PAPIER AUX SELS DE FER
eonp de soins, L'imagd se renforce et passe à La teinte brune. On peut obtenir un ton noir en utilisant un bain de virage au platine. Dans ce cas, l'image est plus solide; quand on utilise le renforçateur à l'acide pyrogallique, il est indispensable dp rejeter le bain et de le remplacer par un nouveau lorsqu'il commence à se troubler.
On peut modifier la teinte sépia des épreuves obtenues par addition de bichlorure de mercure. Dans ce but, M. Menke1 utilise quatre solutions : A) eau, 140 c. c; sulfate de cuivre, G grammes; B) eau, 140 c. c; ferricyanure de potassium, ô grammes; G) solution saturée de citrate de soude dans l'eau; D) eau distillée. 50 c. c; sulfocyanure de potassium, 5 grammes. Ou mélange les deux solutions A) et B) : il se forme un précipité que Ton fait disparaître en ajoutant peu à peu la solution G); on ajoute ensuite 2\ c. c. de solution D). Ce mélange doit être préparé très peu de temps avant de l'employer, sous peine d'obtenir des images voilées. La teinte obtenue est plue agréable que celle fournie par le virage ;i l'urane e-t la coloration ne disparaît pas par des lavages prolongés.
1914. Platine gomme. — Le procédé au platine-gomme consiste à imprimer d'abord une épreuve au platine sur papier Watmann, puis à étendre sur cette épreuve une préparation sensible à la gomme bicbromatée. On l'obtient eu mélangeant 7,5 de couleur, 8 parties de solution de gomme à 40 °/o, 4 parties d'eau , et 8 parties de solution saturée de cbromate d'ammoniaque. La couleur que l'on utilise se compose de 3 à 4 parties de couleur pour aquarelle et II parties d'eau. Le papier est exposé sous le négatif muni de repères; on développe parles procédés usuels delà gomme bicbromatée. Les épreuves au platine étant noires, on doit se contenter d'images de teintes foncées; pins la couche de gomme est épaisse, plus on obtient de contrastes.
On peut repérer les deux images de la façon suivante : on colle sur deux bords opposés du négatif deux petites bandes de carton peu larges, qui dépassent en dehors «le 3 à 4 centimètres; on traverse rbacune de ces bandes par une punaise, la pointe ressortant du côté de la gélatine du négatif, de façon que, dans le châssis-presse, la feuille de papier sensible vienne s'y piquer. Il suffit, pour le second tirage, de replacer les pointes dans les trous du papier*.
§ 2. — Photooop/bs bt photocajlques aux sels de fer.
1915. Papier aux sels de fer. — < m peu! préparer un papier sensible à l'aide des sels de fer en mélangeant, connue l'a indiqué M. Namias», 20 grammes de chlorure ferrique cristallisé, 10 grammes d'acide oxalique, 100 c. c. d'eau distillée et 5 grammes de gélatine dure. La dissolution doit être effectuée au bain- m a rie, à température aussi basse que possible. Cette dissolution est étendue sur papier bien encollé; on fait sécher dans l'obscu-
1. Phot. Beacon, 1906, p. 187. — 8. Bulletin de la Société française de photographie, 1900, p. 806. — 8. La Revue de photographie, 1903, p. 416.
rité et on expose sous un négatif au châssis-presse. L'image se présente en jaune sur fond jaune du papier. Après l'insolation, le papier est plongé dans une dissolution ammoniacale de nitrate d'argent à 2 °/0; on lave rapidement et on plonge le papier dans une dissolution d'acide oxalique, jusqu'à ce que le fond du papier devienne blanc; on lave pendant dix minutes et on fixe à l'hyposulfite de soude. Le fixage dans un bain composé par parties égales d'une solution d'hyposulfite de soude à 10 °/0 et d'une solution saturée d'acétate de plomb donne de très belles teintes. L'addition à ce bain de fixage de 25 c. c. de chlorure d'or permet d'obtenir des tons noirs violets. On peut aussi, après traitement à l'acide oxalique et lavages soignés, virer dans un bain d'or ordinaire ; on lave, on fixe et, après nouveaux lavages, on fait sécher. On obtient des teintes analogues à celles obtenues par l'emploi du procédé au platine en faisant dissoudre 1 gramme de chloroplatinite de potassium dans une solution de 50 grammes d'acide oxalique pour 1 litre d'eau; lorsque Ton a obtenu un ton noir, on lave, on fixe à l'hyposulfite et, après lavages soigné*, on fait sécher.
En ajoutant un peu de solution de bichromate de potasse au papier préparé à la gomme et aux sels de fer, on peut prolonger la durée de conservation de ce papier. M. Edwards utilise 2 parties de solution de bichromate de potasse à 3 °/0, 1 partie de solution de citate de fer ammoniacal à 10 °/o, 1 partie de prussiate rouge de potasse à 10 °/o et une quantité de gomme suffisante pour empêcher la solution de pénétrer dans la pâte du papier. Le papier ainsi préparé est traité comme le papier au ferro-prussiate (G, 1683).
La meilleure formule de préparation du papier au ferro-prussiate a été publiée par M. Sturenberg On fait dissoudre dans 100 c. c. d'eau 17 grammes de citrate de fer ammoniacal vert, on ajoute 2 c. c. d'ammoniaque, puis 11 grammes de ferricyanure de potassium pur, réduit en poudre. Le papier sur lequel on étend ce mélange est préalablement imperméabilisé par immersion dans une solution tiède de gélatine à 5 % ; on fait sécher et on plonge le papier pendant dix minutes dans une solution contenant 5 °/o de formol et 10 °/0 d'alcool qui coagule et imperméabilise totalement la gélatine. Tous les papiers sensibles à base de sels de fer doivent subir cette opération. La préparation sensible est étendue à la surface du papier à l'aide d'une éponge; on égalise avec un pinceau doux. Après insolation, on lave à plusieurs eaux, on passe dans un bain à 1 o/0 d'acide chlorhydrique ou 2 % d'acide citrique; on lave à l'eau pour enlever l'excès d'acide.
L'image ainsi obtenue peut être transformée en hydrate ferrique par immersion dans l'ammoniaque ou le carbonate de soude à 10 %• On peut le faire virer au noir en le plongeant dans une solution de 15 grammes d'acide gallique dans 100 c. c. d'eau. Si l'on remplace l'acide gallique par le tannin, on obtient une coloration brune.
1916. Papiers aux sels de fer et d'argent. — On fait dissoudre 18 grammes de nitrate d'argent dans 100 c. c. d'eau et on ajoute un quantité d'ammoniaque suffisante pour redissoudre le précipité qui s'est d'abord formé. D'autre part, on fait dissoudre 12 grammes de citrate de fer ammo-