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AGRANDISSEMENTS AU GÉLATINO-BROMURE

munie d'un objectif quelconque, mais capable de couvrir nettement à f/10 une surface égale à celle du négatif à agrandir; on masque la lumière ambiante entre le négatif et l'objectif. Deux petites tringles posées sur l'appareil et allant buter par leur extrémité contre la vitre, où elles s'appuient sur un dos petits bois de la fenêtre, recevront un voile simplement jeté sur les deux tringles : on obtient ainsi le positif par transparence que l'on retouche et que l'on agrandit ensuite en négatif servant pour les impressions par contact1.

On constate quelquefois sur certaines épreuves agrandies des lignes doublées; les lignes verticales ne présentent ce défaut qu'à un faible degré. Cet insuccès se produit surtout quand on utilise l'éclairage par incandescence au gaz ou à l'alcool. La moindre vibration faisant osciller le manchon, les courants d'air élevant et abaissant successivement le point le plus lumineux de l'éclairage incandescent font mouvoir l'image dans le sens vertical et doublent les lignes horizontales. Pour remédier à cet inconvénient, il sufiitde lixer le bas du manchon, en l'entourant d'un mince fil de fer avant de le flamber9.

Les cuvettes utilisées pour les agrandissements sont en bois à fond de verre ou en carton durci. On peut établir à peu de frais ces cuvettes; on les recouvre d'un vernis résistant obtenu en faisant dissoudre 100 grnmmes de gomme damnar dans Ô00 c. c. d'acétone; à cette solution limpide on ajoute 4 parties de collodion obtenu avec 2 grammes de coton-poudre, 00 c. c. d'étber et 40 c. c. d'alcool. On ne doit pas oublier que les solutions fortement alcalines attaquenl la couche de vernis. Ces cuvettes sont placées sur un bâti spécial permettant de leur communiquer un mouvement oscillatoire pour faciliter l'action du bain de développement.

§2. — Prockdés opératoires.

1954. Emploi du papier au gélatino-bromure. — Le papier au gélatino-bromure de grande sensibilité est celui que l'on utilise quand les agrandissements sont faits à La lumière artificielle. L'emploi des papiers au gélatino-chlorure, au citrate et antres papiers par développement n'est pratiquement possible que lorsque les négatifs à agrandir sont éclairés par la lumière solaire. On donne en général la préférence aux papiers rugueux, à gros grains, bien que l'on puisse obtenir de bons résultats de l'emploi des papiers lisses, qu'ils soient mats ou brillants; la retouche est un peu plus difficile sur les papiers brillants.

L'influence exercée par la durée du temps de pose sur la qualité de l'image est considérable. La pureté des noirs ne peut être obtenue que si le temps de pose a été correctement déterminé et cette détermination ne peut être bien faite qu'en exécutant des essais préalables sur des morceaux de papier sensible portant la même qualité d'émulsion que celle étendue sur la feuille servant à l'agrandissement. Si l'on utilise la lumière du jour ou la lumière solaire, il ne doit pas s'écouler trop de temps entre le développement de ces témoins et la production de l'image agrandie; la lumière du jour est, en

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