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PROJECTIONS

dans un bain de bromure de potassium, Bêchage du papier et immersion dans une solution de nitrate d'argent; on peut aussi le préparer en traitant le papier albuminé du commerce par une solution de bichromate de potasse et bromure de potassium, et lavant à fond dans l'obscurité. Ces papiers sont moins sensibles à la lumière que les plaques au gélatino-bromure d'argent, mais leur sensibilité est suffisante; enlin, on peut employer certains papiers au gélatino-bromure que l'on trouve dans le commerce et qui sont assez riches en argent pour fournir un négatif intense.

L'avantage de ce procédé réside en ce q ic les retouches, faciles à exécuter sur le papier, sont inoins apparentée que sur l'image positive; de plus, s'il y a un certain nombre d'exemplaires à fournir du même négatif, les frais de retouche sont réduits au minimum; enlin, l'impression de ce grand négatif peut être faite par l'un quelconque des procédés de tirage usuels.

S :». — Projections.

1478 Confection des diapositives. — Les diapositives pour projections devraient être toujours laites sur plaques a l'albumine OU au collodion : les images obtenues sur ces couches sensibles sont plus fines que celles obtenues sur plaquai an gélatino-bromure ou gélatino-chlorure; ces dernières préparations sont cependant très employées. Les difficultés de manipulation des procédés au c<»llodion ou à l'albumine font que peu d'opérateurs utilisent ces moyens qui sont cependant les meilleurs; autant que possible, les négatifs doivent être copiés à la chambre noire de façon à obtenir des images aussi nettes que possible. Depuis peu de temps, on trouve dans le commerce du papier au collodio-chlorure d'argent qui donne des images d'une belle teinte, se transportant facilement sur verre (1445). Ces diapositives peuvent être virées très facilement.

Ouel que soit le procédé employé, si l'on opère par contact en utilisant le verre comme support de la couche sensible, il est indispensable que le revers de La plaque soit recouvert d'une mixtion anti-halo fl392i et que la lumière n'arrive pas par la tranche du verre. On se sert de caches en papier noir pour empêcher cet eflfet de Be produire.

Il faut absolument rejeter les diapositives qui sont voilées. On peut essayer de les traiter par le réducteur de Fermer; mais elles ne fournissent que très rarement de bons résultats.

L'intensité des images devra varier avec la source lumineuse qui servira à éclairer La lanterne : la diapositive Bera d'autant plus intense que cette source sera plus éclatante; par conséquent, lorsque L'image devra être éclairée à La lumière électrique on pourra intensifier assez fortement la photocopie; au contraire, si la projection doit se taire avec la lumière du pétrole, l'image sera de faible intensité: mais quelle que soit la source de lumière l'épreuve ne doit pas présenter de contrastes excessifs entre les lumières et les ombres, contrastes tels qu'à La projection on ne perçoive que du blanc et du noir. Il faut que l'image soit très riche en demi-teintes, ce que l'on obtient par une durée d'exposition convenable et un développement bien conduit. Dans les diapositives de paysages. Le ciel, sauf de très rares exceptions, ne doit jamais être absolument blanc. 11 existe toujours dans la vue un Objet dont La teinte est plus brillante que celle du ciel; d'ailleurs,

ces grandes masses blanches qui, sur l'écran, sont censées représenter le ciel, sont aveuglantes pour le spectateur : il ne faut pas que l'épreuve renferme de place sans aucune teinte. Le procédé qui consiste à « nettoyer » les ciels à l'aide du cyanure de potassium pour le collodion ou de la liqueur de Farmer est absolument à rejeter; la diapositive ne doit nulle part présenter le verre nu (sauf pour les reproductions de gravures, blanc et noir). L'impression d'un négatif de ciel autre que celui du paysage nécessite des soins et de l'habileté pour masquer la ligne de raccord provenant de ce second tirage.

L'impression des diapositives pour projections n'est pas un procédé de tirage purement mécanique, comme l'on serait tenté de le croire; plus que pour l'obtention des photocopies, il faut un certain sentiment artistique pour produire de belles épreuves.

M. A. Stieglitz1 recommande de développer les plaques à la gélatine avec le bain d'hydroquinone jusqu'à ce que l'image ait complètement disparu quand on l'examine par transparence. On fixe la diapositive qui paraît uniforme et plate. Au sortir du bain d'hyposulfite et sans laver, on plonge la plaque dans une solution contenant 10 grammes de ferricyanure de potassium pour un litre d'eau ; aussitôt que l'image devient visible on arrête l'opération en plongeant la plaque dans l'eau : l'intensité est encore considérable, le négatif est plat; on le réduit localement et on l'amène à l'intensité convenable à l'aide d'une solution de 100 c. c. d'hyposulfite de soude à 10 %> contenant 15 gouttes de solution de ferricyanure de potassium à 1 °/o. La réduction se fait localement au pinceau; on lave soigneusement la plaque. En été, il est bon de traiter la diapositive par le bain de formol afin d'empêcher la couche de gélatine de se soulever. Si l'on veut colorer la diapositive en bleu on emploie un bain de virage fait avec deux solutions : A) 12 grammes de sulfocyanure d'ammonium, 900 c. c. d'eau et 57 grammes de carbonate de soude sec; B) 30 c. c. d'eau et 1 gramme de chlorure d'or; on doit verser la solution de chlorure d'or dans celle de sulfocyanure. On suit l'action de ce bain de virage en examinant la diapositive à la lumière du jour : l'épreuve complètement virée doit avoir une couleur d'un bleu pur quand on l'examine par réflexion; il vaut mieux effectuer le virage après la dessiccation du diapositif, surtout si l'on ne veut que virer partiellement.

Pour obtenir une teinte verte on commence par virer au bleu à l'aide d'une solution de 30 grammes d'oxalate de fer, 300 c. c. d'eau et 1 gramme de ferricyanure de potassium; on fait ensuite passer la plaque dans un bain contenant 0g<7 de bichromate de potasse pour 1 litre d'eau, on lave et on fait sécher.

La teinte rouge brun s'obtient à l'aide de deux bains : A) eau, 450 c. c; prussiate jaune de potasse, 1 gramme ; B) nitrate d'urane, 2 grammes; sulfocyanure d'ammonium, 7 grammes; acide citrique, 2 grammes ; eau, 450 c. c; on mélange ces deux dissolutions par parties égales et l'on immerge la plaque dans la solution obtenue. Si les blancs sont teintés par cette opération on lave et on traite l'image pendant le temps strictement nécessaire pour détruire la coloration à l'aide d'un bain contenant 1 gramme de carbonate de soude pour 900 c. c. d'eau.

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