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stêrèoscopie de précision, Michelet

Si l'on ne tient pas à l'égalité des dimensions et si l'on désire que le relief

soit le plus vif et le mieux réparti possible, on fera - = 5, D = 10 P et

A = 2P; enfin, s'il est impossible de modifier la distance des chambres à p

l'objet, on calculera — , on déterminera cl, et le rapport de cette grandeur

à l'intervalle des yeux 8 donne le rapport de D à l'intervalle A des chambres : c'est la quantité que l'on cherche. Ces conditions d'écartement des objectifs ne sont en réalité bien utiles

que lorsque l'on veut faire de la stéréoscopie de précision. Dans la pratique, il suffit que les axes des objectifs aillent rencontrer en leur milieu chacune des moitiés de la glace sensible; par conséquent, si l'on adopte le format 13 X 18 pour les stéréoscopes, les objectifs seront à l'écartement de 9 centimètres. Dans le montage des positives, on ramène la distance des points principaux à n'être que de 6 à 7 centimètres; s'il y a lieu de donner un écartement de plusieurs mètres aux objectifs, on fera les deux poses successivement.

Dans tous les appareils à main, la distance qui sépare les deux objectifs

Fig. 215.

est invariable, les deux objectifs étant actionnés par le même obturateur; les diaphragmes sont des diaphragmes tournants. Si l'on emploie les diaphragmes iris, il est bon que les anneaux qui actionnent les lamelles de l'iris soient reliés par une bielle permettant de donner des ouvertures identiques aux deux objectifs. (Voir fig. 174, p. 215.)

JUMELLES STÉRÉOSCOPIQUES.

Un des appareils les plus pratiques est le vérascope de J. Richard {fig. 2i3)t permettant d'obtenir des épreuves du format 4,5 X 4,5 centimètres; les deux épreuves sont sur plaques minces de la dimension 4,5 X 10,7 centimètres. Le même constructeur a établi sous le nom d'homéoscopes des appareils dans lesquels les plaques sont du format G X 6,5 centimètres ou

Fi-. ^Ki. Fig. 217.

(S x 9 centimètres \ cet appareil permet une mise au point pour les objets situés de 2 mètres & L'infini.

Le modèle de chambre stéréoscopique construit par M. Van Neck {fig. 914) présente extérieurement la forme d'un colin d : cette l'orme rectangulaire est adoptée par le Comptoir général de photographie, qui munit cet appareil d'un magasin & plaques P {fig, ~i~>) du système Hanau.

La photo-jumelle stéréoscopique Carpentier {fig, 2i6) porte un viseur B

Filï. 'ils. pig, 219.

entre les deux objectifs. Four elVectuer le changement des plaques (du format G X6 centimètres) qui doivent passer sur le trajet des rayons lumineux traversant le viseur, M. Carpentier a adopté un système d'obturateur spécial à contrepoids qui vient d'une façon automatique empêcher tout passage de lumière lorsque la jumelle est dans la position voulue correspondant au changement des plaques qui Bonfplacées dans de petits châssis métalliques A et A' {fig. 217) disposés dans un magasin à tiroir ; les deux

plaques, après la pose, sont escamotées successivement, ce qui nécessite deux mouvements de la tirette T.

La jumelle stéréoscopique de M. Mackenstein {fig. 218 et 219) est munie d'un viseur extérieur : l'obturateur se pince entre les lentilles de l'objectif. Le changement des plaques exposées s'effectue à l'aide d'un châssis-magasin (fig. 220 et 221) indépendant de la chambre noire; ces magasins peuvent coutenir dix-huit plaques simples et permettent d'obtenir neuf négatifs stéréoscopiques doubles. La mise au point du sujet s'effectue à l'aide d'une crémaillère placée à l'avant de l'appareil. L'escamotage se fait au moyen d'un rideau de fermeture dont chaque mouvement de va-et-vient a pour effet de faire avancer la plaque impressionnée1.

