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ENCADREMENTS

contraster avec celle de l'épreuve ou être semblable à cette dernière. Par exemple, on encadrera une sanguine dans un cadre vert ou un charbon de ton brun chaud dans un cadre roussi au brou de noix; les noirs francs et les rouges s'accommodent de tout. Seule, la sanguine accepte le blanc ; les bleus et les bruns sont les plus difficiles à entourer.

La moulure doit être de coupe peu compliquée, avoir un profil adouci; il faut éviter des arêtes trop accentuées et trop multipliées qui accrocheraient le regard.

Les encadrements avec marges conviennent surtout aux épreuves tirées sur papier à dépouillement. On utilisera avantageusement une combinaison fie papiers superposés; ce procédé permet à l'artiste de donner à la marge exactement les proportions et les mesures voulues par lui. Pour la couleur de la marge, on choisira soit dans les gammes tranches, soit dans les gammes composites : les premières comprennent les bleus, les verts, les rouges; les secondes sont formées par les gris et par les bruns. On présentera l'épreuve sur des papiers variés et on constatera que les épreuves rouges acceptent, par ordre de préférence, les gammes jaunes, vertes et gris bleu.

Les images de teinte brune redoutent le voisinage des verts et des bleus; elles s'accommodent des jaunes, rouges, bruns, gris. Les images bleues acceptent seulement les marges bleues et grises; les noirs s'accommodent de tout, et si le noir est nuancé de bleu ou de brun, il doit être traité comme les bleus ou les bruns.

Toute épreuve vigoureuse, aux noirs profonds, gagne à se détacher d'une ambiance claire; au contraire, une bordure montée de ton fait mieux ressortir la délicatesse île gris de l'image. La marge sera d'autant plus large proportionnellement que le format de l'épreuve sera plus réduit.

Pour ce genre d'encadrement, on peut employer jusqu'à quatre papiers de tons différents; mais les tons ne doivent pas se suivre par rang de vigueur. Si l'on désigne les tons par 1, 8, 8, 'i , 1 désignant le ton le plus clair, \ le ton le plus foncé, leur succession à partir de l'épreuve ne devra jamais être 1. i>, 'i, ou h, :i, l, i. Cette règle s'applique aussi à la marge à combinaisons triples. Si l'on veut faire valoir les noirs de l'épreuve, on place près de celle-ci le ton le plus clair, ou bien un ton foncé si l'on veut faire ressortir les blancs. Pour faire valoir le ciel dans un paysage, on mettra d'abord un ton intermédiaire entre les deux valeurs extrêmes qui se trouvent dans le ciel.

Dans La bordure à combinaisons multiples, on distingue la marge extrême qui sera la plus large en principe; puis, entre elle et l'épreuve, on placera soit un tilet et un plat, soit un filet et deux plats de largeurs nettetement différentes, soit encore deux lilets et un plat.

Le plus souvent, la marge inférieure sera plus grande que la marge supérieure. Si le motif se présente en hauteur, les deux marges de côté seront égales à la marge supérieure; s'il se présente en largeur, les deux marges de côté seront égales à la marge inférieure.

Ces encadrements seront complétés par un bord très étroit dont la tonalité doit trancher, mais sans excès, sur le ton général de la marge. On mettra aux marges claires un cadre blanc; aux marges moyennes, un cadre de bois naturel ou faiblement teinté; aux marges sombres, un cadre noir.

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