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APPAREILS Î>E PROJECTION

aucun avantage sur celui d'un objectif simple dont la construction est plus économique. *

L'éclairage le plus fréquemment employé pour la projection est l'éclairage oxhydrique, lorsqu on ne possède pas la canalisation électrique. L'éclairage par incandescence bec Auer, alcool) donne des images moins nettes que celles fournies par éclairage oxhydrique à cause des dimensions considérable* de la surface éclairante; avec un même appareil, la netteté est d'autant

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mieux réalisée que la surface éclairante est plus faible : c'est ce qui fait que, lorsqu'il B'agil d'éclairer des surfaces supérieures à GO centimètres de Côté, L'emploi du pétrole, de l'acétylène et d'autres sources lumineuses à large surface est à déconseiller. La lampe Sol1, à l'alcool, le modèle Siris de Demaria dans lequel l'alcool dénaturé est amené par capillarité au fur et à mesure de la consommation dans une très petite chambre de vaporisation, constituent de bons modèles; il en est de mémo du brûleur à gaz de l'éclairage établi par M . Hubert'2.

L'utilisation de l'électricité est des plus pratiques; l'un des appareils les plus employés est la lampe de Nernst. On sait que certains corps portés à des températures voisines de 1,500° C jouissent de la propriété de rester incandescents, même à l'air libre, lorsqu'ils sont traversés par un courant électrique d'une intensité relativement faible. M. Gaumontafait construire un modèle de ces lampes spécial pour lanternes de projections; l'intensité lumineuse de cette lampe est de 05 bougies décimales, et elle peut être alimentée en la fixant à n'importe quel support de lampe électrique par incandescence : il ne passe dans la lampe, qui brûle à l'air libre, qu'une intensité

1. La Photographie, p. 170. —2. Bulletin de la Société française de pho* toyraphie, 1902, p. L40.

d'un ampère. D'autres constructeurs ont plus ou moins modifié ce modèle. Dans cette lampe, la surface éclairante est plus grande que celle fournie par les lampes à arc. M. Korsten, MM. Radiguet et Massiot, MM. Demaria, etc., ont établi de petites lampes à arc utilisables avec les canalisations ordinaires électriques des appartements : ces lampes suffisent pour des projections de 2 mètres de largeur dans les conditions ordinaires. Le régulateur à main de 150 ampères, construit par M. Gaumont, est spécialement destiné aux installations commerciales de projections cinématographiques : le déplacement du point lumineux peut s'effectuer dans tous les sens et aucune pièce n'a à souffrir de la très forte chaleur dégagée par un arc de 150 ampères.

L'emploi de la lumière oxhydrique est grandement facilité par la préparation de l'oxygène à l'aide des peroxydes alcalins agglomérés en briquettes (G., p. 328). Au lieu d'hydrogène ou de gaz de l'éclairage, on peut utiliser les vapeurs d'éther. Le chalumeau oxyéthérique construit par M. Gaumont présente le maximum de garanties de sécurité par suite de l'isolement du réservoir à éther qui n'est pas échauffé par le rayonnement de la source lumineuse.

Ces sources lumineuses émettent une assez grande quantité de chaleur et le corps des lanternes doit être en tôle. Certains appareils d'agrandissement et de projection peuvent se transformer en appareils d'atelier à long tirage. Le modèle Centaure B de MM. Demaria et certains modèles d'autres constructeurs constituent des appareils à usages multiples et à transformations instantanées. L'aspect et l'emploi de l'appareil pour l'agrandissement et la projection restent absolument les mêmes que ceux d'une lanterne ordinaire d'agrandissement.

La Société l'Oxhydrique française a établi un nouveau chalumeau à mélange préalable, avec pastille inaltérable de zircone, permettant d'obtenir des températures très élevées auxquelles ne résisterait pas le crayon de chaux ordinaire. Lorsqu'on emploie le gaz d'éclairage à basse pression, le conduit d'amenée de l'oxygène dans le chalumeau formant injecteur détermine l'entrainement du gaz, ce qui diminue tout danger d'explosion1.

Le maniement de l'appareil de projection est grandement facilité par l'emploi du châssis passe-vue dénommé par M. Schlesinger unilatéral automatique2. Ce dispositif permet de recevoir d'un côté de la lanterne le verre à projeter; il le met en place et le ramène ensuite du même côté de la lanterne entre les mains de l'opérateur. Il se compose d'un premier châssis qu'on introduit et qu'on fixe dans la lanterne, de façon que son ouverture rectangulaire vienne se trouver dans l'axe de l'objectif; un second châssis mobile, d'une longueur telle qu'il peut contenir deux diapositives de projection à la suite l'une de l'autre, vient coulisser dans le premier. Ce second châssis est, de plus, assez épais pour que deux diapositives de projections puissent se superposer l'une à l'autre; une cloison ajourée pour laisser voir la vue le partage longitudinalement sur la moitié de sa longueur.

MM. Clément et Gilmer ont facilité l'introduction dans la lanterne des divers systèmes de châssis porte-vue. Ils ont combiné avec la contre-plaque

1. Bulletin de la Société française de 'photographie, 1903, p. 151. — 2. lbid., 1903, p. 543, et 1901, p. 225.

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