Photo-Gazette, 1892, p
2. Bulletin de la Société française de photographie, 1891, p. 354.
OBTURATEURS. Un
deux demi-volets V et V, associés dans leurs maniements par une bielle. Il permet «le Taire ta pose soit en un coup, soit en deux coups de poire.
L'obturateur de M. Krauss comporte aussi deux lamelles se mou-
Pig. 102.
vaut séparément. La vitesse de ces lamelles est considérable le rendement est très grand, car l<i temps de pleine pose est huit fois plus long que le temps nécessaire pour l'ouverture et la fermeture. L'instrument est muni d'un diaphagme iris en ébonite, ce qui permet le montage de tous tes anastigmats. La construction très soignée de cet obturateur renfermé dans une boite métallique permet d'obtenir de très grandes vitesses sans que des secousses soient communiquées à la chambre noire; la netteté de l'image est donc conservée. Tout le mécanisme est renfermé dans une boite métallique; on règle les diverses vitesses à l'aide d'un bouton moleté que l'on aperçoit sur la gauche de la figure H»;;. Le déclenchement peut s'etfectuer soit à la main en appuyant sur une petite tige à ressort, soit à l'aide d'une poire en caoutchouc.
Dans l'obturateur de M. IMpon. le nombre des lamelles est suffisant pour constituer un véritable iris: le mouvement des lames est obtenu au moyen d'un ressort contenu dans un barillet qu'on peut déclencher à la poire ou bien en appuyant avec le doigt sur un bouton; un frein permet de modérer la vitesse du fonctionnement
dans d'assez grandes limites. Les dimensions de cet appareil sont des plus réduites. Il en est de même de l'obturateur de M. Turillon : l'instrument destiné aux dimensions de plaques les plus usuelles n'a que 8 centimètres de long, 5 de large et 4 millimètres d'épaisseur. Lorsque l'on opère avec des vitesses très faibles, une
Fig. 103. Fig. 104.
modification spéciale permet aux lamelles obturantes de s'ouvrir et de se fermer sous l'action d'un piston actionné plus ou moins rapidement, suivant la pression exercée sur la poire1.
Les obturateurs de MM. Zeiss, Voigtlander, Clément et Gilmer, Bausch et Lomb sont des instruments plus ou moins analogues aux précédents; les uns et les autres permettent d'obtenir de bons résultats. Ils peuvent être armés sans démasquer la plaque.
1355. Obturateur à mouvement latéral alternatif. — Si
l'on suppose que le nombre des lamelles de l'obturateur iris se réduise à une, on a une lame qui démasque tout le faisceau lumineux et revient l'obturer par un mouvement en sens inverse (fig. 104). L'inconvénient de ce système réside en ce que la partie latérale du faisceau qui est démasquée la première admet librement l'accès de la lumière pendant toute la durée de l'exposition, tandis que la partie opposée démasquée la dernière est obturée la première; par conséquent, la lumière agit pendant des espaces de temps qui vont en décroissant d'un bord de la plaque à l'autre.
Parmi les obturateurs rentrant dans cette catégorie, il convient de
1. Bulletin de la Société française de photographie, 1896, p. 29.
citer L'obturateur à pumpe, de Laverne; la lamelle obturante (////. i05) se place dans la feule du diaphragme à vannes. Les montures d'objectifs se faisant généralement avec diaphragme iris, ce type d'obturateur est à peu près abandonné aujourd'hui.
§3. — Obturateurs montés en dehors du diaphragme.
1356. Obturateurs à guillotine. — Les obturateurs <{u<i Ton peut monter en dehors du diaphragme peuvent être de diverses caté-
Fig. !«•:
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«il
Ma. 106
gories: les plus employés sont les obturateurs à guillotine, simple ou double, on peul disposer l'appareil : 1" entre l'objectif el la plaque
sensible; ou bien. 'J" en avanl de l'objectif.
Guillotine simple cuire in }>h///it<> ci l'objectif* — La guillotine peut être placée presque au contael delà plaque sensible, ou bien presque au contael de la lentille postérieure <l<' l'objectif. N«>us avons vu qu'au poinl de vue du rendement, il y avait avantage à placer la guillotine aussi près que possible de la plaque, à augmenter la hauteur de la lente ainsi ([ne la vitesse de chute.
M. Fauvel a construit, sur les indications de M. le colonel Moessard, un volet obturateur, constitué par un cadre de bois dans lequel coulisse un volet rigide, percé à sa partie inférieure d'une fente de 5 millimètres de haut (fig. 106) ; en bas du volet, on accroche à volonté le bord d'un store opaque qui s'enroule sur un tube métallique logé dans la base du cadre : un ressort spiral, enfermé dans le tube, tend a maintenir le store enroulé et le volet fermé, et à les ramener à cet état quand on les en a écartés ; un pignon extérieur permet de faire varier la tension de ce ressort et sa force de rappel.
