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La Photocollographie pour rien. Charaire, à Sceaux

PHOTOCULLUGHAPHIE.

mouillée par ce liquide [tendant une dizaine de minutes ; avec une éponge douce on lave la couche au-dessus d'une cuvette d'eau, de façon à enlever tout le bichromate : la pellicule peut d'ailleurs retenir une petite quantité de cette substance sans que cela soit nuisible. La couche doit être légèrement tannée en passant sur la pellicule, pendant quelques secondes, un bain de 5 grammes d'alun de chrome dans 100 c. c. d'eau ; on lave de nouveau, et après ce traitement La planche peut fournir des blancs éclatants.

(Jn l'encre avec les encres fines du commerce en se servant d'un rouleau de gélatine. Si l'insolation a été suffisante, les noirs apparaissent et l'image se dessine. On pose sur La pellicule un cache en papier mince et résistant, imbibé de stéarine, destiné à réserver les marges; on place par-dessus le papier à imprimer et on passe plusieurs fois sur le papier un rouleau en caoutchouc en augmentant peu à peu La pression. On donne les premiers coups de rouleau en commentant par le centre pour éviter les boursouflures du papier; on retire le papier en le soulevant par deux angles, on enlève le cache en le soulevant par deux coins opposés et on encre de nouveau. Le papier doit être fortement satiné; le papier couche des lithographes est celui qui convient le mieux.

Si la pellicule semble refuser L'encre, cela indique qu'elle renferme trop d'humidité ou que la durée d'insolation a été insuffisante. Dans le premier cas on applique une feuille de papier écolier à La surface de la couche, on passe le rouleau en caoutchouc et on encre de non venu. Si certaines parties de la couche restent trop blanches, on tire une épreuve et on verse immédiatement après sur la couche une solution de bichlorure de mercure à 5 °/o d'eau; on laisse séjourner ce bain à la surface de la couche, suivant l'elfe t à produire. En prolongeant l'action de ce bain l'image devient grise: enfin, si l'encre prend partout et si Les blancs ne veulent pas se dégorger, malgré le passage rapide et répété <ln rouleau, on nettoie la pellicule en la frottant avec une éponge imbibée d'eau et d'essence de térébenthine, puis avec une éponge propre Imbibée d'eau ; on mouille de nouveau et on encre. Si malgré ce traitement l'encre prend partout, on frotte la surface avec une éponge imbibée d'une certaine quantité d'ammoniaque.

Quand le tirage est terminé, on nettoie la planche, on fait tremper dans l'eau le bloc portant la pellicule, on change l'eau plusieurs fois et on laisse sécher pendant vingt-quatre heures : la pellicule se détache du bloc en la soulevant par un coin ; on la eonserve sous pression dans un châssis à Imprimer.

Au lieu d'utiliser les feuilles de gélatine, M. Warnerke emploie h; papier parchemin recouvert de gélatine1. M. Tranchant1 utilise les papiers gélatines au chlorure d'argent tels que celui de Lumière. Ces diverses pellicules sont collées sur un support solide à l'aide de vernis au caoutchouc, gélatine, silicates alcalins, etc. Tous ces procédés sont en réalité des variantes de celui qu'a fait connaître Marion (I, 735 »: ils ne sont utilisables que lorsqu'il s'agit d'imprimer un petit nombre d'épreuves.

1462. Modifications aux procédés usuels. — M. Wcthermann a

1. Phot. Wochenblatt . 19 mars 1801. — 2. La Photocolloyraphie Simplifiée. Dosforges, éditeur.

constaté que le lavage des planches après insolation s'effectuait très rapidement dans l'eau chauffée à la température de 20 à 25° G.; l'eau ne doit pas être portée à une température plus élevée à cause de la dissolution de la gélatine1.

On a proposé l'emploi de l'aluminium pour la photocollographie : non seulement les planches de ce métal peuvent remplacer les dalles de verre ou les planches de cuivre sur lesquelles on étend la mixtion bichromatée, mais des feuilles très minces de ce métal peuvent remplacer le papier. Depuis que l'on livre l'aluminium à bas pris, on l'utilise en lithographie pour l'impression de cartes de visite, prospectus, etc.

L'emploi des planches d'aluminium, vu la légèreté de ce métal, constitue une économie assez sérieuse sur l'emploi des planches de cuivre2. Il faut éviter l'action des substances alcalines , qui attaquent assez rapidement l'aluminium.

1463. Matériel. — Les progrès récents de la phototypographie sont dus en grande partie à l'emploi de matériel spécialement établi en vue de cette application , qui consiste à transformer le phototype en un cliché (zinc ou cuivre) susceptible d'être imprimé par les procédés de la typographie. Le

phototype obtenu à la chambre noire doit, dans tous les cas, présenter une netteté absolue aussi bien au centre que sur les bords. On obtient cette netteté en usant d'objectifs et de chambres noires spéciales.

Objectifs. — Les objectifs doivent être aussi exempts que possible d'astigmatisme. Les bons anastigmats seront donc utilisés avec avantage, et comme la durée du temps de pose n'a pas en général une très grande importance, on se servira de grands angulaires anastigmatiques, tels que ceux de Berthiot-Lacour, Gœrz, Steinheil, Voigtlaender, etc. (1329).

Steinheil a terminé tout récemment la construction d'un orthostigmat

1. Phot. Chronik, 1896, p. 104. — 2. Voir Phot. Nachrichten, 1892, p. 591; Phot. Correspondent, 1896, p. 286; Eder, Jahrbuch, 1897, pp. 13, 446, 491.

Phototypographie.

MATÉRIEL POUR PHOTOTYPOGRAPHIE. 331

1 : 10 Bpécialo«ênt destiné aux reproductions. Cet orthostigmat est du type II, c'est-à-dire qu'il est constitué par deux combinaisons triples (f'ty. 19'J) formées par un ménisque convergent placé entre une lentille biconvexe extérieure et une lentille biconcave intérieure. Ces deux lentilles possèdent toutes deux un pouvoir de réfraction plus grand que celui du ménisque convergent placé entre elles, tandis que dans le type I {fig. 193)

Orthostigmat Stenheil 1 : 10, type II.

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