la gomme laque ; il faut chauffer assez fortement pour obtenir un couche très brillante.
Les petites épreuves par procédé ferrotype s'exécutent généralement par série de six ou douze à l'aide d'une chambre noire munie de plusieurs objectifs. Il existe un très grand nombre d'appareils permettant d'obtenir avec facilité ces sortes d'images, qui jouissent d'une certaine faveur en Amérique. On peut, à faide du procédé ferrotype, terminer et livrer un portrait en quelques minutes. Les plaques ferrotypes peuvent facilement être coupées à l'aide de ciseaux, ce qui facilite singulièrement l'encadrement des images. Il existe dans le commerce un très grand nombre de modèles de passe-partout destinés à renfermer ces épreuves.
529. Phototypes positifs sur verre. — Les opérations que nous venons d'indiquer peuvent être faites sur plaque de verre. Lorsque la couche de vernis est complètement sèche, on applique à froid sur l'image un vernis contenant :
Essence de térébenthine.. .
Bitume de Judée pulvérisé Cire blanche
100 grammes.