‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 4)Chapitre 104 sur 146 · OX · texte numérisé non relu

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les moitiés triples du système symétrique se composent d'une lentille Inconcave collée entre une lentille Inconvexe et un ménisque positif. Ces nouveaux OTihostigmatfl peuvent être employés pour l'obtention de négatifs

Fig. m. Fig. 196.

instantanés, grands portraits, etc. Lorsqu'on les utilise pour reproduction, ils remplacent avantageusement les anciens aplanats grand angulaire du même constructeur; ils sont en effet plus lumineux, de telle sorte qu'on peut réduire considérablement le temps de pose, ce qui est précieux pour les reproductions i|ui nécessitent L'emploi de la trame et pour les phototypes

destinés aux tirages en couleur. Les montures sont établies avec diaphragme à vannes, ce qui permet l'utilisation de diaphragmes à ouvertures non circulaires, comme l'exigent les procédés dans lesquels on emploie des réseaux.

Les phototypes doivent être retournés afin que l'image définitive obtenue par phototypographie soit conforme à l'original. Si l'on ne veut pas enlever le phototype de la glace qui lui sert de support, il est indispensable d'employer soit un prisme placé avant l'objectif (fig. 194), soit un miroir disposé à 45° sur l'axe de l'objectif et derrière ce dernier (fig. 195).

Les diaphragmes sont de forme variable suivant, la nature du sujet à reproduire et suivant le réseau employé.

Chambres noires. — Les chambres noires utilisées dans les procédés de

phototypographie doivent présenter une très grande stabilité et fonctionner avec la plus grande précision. Lorsque l'on imprime par le procédé en couleurs, il est en effet indispensable que les négatifs soient de dimensions rigoureusement identiques, ce qui est souvent difficile à obtenir avec les chambres noires ordinaires. Les modèles spéciaux de Gilles frères, Anthony, Penrose, etc., permettent d'atteindre ce résultat. Des appareils très pratiques sont mis en vente par Penrose à Paris. Les chambres noires pour l'emploi des trames, réseaux, linéatures, etc., sont en acajou imperméabilisé et verni [fig. 196); l'épaisseur des bois est plus grande que dans les chambres ordinaires, et la rigidité des ajustages est assurée grâce à de nombreuses pièces métalliques. Le soufflet de peau est soutenu en son milieu par un cadre qui empêche toute déformation, soit que l'on utilise les objectifs à court ou à long foyer. Les mouvements du corps d'arrière et du corps d'avant sont commandés, du côté de la glace dépolie, par des volants actionnant des crémaillères ou des vis sans fin. Dans ces divers mouvements nécessaires pour la mise au point, les parties mobiles de la chambre glissent

Fig. 196.

MATÉRIEL POOB PHOTOTYPOGHAPHIE. 383 sur rails d'acier poli fixés sur la hase rigide de l'appareil. On voit sur le côté de la agira le levier de mise au point de la partie arriére (fig. 107). La partie antérieure porte une planchette à objectif mobile entre des rainures

Fïg. l«.»7.

verticales et susceptible d'ôlre fixée d'une façon absolument stable. L<" châssis se loge à la partie postérieure {fig. 198). Pour les procédés de phototypo-rravure à demi-teintes, dans lesquels on

Fig. ioa

emploie une trame ou réseau tracé sur «hice <|ui doit se trouver à distance convenable de la plaque sensible, distance qui varie avec la nature du sujet à photographier, le châssis est muni d'un récepteur de trame et de

plaque sensible. L'un des meilleurs systèmes est celui construit par Penrose (fig. 199 et 200), dans lequel le mouvement du porte-trame s'effectue régulièrement à l'aide d'une vis très sensible manœuvrée par un volant extérieur qui indique exactement à chaque instant la distance à laquelle la trame se trouve de la plaque sensible. Le parallélisme avec celle-ci est complet pendant toute la course du porte-trame. La mise au point se fait sur une glace dépolie placée dans le châssis, dont le rideau se retire complètement. La glace dépolie occupe exactement la rainure contre laquelle viendra s'appuyer la plaque sensible; au centre de cette glace se trouve collé au

Fig. 199. Fig. 200'.

baume un couvre-objet d'environ 0™025 de côté, de très faible épaisseur, et qui permet la mise au point de la trame sur l'image aérienne.

L'emploi d'un tel porte-trame, mécaniquement ajustable, est des plus pratiques. M. Gravier1 emploie un châssis construit par Mackenstein, dans lequel la mise en place de la trame se fait à l'aide d'un plan incliné. Ce dispositif est préférable à celui qui consiste à éloigner l'écran de la plaque sensible en interposant entre ces deux plans des cadres de carton d'épaisseurs différentes, coupés d'avance, et que l'on emploie soit séparément, soit en les combinant, pour obtenir des écartements plus grands.

Dans les procédés de phototypogravure, il y a intérêt à posséder des glaces quadrillées à des angles différents. En plaçant les intermédiaires dans trois directions (fig. 201), on obtient ces quadrillés à angles différents. On peut aussi obtenir ces trames à des angles quelconques en se servant de porte-modèle rotatif (fig. 202). Ce cadre, construit par Penrose, mesure environ 87 centimètres de côté. Un plateau rond, parfaitement

1. Bulletin de la Société française de photographie, 1896, pp. 576, 588.

MATÉRIEL POUR PHOTOTYPOGRAPHIE.

ajusté au tour, reçoit les cadres intermédiaires pour diapositifs; en faisant tourner le plateau, la trame restant fixe dans la chambre noire, on obtient le quadrillé aux angles voulus pour un bon tirage en couleurs.

Pig. 201. Fïg. aOB.