La simili-jumelle stéréoscopique de M. Zion est construite pour opérer sur plaques du format 7 X 15 centimètres ou 9 X 18. Les châssis porte-

plaques sont très légers et se placent dans un magasin à sac de peau permettant un changement rapide des plaques. Ce magasin peut être séparé de l'appareil et remplacé soit par un nouveau magasin contenant des plaques non exposées à la lumière, soit par une glace dépolie qui se glisse à la place de ce dernier et qui, grâce à une crémaillère, permet d'obtenir une mise au point très exacte des objets rapprochés. La partie antérieure de l'appareil est guidée à l'aide de coulisçr* en cuivre qui maintiennent le parallélisme de cette partie et de la glace sensible.

MM. Poulenc ont établi sous le nom de « Formosa » une chambre noire permettant d'obtenir des épreuves simples du format 13 X 18 ou des épreuves stéréoscopiques du format 9 X 13. La partie antérieure portant les objectifs est mobile sur une base graduée qui permet d'effectuer très rapidement la mise au point. Quand on se sert d'objectifs à très court foyer, cette base peut se rabattre, de telle sorte que la partie antérieure de l'appareil ne masque pas les premiers plans; quand on emploie, au contraire, des objectifs à long foyer, un système de croisillon en cuivre coulissant autour d'un bouton de serrage assure la rigidité de l'appareil et le parallélisme de l'avant et de l'arrière2.

La chambre stéréoscopique construite par M. Gillon est aussi du format 13x18 et présente une partie antérieure mobile. Un système d'arrêt permet le montage et la mise au point automatique de l'appareil en moins de deux secondes ; la planchette qui porte les objectifs est munie de deux disques

1. Bulletin de la Société française de photographie, 1895, p. 595. — 2. Ibid., 1894, p. 97.

ÉPREUVES STÉRÉOSCOPIQUES.

en laiton qui, par leur mouvement de rotation, permettent de rapprocher ou d'éloigner les objectifs.

Dans le vélocigraphe stéréoscopique de M. Hermagis1, la cloison qui sépare les deux imagée est très rapidement mobile, alin de permettre la chute de la plaque; cette cloison est solidement tixée sur l'axe d'une ancre qui assure son échappement en même temps que celui de la dent qui laisse tomber la plaque. Dans l'appareil de MM. Bardin, la cloison stéréoscopique pivote autour d'un axe placé dans le plafond de la chambre noire, ce qui permet l'escamotage de la plaque.

M. Joux, M. Pipon, M. Echassoux ont construit des appareils à main pour épreuves stéréoscopiques dont Le fonctionnement est analogue à celui de leurs appareils simples.

L'emploi de deux miroirs placés devant l'objectif et dont les surfaces se coupent suivant une verticale a été indiqué comme pouvant fournir, avec une chambre ordinaire, des négatifs stéréoscopiques. Les miroirs sont montés dans un cadre et pourvus à la base d'un bras mobile qui se fixe au bas de la façade antérieure de la chambre noir.-, -«mis l'objectif pour obtenir une photographie stéréoscopique avec cet appareil, la chambre noire munie d'un seul objectif ne doit pus être placée dans la position qu'elle occupe ordinairement; c'est le transmetteur qui doit faire l'ace :'i la vue A reproduire, tandis que la chambre noire vient occuper une position perpendiculaire à celle des miroirs

1482. Impression et examen des épreuves stéréoscopiques. —

L'impression des épreuves stéréoscopiques s'etl'ectue sur papierou sur verre ;

les épreuves sur papier lo ni collées sur carton en prenant la précaution d'inverser les Images (A, 123li.

On trouve actuellement dans Le bommeroe des papiers préparés ftU collodio-chlorure d'argent dont remploi e>| très commode lorsque les négatifs sont exactement de la dimension que doit présenter l'image terminée. Ce papier s'emploie comme tous les papiers aux sels d'argent; on prend seulement la précaution d'imprimer jusqu'à ce que les blancs de l'image commencent à se teinter, on reporte ensuit,- répreuve sur verre recouvert d'une

mince couche de gélatine insolubilisée par le bichromate de potasse, ou enlève le papier et l'excès de gélatine par lavage à l'eau très chaude. Si l'on tient à avoir l'image dans son vrai sens, la couche portant l'image étant en dehors, on fait un report provisoire sur papier recouvert de vernis au caoutchouc: lorsque l'épreuve est séparée d'avec son premier support on la reporte sur verre.

