Americ. micr. Journal, n° 69, p
TÉLÉOBJECTIFS. {49
(lentille divergente combinée avec l'objectif du microscope pour augmenter le grossissement Pana changer le tirage dans La chambre photographique usitée en micrographie). Cette association d'un objectif de microscope et d'une lentille divergente ont permis à YYoodward d'obtenir, de 1870 à 1874 des microphotographies fort belles, qui laissent en arriére ce qui a été fait depuis avec cette ancienne combinaison optique. Toiles, célèbre opticien américain, mort en 1883, avait acquis une juste réputation pour la construction de ces In, tilles divergentes que l'on combinait avec l'objectif du microscope; il avait emprunté ce type d'appareil optique à l'orthoscope calculé par Petzval vers le milieu de ce siècle.
C'est d'ailleurs au type d'orthoscope de Petzval que l'on tend à revenir aujourd'hui, mais avec une modification : dans l'objectif orthoscopique, la distance qui séparait les deux lentilles était assez faible et absolument fixe (I, 80). Dans 1.- téléobjectif «pie Un emploie actuellement cette distance est variable dans certaines limites; mais c'est presque toujours au téléobjectif à lentille divergente que l'un donne la préférence à cause du faible tirage de la chambre noire nécessité parc système.
Les conditions que doit remplir un téléobjectif ont été nettement indiquées par M. le capitaine Houdaille1 : il faut (/ne l'instrument soit léger et peu encombrant puisqu'il est destiné au touriste. L'objectif antérieur, employé isolément. doit couvrir le format de plaque employé. Le grossissement du téléobjectif doil être tel que la netteté de l'image soit voisine de l M) de millimétré: si la netteté est plus forte, certains détails échappent à l'odl nu. si .die est plus faible, on
a agrandi le format «le l'image sans obtenir aucun détail nouveau. La mise au point directe étant à peu près impossible en raison de la faible clarté de l'image et de la précision de l'écartemenl à donner aux deux systèmes optiques, L'erreur doil être inférieure à (,•""..)• j;l mise au point devra être automatique. Knlin. la pose doit être assez courte pour faire ce qu'on appelle l'instanlané posé, c'est-à-dire qu'elle sera comprise entre une seconde el 0*1.
Il vaut mieux employer un Bystème divergent, car ou diminue ainsi le tirage qu'aurai! la cbambre noire si l'on employait pour grossir l'image un svstéme convergent.
L'objectil qui constitue la combinaison antérieure doit être aussi aplanétique que possible, c'est-à-dire donner une grande linesse au centre de l'image; la correction du foyer chimique doit être faite à 0,nmv>près; enfin, il faut que la lumière réfléchie par les lentilles soit aussi faible que possible.
Les deux systèmes optiques sont réunis par un système de tube
1. Bulletin de la Société française de photographie, 1898, p. 854.
à crémaillère ; la mise au point se réalise facilement. Un index se déplace le long d'une graduation donnant d'un côté le tirage de la chambre noire {fig. 95), de l'autre le grossissement obtenu. Pour
Fig. 95.
déterminer la position de l'index, en se base sur la relation qui indique la profondeur de champ et les deux profondeurs de foyer de l'appareil ; la position de l'index peut être fixé à 0mm2 près.
Dans certains appareils, tels que les téléobjectifs de Zeiss, les positions de Tindex sont fournies par des tables calculées parle constructeur et livrées avec chaque instrument.
1339. Tirage de la chambre noire. — M. C.-A. Steinheil 1 a déterminé d'une manière simple les rapports qui existent entre l'agrandissement
A, Hi>"'
Fig. 96.
obtenu par le téléobjectif et l'augmentation du tirage de la chambre noire. Soit une lentille divergente d'épaisseur infiniment petite; soit A, B2 un objet (ftg. 90), R, Bo son image virtuelle ; soit AH l'axe optique, H le point nodal, H, H le plan nodal, F le premier foyer virtuel d'une lentille divergente. Soit AH = a , BH = a, F H — f. On a :
1. Bulletin de la Société française de photographie, 1896, Annexe, p. 207.
TELEOBJECTIFS.
