‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 4)Chapitre 44 sur 146 · PF · texte numérisé non relu

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La distance du loyer postérieur Y" de l'objectif t> l<; photographique au foyer postérieur F'| de L'élément négatif est

I/éloi^nemeni de l'objet est, pour un objectif léléphotographique avec coefficient d'amplification y un élément positif de distance focale /', . de

]>lus grande que pour un objectif photographique ordinaire de même distance focale f.

L'éloigneinent de l'image est, pour le même objectif téh photographique,

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plus faible que pour un objectif photographique ordinaire de même distance focale f.

1341. Emploi de l'objectif téléphotographique pour grands portraits. — L'objectif téléphotographique permet de réaliser, pour n'importe quel éloignement du sujet, toute grandeur de figure désirée, et réciproquement, pour une grandeur de figure donnée, toute perspective quelconque de l'image. Pour un éloignement

du sujet fournissant une bonne perspective, on emploie, si l'on fait usage de l'objectif télépbotograpbique, un tirage de chambre relativement court; il en résulte que cet instrument permet, pour un diamètre de lentille déterminée et dans le cas des portraits bustes, une pose plus courte que celle que nécessite l'objectif photographique de construction ordinaire.

L'objectif téléphotographique nécessite, pour une grandeur de figure donnée, un plus grand éloignement du sujet que l'objectif photographique ordinaire de même distance focale : donc le sujet sera photographié sous un angle plus faible et la perspective de l'image sera moins exagérée que si l'image avait été faite à l'aide d'un objectif photographique ordinaire de même distance focale. De plus, à ouverture relative égale, l'objectif téléphotographique possède une profondeur de foyer plus considérable, mais nécessite une pose plus prolongée que l'objectif photographique ordinaire. Toutes choses égales, d'ailleurs, les temps de pose propres aux deux genres d'instruments sont proportionnels au carré de Féloignement nécessaire du sujet.

Pour le portrait, les combinaisons téléphotographiques dont l'élément positif est un doublet d'ouverture f/6 à f/10 sont moins avantageuses que lorsque cet élément est constitué par un objectif simple rapide d'ouverture égale à celle du doublet. En effet, l'objectif simple (dont tous les verres sont cimentés l'un à l'autre) donne des images plus brillantes que celles fournies par les instruments doubles. On peut, d'ailleurs, construire ces objectifs simples de façon que leur clarté soit supérieure à celle des autres objectifs : ils permettent alors d'opérer très rapidement dans l'atelier, car les réflexions qui se produisent sur les surfaces de séparation de l'air et du verre produiront toujours un commencement de voile. Si l'on utilise un objectif double à la confection du téléobjectif, l'instrument fonctionne, en réalité, comme un triplet sous le rapport des pertes de lumière par réflexion ; il travaille, au contraire, comme un objectif double, si l'élément positif est constitué par une lentille simple ; mais, dans ce dernier cas, pour éviter la distorsion, il convient de ne pas donner à y une valeur plus grande que 2 ou 3.

Le Dr Rudolph1 a fait connaître les dispositions les plus avantageuses pour obtenir des portraits buste soit en demi grandeur naturelle, soit en grandeur naturelle, le sujet étant à des distances de

1. Dr Rudolph, Guide pour l'usage des objectifs télépliotofjrapliiques.

TÉLÉOBJECTIFS. lôô

oà 'i mètres de l'appareil, le tirage de la chambre étant compris entre 56 et 108 centimètres.

1342. Paysages pris d'un endroit très éloigné. — Dans ce cas. la rapidité n'est pas une condition indispensable ; l'on cherche surtout à diminuer le tirage de la chambre noire. Au point de vue du brillant de l'image, il vaut mieux employer un système composé d'un élément positif simple associé à une lentille divergente; dans ce cas, l'image est plus brillante que si l'on utilisait un doublet, mais on ne doit pas oublier que la distorsion est d'autant plus considérable que le coefficient 7 est plus élevé; par conséquent, si ce défaut n'a pas d'importance, et si. d'autre part, on doit opérer très rapidement, on s'adressera à une combinaison positive très lumineuse, à trois verres cimentés; au contraire, si Ton désire une épreuve absolument correcte jusqu'aux bords du champ, ou bieu si l'on désire un coefficient d'amplification très élevé, on s'adressera aux combinaisons doubles.

1343. Vues de monuments à grande distance. — L'emploi du téléobjectif est précieux pour obtenir des détails qui ne sont accessibles à l'objectif que d'une très grande distance. On peut, pour obtenir ces détails, travailler avec une liés longue distance focale; d'autre part, au point de vue de la commodité du maniement et de la stabilité de l'appareil, il y a lieu d'employer un tirage aussi court que possible; enfin, l'image doit être absolument exempte de distorsion : on utilisera donc un objectif double comme élément positif ; l'élément négatif sera choisi au mieux, de telle sorte que le coefficient d'amplification Yi c'est-à dire le rapport de la distance focale de l'élément positif à la distance focale de l'élément négatif, ail une valeur comprise entre :'> et ô.

1344. Détermination de la longueur focale et de l'ouverture du diaphragme. — On peut déterminer empiriquement cette longueur focale par le procédé suivant : ou met au point un objet très éloigné ; l'image doit se former au milieu du champ : on relève exactement la longueur du tirage de la chambre noire; sans modifier

.la distance des deux éléments, on met au point un petit objet quelconque, l'image étant en grandeur naturelle; on relève de nouveau exactement la longueur du tirage : la di llérence entre les deux relevés exprime la distance focale principale du système téléphotographique.

L'ouverture relative O du téléobjectif a pour valeur celle du rapport

dans lequel D représente le diamètre de l'ouverture apparente du diaphragme et f la distance focale de l'objectif téléphotographique dans les conditions particulières (distance des lentilles) de son emploi.

1345. Images obtenues à l'aide du téléobjectif. — 11 est

plus difficile d'obtenir de bonnes images quand on emploie un téléobjectif que lorsque l'on utilise un objectif ordinaire. En effet, s'il s'agit de produire des portraits de grandeur naturelle, la mise au point est très délicate à cause de la faible profondeur de foyer de l'appareil; s'agit-il, au contraire, d'obtenir des images d'objets très éloignées, l'état de l'atmosphère exerce une influence considérable sur la nature de l'image : le défaut d'homogénéité de température des diverses couches d'air que traversent les rayons lumineux est souvent la cause d'un manque absolu de netteté de l'image. On constate ce manque de netteté lorsque pendant l'hiver on photographie un paysage, l'appareil étant placé dans l'embrasure d'une fenêtre d'un appartement chauffe : l'air chaud s'échappant au dehors produit des perturbations considérables dans la marche des rayons lumineux, perturbations qui se traduisent par un manque absolu de netteté. Le même phénomène se constate en plein air lorsqu'une colonne d'air chaud venant d'une cheminée, d'une toiture surchauffée par les rayons du soleil, etc., s'élève entre l'objet et l'appareil; l'image est absolument floue.

La première condition à réaliser dans la photographie des paysages est donc de ne travailler que par un temps clair, l'atmosphère étant calme et la température pas trop élevée.

1346. Divers types de téléobjectifs. — M. Dallmeyer a construit pour M. Bergheim un objectif à verres simples, basé sur le principe du téléobjectif : il peut donner des images depuis la dimension de la carte-album jusqu'à la grandeur naturelle. Les épreuves, obtenues sont très harmonieuses; la netteté sur les divers plans est meilleure que celle obtenue par l'emploi de verres de bésicles.

M. Fleury Hermagis a combiné un nouveau téléobjectif pour ins-

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