CHAPITRE II
PHOTOMÉTRIE.
§ 1. — Définitions.
1510. Unités. — Le Congrès international de photographie tenu à Bruxelles en août 1891 a admis en principe, sur la proposition de M. A. Buguet, un système photométrique dérivé de l'étalon Violle adopté par le Congrès international des électriciens. Le Congrès international de Genève a admis ce système en août 1896.
L'étalon Violle est une surface de platine de un centimètre carré à la température de solidification. L'unité théorique d'intensité lumineuse est, sous le nom de Violle, l'intensité, suivant la direction normale, de l'étalon Violle, tandis que l'unité pratique d'intensité lumineuse est, sous le nom de bougie décimale ou pyr, le vingtième du Violle.
Le flux lumineux projeté uniformément par une source est le produit de son intensité par l'angle solide embrassé par le faisceau projeté
L'unité de flux est, sous le nom de lumen, le flux projeté par une bougie décimale dans un angle solide d'un stéradiant, le stéradiant étant l'angle qui, ayant son sommet au centre d'une sphère de rayon 1, découpe sur sa surface une étendue égale à l'unité de surface.
La puissance P d'une source est son flux total. L'unité de quantité de lumière ou énergie lumineuse est, sous le nom de rad ou lumen-seconde, la quantité de lumière que projette un lumen par seconde. Le lumen-heure vaut 3600 rads.
L'énergie Q d'une source est le produit de sa puissance par sa durée Q= PT, tandis que l'éclat d'une source est le quotient de son intensité par sa surface
L'unité d'éclat est, sous le nom de pyr-par-centimètre-carré , l'éclat d'une source dont la surface est de 1 centimètre carré et dont l'intensité est d'une bougie décimale.
Yl éclair emenl d'une surface est le quotient de l'intensité de la source qui l'éclairé normalement par le carré de sa distance, ou encore le quotient du flux incident par la surface éclairée