ESSAI DES OBJECTIFS
rayons marginaux et des rayons centraux, n est la valeur numérique de l'ouverture, f la distance focale.
L'astigmatisme varie comme le carré de l'obliquité par rapport à l'axe de l'objectif; il varie directement avec la longueur focale. Pour mesurer l'astigmatisme, une mince lame de zinc portant une fente horizontale et une fente verticale est placée en F2; on fait tourner l'objectif d'un certain angle, de façon que son axe nouveau prolongé rencontre l'écran en P {fig. 8) à une certaine distance r du point
Fig. 8.
d'intersection des fentes qui doit se trouver sur le prolongement de l'axe de l'objectif, on met au point la fente verticale et on note la position de récran; puis, avançant ou reculant l'écran, on met au point la fente horizontale. La distance t entre ces deux positions de l'écran permet de mesurer la valeur de l'astigmatisme pour l'obliquité considérée. Le coefficient d'astigmatisme T sera
r est le rayon du cercle couvert par l'objectif dont on veut le coefficient d'astigmatisme sur les bords de cette surface On suppose que le pivot C se confond avec le point {fW-
La courbure du champ est souvent considérable. C'est surtout dans les travaux de reproduction de cartes, plans, etc., que le champ doit être plan. On peut le déterminer avec l'appareil de M. Glay, en donnant aux fils croisés une certaine inclinaison sur l'horizon. On met au point la croisée des fils et on fait tourner le miroir de façon à rejeter l'image à une certaine distance r du centre : l'image n'est plus au
point ; il faut déplacer l'écran d'une certaine quantité k; le coefficient de courbure K sera
Le coefficient chromatique se détermine en utilisant les écrans colorés, solides ou liquides, que l'on place derrière l'objectif. En mettant au point sur un objet éloigné après interposition de ces
Fig. 9.
écrans, on trouve une différence e pour les longueurs focales qui correspondent aux deux couleurs. Le coefficient chromatique G sera
1768. Appareil de M. Conrad Beck. — Les déterminations des constantes d'un objectif peuvent être faites avec une très grande précision en utilisant un banc optique établi pour essayer les objectifs par M. Beck. Cet appareil est utilisé à l'école municipale technologique de Manchester 1 ; il permet d'utiliser presque toutes les méthodes d'essai connues. L'objectif à essayer E {fig. 10) forme une image aérienne que l'on examine et que l'on étudie à l'aide d'un microscope K. Ce microscope peut explorer les diverses parties de l'image aérienne, car il peut se mouvoir sur une règle A perpendiculairement au banc optique qui mesure environ lra30 de
1. The Journal of the Caméra Club, 1903, p. 4; C. Beck et H. Andrews, Photographie lenses, 5e édition.