La Photographie, 11)02, p. 169. - 2. Photography
effet, très variable. Ces papiers-témoins sont fixés sur l'écran en des places qui correspondent aux parties les plus intéressantes de l'image; il suffit, en général, de trois ou quatre fragments de papier sensible. Les papiers sont d'abord plongés dans l'eau distillée de façon à ramollir la couche de la gélatine pour que la pénétration du révélateur se fasse facilement.
Il n'est pas nécessaire que le révélateur soit fortement chargé en bromure. Si l'on utilise l'amidol, la quantité de sulfite de sonde ne doit pas dépasser 30 grammes par litre d'eau et 6 grammes d'amidol; moins on emploie de sulfite par rapport à l'amidol, plus les blancs sont brillants. On obtient des noirs très intenses avec un bain contenant 10 grammes d'amidol par litre pour 30 grammes de sulfite. L'image arrive assez vite à l'intensité nécessaire pourvu que la durée du temps de pose n'ait pas été dépassée; c'est l'excès de pose qui provoque la formation d'images à noirs jaunes ou verdâtres.
On peut développer au pinceau la feuille bien mouillée et dont la gélatine est suffisamment ramollie. Au lieu de pinceau, on peut employer une éponge ou une touffe de coton; ce mode opératoire permet d'effectuer le développement local de certaines parties de l'image.
L'impression et le développement peuvent être faits simultanément; dans ce but, la feuille de papier est préalablement imprégnée de révélateur auquel on ajoute environ 10°/o de glycérine: la couche de gélatine étant bien ramollie, on fait adhérer la feuille de papier à une glace polie, le côté gélatine étant tourné vers l'appareil d'agrandissement; aussitôt que l'image commence à se montrer, on arrête l'impression et on continue le développement dans un bain ordinaire ne contenant pas de glycérine.
Le fixage est obtenu en utilisant l'hyposulfite de soude avec alun de chrome. MM. Lumière frères et Seyewetz ont indiqué1 la formule d'un bain qui permet de réaliser l'insolubilisation de la couche gélatinée des plaques ou des papiers photographiques dans le bain de fixage. Les proportions d'alun de chrome et de bisulfite de sodium les plus favorables sont 5 grammes d'alun de chrome et 10 à 15 c. c de bisulfite de sodium commercial pour un litre d'hyposulfite à 15 °/o. Les couches gélatinées ainsi insolubilisées dans le fixage abandonnent par lavage l'hyposulfite qui les imprègne aussi vite que les couches non insolubilisées. Elles peuvent subir tout aussi bien que ces dernières les traitements habituels et peuvent être séchées rapidement à l'aide de la chaleur.
1955. Retouche des agrandissements. — Les agrandissements sont quelquefois obtenus par voie indirecte (C, 1717), c'est-à-dire en agrandissant sur glace ou sur papier une diapositive qui fournit ainsi un grand négatif; on imprime alors ce négatif par les procédés usuels. Lorsque l'impression est faite sur papier albuminé ou sur papier au charbon, il est quelquefois difficile de retoucher l'épreuve; la couleur refuse de prendre sur la couche. On prépare alors un encollage en faisant bouillir pendant deux heures 15 grammes d'écorce de bois de Panama dans un litre d'eau; on laisse déposer, on filtre, on complète à un litre et après refroidissement on ajoute 125 c. c. d'alcool et 7 grammes d'acide salicylique. Cet encollage passé
1. Bulletin de la Société française de photographie,, 1906. p. 306