MOUILLAGE DE LA PLANCHE
qui se trouve à la surface, et on les projette dans la solution d'alun maintenue à Pébullition; on liltre et l'on conserve cette solution de réserve qui doit contenir une quantité suffisante de sulfate de fer pour que, par refroidissement, il se forme des cristaux de sulfate de fer.
C'est seulement après l'addition de silicate à la gélatine que l'on ajoute la solution d'alun; on chauffe le mélange pendant un quart d'heure, on filtre sur une llan< lie et l'on conserve pour l'emploi. Le mélange est étendu avec un blaireau doux sur les dailes bien nettoyées; on sèche à l'étuve. La préparation bichromatée s'étend comme à l'ordinaire sur cette couche; on emploie 7 c. c. de préparation bichromatée par décimètre carré.
1934. Préparation de la surface imprimante. — M. L. Gastellani1 a indiqué un procédé «le préparation des dalles phototypiques sans cuisson. On fait dissoudre : A) lï grammes de nitrate mercureux dans 250 c. c. d'eau; H) 0 grammes «l'acide oxalique «lans •>.",<) c. c. d'eau; G) 96 grammes de gélatine, 18 grammes de sel marin dans 860c. c. d'eau. Les solutions A) et B) sont portées à la température de 80* et mélangées; il se précipite de l'oxalate mercureux qu'un lave par décantation jusqu'à ce que l'eau de lavage ne rougisse plu^ le papier <l«: tournesol. On place alors le précipité dans une capsule de porcelaine dans laquelle on verse la solution tiède de gélatine ( :) , on agite constamment pour émulsionner le produit, on lave ensuite Pémulsion refroidie à la façon habituelle, on la place dans un nouet de canevas pour produire «le petits fragments sous forme de vermicelle; ces fragments sont lavés, puis refomlus, et le liquide obtenu' est coulé sur les dalles phototypiques recouvertes «l'une couche préliminaire à la bière et au silicate. Les planches ainsi obtenues sont d'un grain très tin et sèchent rapidement. On les sensibilise par une immersion de trois minutes dans un bain de bichromate de potasse à S • o- Quelques minutes d'exposition à la lumière suffisent pour «tonner une image complète se traitant comme les dalles pholotypiques préparées à l'étuve; la conservation des planches ainsi préparées est «Tassez longue durée.
Certaines planches phototypiques, lorsqu'elles sont sèches, présentent au sortir de l'étuve de petits points plus clairs que la teinte générale de la couche; ces points restent visibles à l'impression et donnent des images défectueuses. Le Dr Valenta a indiqué un moyen d'utiliser la gélatine qui présente ces défauts. On la laisse gonfler dans l'eau pendant une nuit, on fait écouler l'eau et on t'ait dissoudre au bain-marie à une faible chaleur; la «lissolution étant opérée, on laisse refroidir au repos : les grains se précipitent au fond du récipient; on sépare la partie supérieure de la masse gélatineuse qui peut alors être employée sans inconvénients. Dans les grains observés an microscope, on remarque des filaments de nature végétale qui sont la cause de ces points blancs qui apparaissent à l'impression2.
1935. Mouillage de la planche. — AL L. Montagne» a insisté sur les avantages que présent.' une légère surexposition de la couche photocollo-
1. Bulletin de la Société phofOf/ntphitfHe italienne, •> avril 100."); le Procédé, 1905, p. 100. — 2. Phot. Correspondent, 1904, n° 1. — 8. Le Procédé, 1904, p. 77, 99.
graphique sous le négatif : une planche surexposée est plus longue à mouiller qu'une planche exposée normalement, mais elle fournit des épreuves plus régulières et un tirage considérable.
Un mélange à parties égales d'eau et de glycérine constitue le bain normal le plus employé. Si la glycérine est dans le mélange en plus grande quantité que l'eau, le bain de mouillage aura tendance à donner des épreuves grises. Son usage est tout indiqué pour des planches obtenues sous des négatifs durs, ou encore par des couches insuffisamment insolées ; au contraire, si la quantité de glycérine est plus faible que la quantité d'eau, le bain de mouillage donnera des épreuves plus brillantes et son emploi devra être réservé aux planches trop exposées et à celles qui seraient obtenues sous des négatifs gris. Les blancs seront plus purs et les demiteintes plus faibles.
1936. Encrage. — L'encre phototypique livrée par le commerce est toujours très dure; on y ajoute au moment du tirage une petite quantité de vernis moyen , ce qui permet de modifier l'aspect des épreuves. Une encre trop dure empâtera les noirs et n'encrera pas les demi-teintes; une encre trop chargée de vernis donnera des épreuves grises ; les demi-teintes et les blancs seront recouverts d'un voile. On peut, d'ailleurs, dégager les blancs de l'image en passant vivement le rouleau sur la couche et en appuyant fortement.
Si le tirage se fait à la presse à bras, on peut imprimer une dizaine d'épreuves sans mouiller de nouveau. Lorsque l'image vient régulièrement, on enlève l'encre avant de mouiller; au contraire, quand l'épreuve paraît voilée et d'un gris général, on mouille par-dessus l'encrage en frottant légèrement les blancs avec une éponge fine : ce mouillage sur encre a une tendance à empâter les noirs et à donner des épreuves plus brillantes. On peut, d'ailleurs, faire le mouillage partiel de certaines parties de la planche.
Au cours d'un tirage, on obtient des blancs très purs, soit dans les marges, soit dans les fonds, en se servant d'un bain composé de 100 c. c. d'alcool à 90° et 10 grammes de potasse caustique. On silhouette au pinceau la partie blanche en laissant ce bain agir pendant une minute au plus; après deux ou trois épreuves, les défauts qui se montrent sur les bords disparaissent.
Pour prolonger un tirage avec la même planche, on peut employer un bain de mouillage fait avec 50 c. c. d'eau, 50 c. c. de glycérine et 50 c. c. de solution d'alun de chrome à 3 % 5 on laisse ce bain pendant environ une minute sur la planche; on constate alors à l'encrage que les demi-teintes remontent, mais elles disparaissent après quelques épreuves. L'usage de ce bain ne peut être répété plus de deux ou trois fois, car l'image prendrait un aspect gris uniforme.
Quand le tirage est terminé, les planches peuvent être conservées si elles n'ont pas été trop fatiguées à l'impression; on lave à l'essence, on mouille avec parties égales d'eau et de glycérine, on essuie et l'on tamponne fortement. On doit mouiller de nouveau quand on reprend la planche pour un nouveau tirage.
Le procédé qui permet de monter sur un bloc de fonte le verre ordinaire enduit de gélatine bichromatée est quelquefois employé; fréquemment, on