Quand l'atelier (dans lequel se tout Les phototypés destinés à produire les clichés phototypographiques) est situé à nu rez-de-chaussée, on installe

Kg, 808.

siir des piliers de béton solidement fondés des rails sur lesquels se déplace le pied de la chambre noire qui doit être aussi massif ei aussi solide que

possible. S'il y a lieu de craindre les vibrations provenant soit du voisinage de machines, de chemin de fer ou d'une rue très passante, il y a lieu de suspendre à de fortes poutres au-dessus du plafond la chambre noire et la planche-chevalet à modèle. Un dispositif pratique {ftg. 203) a été établi

Fig. 204.

par Penrose : il consiste en un cadre en bois très sec, de 5 à 6 mètres de long, supporté par des cordes et crochets qui amortissent les vibrations; un système de crémaillères permet de faire avancer et reculer facilement

Fig. m.

la chambre sur sa base qui marche sur rails d'acier, assurant un parallélisme complet. La chambre repose sur plaque tournante permettant d'opérer soit directement, soit avec prisme ou miroir, l'axe de l'objectif étant dans une direction perpendiculaire à celle de l'axe de ce pont suspendu. Le

PHOTOTYPES A DEMI-TEINTES.

(die val et porte-modèle est muni de vis pour rectifier tout défaut de parallélisme qui pourrait se produire par des causes imprévues.

Lorsque la chambre noir*' e>t destinée à fournir des phototypes de reproduction de traits, on peut employer des modèles de construction plus simple comme mécanisme [fig, 204 ei 205), mais dans laquelle le parallélisme delà partie antérieure et de la partie postérieure est rigoureusement assuré. Dans ces diverses chambres noires, an lieu d'intermédiaire, on em-

ploie deux planchettes mobiles {fig. 206) qui maintiennent La glace parles bords, ce qui a penni* de supprimer le ressort du châssis qui détonne toujours La glace.

1464. Phototypes à demi-teintes. L'impression typographique ne peut fournir que des blancs et des murs et non des demi-teintes continues, identiques à celles qui existent ur un phototype négatif OU une photocopie aux stds d'argent, pour obtenir un résultat analogue à celui qui est fourni par les images en demi -teintes continues, on passe par la discontinuité de

Fig. 207.

l'image, et cette discontinuité est obtenue en plaçant un réteau <>u (rame entre l'objectif et la plaque sensible au moment de La production du phototype. Si l'on se sert d'un réseau formé de lignes se coupant à angle droit et que Ton examine un phototype /r</nt>;, on constate que les grands clairs sont reproduits par un pointillé très lin. Les demi-teintes par une sorte de damier présentant des carrés noirs et blancs de môme dimension, et les parties les plus foncées par un pointillé blanc sur fond noir, les points blancs étant d'autant plus petits que la teinte est plus noire, pour arriver au noir absolu. Cette observation est facile à faire si la distance du réseau

à la plaque sensible est convenable : cette distance varie avec la dimension des traits, la distance focale de l'objectif, le diamètre et la forme de l'ouverture du diaphragme. En admettant que le phototype soit correctement obtenu, ce phototype sera constitué par une série d'espaces blancs et noirs, plus ou moins rapprochés, plus ou moins éloignés, et qui, d'après leurs distances relatives, présenteront, lorsqu'on les examinera à la distance de la vision distincte, l'aspect de teintes plus ou moins foncées; mais ces plages étant constituées par du noir et du blanc pourront être imprimées par les procédés de la typographie.

La production d'images phototypographiques à demi-teintes comprend donc trois phases : 1° préparation du phototype; 2° transformation de ce phototype en cliché ou planche typographique; 3° impression de ce cliché.

lo Le phototype spécial s'obtient par l'interposition d'un réseau entre l'objectif et la plaque sensible. Cette plaque sera préparée soit par le procédé du collodion humide, du collodion sec ou du collodion-bromurc. Les plaques ainsi préparées fournissent des images plus fines et présentent plus d'opposition que celles obtenues par l'emploi du gélatinobromure. Les réseaux que l'on utilise sont obtenus soit en réduisant à la chambre noire des linéatures (fig. 207) (lignes tracées sur papier couché du format 40 X 50), soit en gravant sur verre, à l'aide de la machine à diviser, des traits plus ou moins rapprochés et parallèles. La dimension des mailles du réseau doit varier avec la grandeur de l'épreuve. Ces mailles sont obtenues par la réunion, au moyen de baume de Canada, de deux glaces lignées à la machine à diviser et dont les traits se croisent à angle droit. Depuis peu de temps la maison Max Lévy, de Philadelphie, livre des réseaux à quatre lignes, deux grosses et deux plus fines, agissant comme deux réseaux d'épaisseur différente dont les traits seraient à 45°. Dans les grands clairs, le fin ligné disparait complètement, ce qui augmente le modèle. Les trames de Wolff (de Dayton, Ohio) et celle de Berthauld à Paris donnent de très bons résultats.

M. Féry 1 a indiqué comment on peut déterminer théoriquement la meilleure distance de la trame à la plaque sensible : soit a la distance de deux traits, /"la distance focale de l'objectif et D le diamètre du diaphragme; la distance e sera

Si l'on emploie le diaphragme normal f/lO et un réseau de 50 traits au centimètre,

e = 0nim3 .

On peut augmenter la valeur de e en augmentant le rapport f/D, c'està-dire en utilisant un plus petit diaphragme. Dans la pratique, on commence par mettre au point l'original à reproduire, sans tenir compte de la trame, puis on munit l'objectif du diaphragme nécessaire; on manœuvre ensuite la trame en examinant, à l'aide d'une forte loupe, l'image aérienne qui se forme au centre du verre dépoli, sur le couvre-objet collé contre le dépoli. Si la trame apparaît en quadrillé, elle est trop près et il faut aug-

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