L = ET
L'unité de luminalion est, sous le nom de phot, lux-seconde ou pyr-seconde-â-l-hièlre, la lumination d'une surface qui reçoit 1 lux durant une seconde.
L' éclairage ou énergie lumineuse reçue par une surface est le produit dë sa lumination par sa surface.
Q = Ls = ETS=If .•
(l'est aussi le produit du llux incident par sa durée Q = <I>T.
L'unité de sensibilité d'une préparation photographique est définie par la lumination qui, dans dos conditions normales détinies, lui donne la diaphanéité normale après traitement normal, la diaphanëitè d'un corps étant le rapport de l'intensité du faisceau qu'il laisse passer à celle du faisceau incident
1511. Appareils. — On a comparé la graduation du sensitomètre Warnerke avec celle de l'appareil llurter et Driftield; on a trouvé les nombres suivants 2 :
Degrés Warnerke.
llurter et DriftleM.
Diyros Warnerke.
Hurter et Driftield
Dans ces derniers temps, il a été établi plusieurs appareils que l'on a désignés sous le nom de photomètres, mais qui sont en réalité des exposomètres dont la graduation est purement empirique, et qui cependant peuvent permettre une évaluation assez approchée de la durée du temps de pose. Il convient de citer parmi ces appareils les photomètres Decoudun.
1512. Sensibilité des plaques. — M. Bouasse 3 a étudié la sensibilité sur divers points d'une plaque et a constaté que tantôt elle présente au centre un maximum ou minimum, tantôt elle varie dans un même sens d'un bord à l'autre. Le rapport des sensibilités d'une même plaque pour
1. A. Etagoet, La photographie de l'amateur débutant. —2. Phot. News, 189(3, p. 402. Annales de la Faculté des sciences de Toulouse, 1894.
deux couleurs différentes varie d'une plaque à une autre, mais moins fort que ne le fait la sensibilité pour une des deux couleurs.
Si l'on représente par une courbe la variation en fonction du temps de pose de l'opacité du noir obtenu sur le négatif, on trouve que cette courbe, d'abord concave et sensiblement tangente à l'axe des temps, devient rapidement, rectiligne, puis s'infléchit vers ce même axe; l'intensité de l'action photographique n'est donc pas immédiatement proportionnelle au temps, et, dans les premiers instants, elle croît plus vite; puis si la pose est longue, elle passe par un maximum. En se servant de la lumière solaire, on peut observer plus tard un minimum. Il n'est pas exact de dire que le minimum reproduise l'état initial, ou que, aux trois moments où la plaque présente la même opacité, elle soit exactement dans le même état. M. Bouasse a constaté, comme l'avait annoncé le capitaine Abney, que le produit de l'intensité lumineuse par le temps de pose restant constant, le négatif est d'autant plus noir que l'intensité est plus grande et le temps de pose plus court. Si l'on emploie des poses à interruptions très fréquentes, l'opacité du négatif est moindre qu'avec une pose continue fournissant la même quantité totale d'énergie.
Dans le cas où on fait agir successivement sur une même plaque deux intensités très différentes, l'opacité est notablement plus forte lorsqu'on fait agir d'abord la source la plus intense que quand on opère en sens inverse, ce qui montre que le rôle de rayons continuateurs appartient à tous les rayons.
La méthode employée par M. Bouasse consiste essentiellement à mesurer le rapport des intensités d'un faiseeau avant et après son passage à travers la couche sensible modifiée par l'action photographique et le développement. La mesure est faite, au moyen d'une pile thermo-électrique, sur les rayons calorifiques les plus réfrangibles fournis par une source constante. Toutes les précautions sont prises pour éliminer l'influence des différences d'épaisseur entre les divers négatifs.
M. Violle s'est servi de l'acétylène pour établir un étalon pratique de lumière. Le gaz brûle sous une pression un peu forte dans un bec disposé de façon que l'alimentation d'air soit bien assurée et que la flamme s'étale en une large lame mince; la fixité, l'éclat et la blancheur de cette flamme sont comparables à celle de l'étalon absolu.
M. Vogel a proposé l'emploi d'une feuille de papier blanc éclairé par la combustion d'un ruban de magnésium d'une longueur de 19 millimètres et du poids de 1 gramme. On le dispose de façon que sa tranche soit parallèle à la feuille de papier, à 2 mètres de cette feuille et derrière un écran de verre laiteux qui uniformise l'éclairement ; la combustion se fait au moyen d'une lampe à alcool.
BIBLIOGRAPHIE
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Wiesner (Pr. Dr. J.). U nier suchung en liber das photographische Klima von Wien, Kairo und Bnitenzorg.
Namias. Considérations sur les actions photochimiques et thermophotochimiques.
Niewenglowski. La Photographie et la Photochimie.