Pour armer l'obturateur, on tire le volet de bas en haut : le store se déroule et intercepte la communication optique entre l'objectif et le châssis; au bout de la course, deux petits taquets à ressort entrent dans des encoches taillées sur les tranches du volet et le maintiennent levé. On ouvre alors le châssis, on débouche l'objectif et, au moment voulu, on presse sur un petit bouton qui déclenche les taquets : le volet retombe avec une vitesse qui varie suivant la ten-
sion du ressort. La pose a duré le temps du passage de la fente devant chaque point de la plaque sensible; ce n'est que dans le cas de phénomènes très rapides que la déformation de l'image résultant du déplacement de l'objet est sensible à l'œil. (I, 264 ; A, 1118.) M, Ponton d'Amécourt a fait construire par Belliéni, à Nancy, un
obturateur à rideau 1 : le rideau est muni d'une fente étroite qui se meut devant la plaque. Pour obtenir le maximum de rendement avec ces obturateurs de plaque. il faut : 1" disposer les bords de la fente aussi près que possible de la surface sensible; 2° que la fente soit parallèle au grand côté de la plaque. 3° Cette fente doit avoir une certaine largeur, et s'il y a lieu de diminuer la durée du temps de pose, on augmente la vitesse de translation du rideau (flg. loi).
On remplit très aisément ces conditions à l'aide de l'obturateur désigné par M. Thornton-Pickard sons le nom de Focal plane Shut* ter. Cet obturateur (Shutter) se plaee à l'arrière de la chambre noire; le châssis se monte derrière l'obturateur (Slide) {fig. 108).
Le déclenchement s'effectue à ta poire. Pour la mise ao point, le rideau possède une ouverture qui est exactement de la dimension de la plaque. La l'ente qui permet l'admission de la lumière est de la largeur de cette plaque. La mise au point étant effectuée, «m déroule le rideau et on arrive à une partie pleine qui masque la plaque; on introduit le châssis, on l'ouvre, on déclenche l'appareil et la fente passe devant la surface sensible: elle est remplacée Immédiatement par une parti. » pleine du rideau qui protège la plaque après l'exposition et jusqu'à la fermeture du châssis. La largeurdela fente (fig. t09 et HO) peut être réglée dans cet obturateur de manière à obtenir des temps de pose variant de 1 90« Ô 1 1000« de seconde : on arrive à ce résultat à l'aide de deux petites chaînettes qui peuvent s'allonger ou se raccourcir à volonté tout en maintenant le parallélisme de la fente. Les bonis de la fente sont formés par deux petits tubes métalliques dans lesquels viennent se loger les deux petites chaînes for-
l, Bulletin de la Société française de photographie, |>. \-iH.
niées de dix anneaux. La première chaîne, fixée par un bout à l'une des extrémités du tube inférieur, peut s'accrocher par un quelconque de ses anneaux à l'extrémité opposée du tube supérieur. La chaîne est tendue par un ressort contenu dans le petit tube; la seconde chaîne est fixée à l'extrémité de ce ressort à boudin : cette seconde chaîne peut être accrochée à l'extrémité du lube supérieur et du tube inférieur dans lequel elle est encore tendue par un ressort à boudin reliant les deux autres extrémités de chaque chaîne. Le réglage de la fente s'effectue en tirant ou lâchant les chaînes et les fixant dans une position déterminée par le nombre d'anneaux que l'on fait sortir des tubes : ce nombre doit être le même des deux côtés. La vitesse de l'obturateur se détermine d'après la lecture de la fraction marquée par l'indicateur de vitesse (//>/. HO) : on multiplie cette fraction par le nombre d'anneaux qui sont au dehors du tube; s'il n'y a qu'un anneau, la vitesse est celle lue sur l'indicateur : avec dix anneaux, elle est dix fois plus faible. Les négatifs obtenus en se servant de cet obturateur se développent facilement : les images sont brillantes, car la lumière ne pénètre qu'à travers la fente au moment de la pose; la plaque est protégée par le rideau et ne peut être atteinte par les reflets qui peuvent se produire à l'intérieur de la chambre noire.
M. le capitaine Abney 1 a fait observer que cet obturateur peut donner de la distorsion pour un objet en mouvement : un homme en marche est photographié comme s'il tombait en avant ou en arrière, suivant que l'obturateur marche de haut en bas ou de bas en haut. Cette déviation de la position des objets en mouvement n'est perceptible que dans quelques cas très spéciaux. M. le capitaine Colson2 a montré comment, à l'aide du pendule qui sert à mesurer la vitesse des obturateurs (1361), on peut apprécier ces déformations de l'image par la courbure de l'image du til : cette courbure est plus ou moins prononcée, suivant la position du fil, le sens et la vitesse de son déplacement, le sens et la vitesse de la fente du rideau. On détermine d'ailleurs facilement la vitesse correspondante de la fente d'après la durée de pose donnée par le flou de l'image du fil en face des crans et d'après la largeur connue de la fente.
M. Barisien a imaginé un obturateur de plaque constitué par une boîte ayant la forme d'un cylindre aplati. Ce cylindre peut se mou-