La réduction de l'objet est donnée parle rapport * ? — n. On a, de plus, dans les triangles semblables,
AtA2 a (
par suite P)
l'équation 1 1 1 donne
On en déduil (3)
si l'on Interpose une lentille convergente, soit H|Fj l'axe optique (/'//. 07),
Fij
H, un plan passant par le point nodal de la lentille positive. Hjun plan passant par le point nodal de La lentille négative; soit F, le foyer de la lentille positive. V, le foyer de In combinaison entière. Si la lentille négative n'existait pas, les rayons parallèles à l'axe Optique 0,0., formeraient leur foyer en I ', ; ces rayons sont déviés une seconde fois en O'iO'j parla lentille négative et tonnent leur foyer en Kf. Deux rayons quelconques partant du même objet passent par le peint nodal il, et sont déviés par la lentille divergente vers A, A».
Si l'on suit la marche des rayons en sens inverse, on peut admettre que l'on est dans le cas d'une lentille négative simple; l'objet A,A2 est en F2 dont l'image virtuelle l'>,R, s'est tonnée en K, : les rapports sont les mêmes quant à leur valeur. < m a
PtH| = a , FtH| = a.
La réduction n est en réalité un agrandissement v :
Si la distance focale de la lentille est connue, on peut déterminer pour un agrandissement quelconque v la valeur
(5) a = f(v-i), et, par suite,
(6) x==± = f£=ll.
Si F, correspond à la mise au point pour l'agrandissement d'une fois, F2 sera celle de l'agrandissement de v fois ; par suite, la distance F,F2 = rt — a donne l'augmentation du tirage correspondant à l'agrandissement de v fois :
Soit une lentille de 0m21 de foyer et un système d'agrandissement de — 0m079; soit un agrandissement de 10 fois :
Tel est le tirage de la chambre noire. On voit que pour obtenir la même échelle d'image il faudrait un objectif de 0m2L x 10 = 2m10.
On peut, à l'aide de ces formules et en employant le téléobjectif, déterminer la valeur de la distance focale. L'équation (7) donne
Il suffit de mesurer (a — a) accroissement de tirage et v agrandissement. En effectuant la mesure de a — a pour plusieurs agrandissements v et prenant la moyenne des résultats obtenus, on obtient une valeur plus précise de f.
1340. Objectif téléphotographique à lentille divergente. — Le
Dr Rudolph admet que dans la pratique un objectif téléphotographique se compose de deux systèmes de lentilles séparés l'un de l'autre par une lame d'air assez épaisse : l'un des systèmes e>t convergent, c'est l'élément positif; l'autre est divergent et constitue l'élément négatif. La distance focale du système divergent est plus courte que celle de l'élément positif.
Ces deux éléments sont disposés aux deux extrémités d'un tube dont la longueur est variable : la distance des deux systèmes peut donc être modifiée. Lorsque le minimum de Vécartement est atteint, le foyer postérieur de l'élément positif coïncide avec le foyer antérieur de l'élément négatif; la quantité dont le tube peut être allongé ne doit pas dépasser la distance focale de l'élément négatif. L'intervalle optique A est la distance du foyer
TÉLÉOBJECTIFS.
postérieur de l'élément positif au foyer antérieur de l'élément négatif. Ces conditions n'étaient pas réalisées dans tons les téléobjectifs ; elles le sont dans ceux construits par Zeiss et tous lea bons opticiens. Dans ces conditions, l'objectif est pratiquement utilisable pour la photographie : m A a une valeur différente de o, l'objectif léléphotographique peut prendre n'importe quelle distance focale jusqu'à La limite de celle de L'élément positif.
La distance focale /'d'un objectif léléphotographique, /", et f, étant elles des composants est
,-fjù
et en désignant par v = ~ le coefficient d'amplification de L'objectif télé- Ti
photographique
La distance du foyer antérieur Y île l'objectif léléphotographique au foyer antérieur F, de L'élémenl positif est