J*hot. Correspond fnz, 1800, p
4. Itevue jfhotographhiHe, juin 1882, n» 5. r>. Comptes rendus, 18 nov. 1850.
(5. lle.searehes on Liyht, 1844.
§ 3. — PHOTOTYPES POSITIFS AU GOLLODION.
524. Images positives sur coUodion. — Thorntwaite * paraît être le premier opérateur qui ait ol)tenu des épreuATS positives par le procédé du collodion humide. Une glace recouverte d'une couche sensible préparée par ce procédé était développée à l'aide du révélateur ordinaire à l'acide pyrogallique, auquel on ajoutait la moitié de son volume d'eau additionné de trois gouttes d'acide nitrique pour 5. c. c. de révélateur; quand l'image était fixée par l'hyposulfite de soude, lavée et séchée, on l'enduisait de vernis ordinaire sur la surface du collodion, on vernissait l'autre côté du verre avec une couche de vernis noir du Japon.
Peu de temps après, Ad. Martin déposa à la Société d'encouragement pour l'industrie nationale 2 un procédé permettant d'obtenir des épreuves positives très brillantes, et il indiqua l'emploi que l'on pouvait faire des plaques métalliques recouvertes de vernis de couleur foncée pour supporter cette image. On employa successivement la toile cirée, le papier noir, le papier recouvert de vernis au bitume , etc.; on ne se sert plus aujourd'hui que de plaques de fer recouvertes d'un vernis noir : de là le nom de ferrotypes ou mélanotypes que l'on a d'abord donné aux images obtenues par ce procédé.
525. Ferrotypes. — Les plaques de fer recouvertes de vernis spécial ont été d'abord fabriquées en Amérique. On les préparait facilement en-les recouvrant d'un vernis, puis d'un mélange de GO grammes de bitume de Judée dissous dans un litre d'huile de lin; on ajoutait un peu de terre d'ombre ou de noir de fumée suivant la coloration que l'on voulait obtenir.
Van Monckhoven^ vernissait d'abord les plaques de fer avec le vernis suivant appliqué à chaud : alcool, 100 c. c, gomme laque jaune, 10 grammes, sandaraque, 5 grammes. Ce vernis était étendu sur les deux faces de la plaque de manière que celle-ci puisse résister à l'action du bain d'argent. Lorsque ce vernis était sec , on enduisait les deux faces de la plaque d'un vernis noir composé de bitume de Judée dissous à saturation dans l'essence de téré])enthine; ce vernis était étendu sur la plaque exactement comme s'il s'abaissait de la collodionner.
Les plaques dostinées aux positives sur collodion se trouvent dans le commerce ; elles sont généralement très bien fabriquées. Pour les nettoyer, il suffit de les frotter sous l'eau avec un tampon de coton cardé; il faut éviter de toucher avec les doigts la surface de ces plaques. On peut aussi les polir avec un tampon de coton imbibé d'alcool iodé.
Les opérations que l'on effectue pour obtenir des phototypes positifs sont
1. Thornthwaite , A Guide to Photography , mai 1852, et de Brébisson, Nouvelle méthode photographique, mai 1852, p. 81.