Les épreuves les plus fines s'obtiennent par l'emploi du procédé à l'albumine pure ou du procédé Taupenot. Les procédés du collodion sec, des émulsions au coton-poudre fournissent des images un peu moins nettes que celles obtenues par l'emploi de l'albumine (11.258), mais présentant une finesse incomparablement plus grande que celle que l'on obtient avec les glaces au gélatino-bromure d'argent du commerce. La plupart «les stéréoscopes étant munis d'un verre dépoli, il est le plus souvent inutile de

Bull, Soc. franç. de pkot., 1896, p. 861. — Photo-Galette, 18%, p. 19(J. B 84

monter l'épreuve contre un verre dépoli ; d'ailleurs, le grain de ce verre présente souvent un effet désagréable; aussi vaut-il mieux le remplacer par un verre recouvert d'une couche d'émulsion à Foxyde de zinc ou au sulfate de baryte. On peut aussi remplacer la gélatine par du collodion tenant en suspension certaines matières insolubles et diversement colorées (carbonate de plomb, de cuivre, oxyde de fer, etc.). On obtient ainsi un verre opale qui ne produit pas les effets neigeux que donne souvent le verre dépoli lorsqu'on l'applique contre des épreuves présentant une certaine dureté.

Si l'on veut examiner des épreuves stéréoscopiques à relief exact, il est indispensable que ces épreuves soient accompagnées de renseignements indiquant la façon dont elles ont été prises. M. Cazes1 indique : 1° la longueur focale conjuguée des objectifs employés, et s'il y a eu agrandissement ou réduction, la longueur focale conjuguée de l'objectif qui aurait directement fourni les épreuves de la dimension définitive qu'il faut connaître; 2° la position des points principaux qui en général ne sont pas au centre des images; on les détermine en faisant impressionner la plaque sensible au moment de la pose par quatre appendices situés sur ses bords et suivant l'objectif dans ses divers décentrages. La droite qui joint deux de ces repères indique la ligne d'horizon principale, dont l'intersection avec la droite qui joint les deux autres repères donne le point principal;

3° le rapport ~ entre l'écartement des points de vue ou les objectifs et leur

distance au premier plan de front du sujet. Ces données étant connues, l'observateur mesurera une fois pour toutes l'écartement de ses yeux 8, puis il calculera la distance d du premier plan de front de l'objet reconstitué; pour cela il multipliera l'intervalle de ses yeux par l'inverse du rapport^-. Les épreuves devront être examinées à l'aide de lentilles dont la

longueur focale soit telle que les valeurs principales de l'accomodation et de l'angle visuel se correspondent.

Si les épreuves sont telles qu'on puisse rapprocher leurs points principaux à la distance 8. il suffira de les mettre sur un même plan à une distance des yeux égale à la longueur focale principale et les regarder avec les verres convenables dont le choix a été fait comme nous venons de le dire.

Si les épreuves sont trop grandes pour qu'il soit possible de rapprocher les points principaux à une distance égale à l'intervalle des yeux, il faut transformer les épreuves en images virtuelles : c'est « à quoi l'on parvient par l'emploi du stéréoscope à deux couples de miroir parallèles. » Cet instrument a été perfectionné et rendu très pratique par M. Cazes. Le nouveau modèle construit par M. Pellin est réglable à volonté et peut embrasser un grand champ angulaire sans déformation ni défaut d'achromatisme.

MM. Garpentier et Gaumont ont construit un stéréoscope inverseur qui dispense de transposer les deux éléments de la photocopie et par conséquent de couper l'original si l'impression ne se fait pas à l'aide d'un châssis spécial. Ce stéréoscope est muni de deux prismes à réflexion totale; lorsqu'on retire les deux prismes et leur monture, le stéréoscope devient sem-

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