Ibid., p
CHAMBRES NOIHÈS. 195
En tirant le volet, un plan incliné écarte les crochets retenant la première plaque qui tombe en avant pendant que d'autres arrêts viennent empêcher la deuxième plaque d'avancer; en repoussant le volet, la deuxième plaque est poussée par la pression des ressorts et vient automatiquement reprendre la place de la première; un compteur automatique indique
Kiir. 1
permis de réduire considérablement le volume de l'appareil. La chambre noire rappelle assez bien l'aspect extérieur de La jumelle Carpentier: mais
là s'arrête la ressemblance {fig. 142). Le magasin contenant les plaques est susceptible de tourner autour d'un ax^ parallèle à l'un des côtés de la plaque qui a été exposée {fig. 143). Dans ce mouvement, la plaque qui vient de poser est retenue par deux griffes {fig. 144): en se retirant, le magasin
Fig. 1 15; Fig. 146.
laisse disponible un volume suffisant pour permettre à la plaque de se loger au fond de l'appareil : elle s'appuie alors sur les deux ressorts qui sont au fond de ce magasin. En effectuant la manœuvre inverse, qui a pour
objet de remettre le magasin en place, cette plaque prend forcémen place sous les autres. Les nouveaux modèles de ces instruments sont entièrement métalliques (aluminium et laiton).
La jumelle photo-sportive de M. Lefèvre est du type des jumelles à magasin tixe contenant trente plaques 6,5 X 9. Un mécanisme analogue à celui employé dans les jumelles de courses rapproche ou éloigne de la
GHAMBUES NOIRES
plaque l'objectif qui porte sur Le tube l'indication des distances depuis l'infini jusqu'à 1«50. Cette mise au point existe aussi dan- la lorgnette de M. Schrambach, appareil qui comporte un magasin indépendant de la chambre de s<»rtc qu'on peut emporter un certain nombre dé ces maga-
Kig. 1 ». Pïg. 1 ».
sins à cadres métalliques lorsqu'on part pour une excursion un peu
longue. La manœuvre d'un rideau au moyen d'un bouton placé à l'extérieur permet de l'aire la substitution d'une plaque à l'autre, et ses substitutions sont enregistrées par un compteur.
Dans la jumelle mise en vent,, par M. Lacour {/lg. 1 tô et / i6) et munie du nouvel eurygraphe anastigmatique de cet habile opticien , le système
Fig. 150.
d'escamotage des plaques est des plus ingénieux : un volet Sépare !«' magasin de l'espace réservé aux plaques impressionnées; en tirant le volet {fig. 1 17), un plan incliné ('•carte l.-s crochets retenanl la première plaque,
qui tombe en avant pendant que des arrêts viennent empêcher la deuxième plaque d'avancer; en repoussant le volet, la deuxième plaque est poussée
par la pression «les ressorts et vient automatiquement reprendre la place de la première. Qn compteur automatique indique le nombre de plaques
posées; un viseur clair muni d'un œilleton pour la mise en plaque correcte du sujet permet de viser à la hauteur de l'œil; l'obturateur à vitesse variable s'arme sans démasquer l'objectif.
Dans la jumelle Mackenstein, le magasin est indépendant et une cré-
maillère permet la mise au point à toute distance à partir de 1 mètre (fig. 148). L'escamotage des plaques se fait au moyen du rideau de fermeture dont chaque mouvement de va-et-vient a pour effet de faire sortir la plaque impressionnée et de la conduire dans un sac de cuir (fig. 149)
Fig. 153.
ce qui permet de saisir sur tranche le cadre métallique qui la contient (fig. 150) pour la placer derrière les plaques non impressionnées : cette opération s'effectue à l'abri de la lumière, dans le sac de cuir qui se trouve sur l'un des côtés du magasin. Cet appareil peut être monté sur pied
GHAMBKES NOIKKS.
{fig. loi)', il est muni d'un viseur clair ou du chercheur Davanne {fig. 152). On peut aussi employer un viseur à réflexion ou tout autre système de viseur. L'escamotage par le rideau de fermeture est un excellent dispositif employé dans un très grand nombre d'appareils à main; parmi ces derniers, il convient de citer la simili -jumelle Zion à mise au point facultative et qui réunit tous les perfectionnements que Ton rencontre dans les appareils de ce genre (fig. {53). Tous ces instruments sont construits pour les formats 6,5 X ï>, î» X l i et stéréoscopiques.
1369. Chambres à magasin. — La chambre & main imaginée par Guitton de (iiraudv est un appareil automatique dont le maniement est des
Fig. L5A. Fig. 156.
plus faciles : il sufiit d'une simple pression sur un bouton pour déclencher l'obturateur, exposer la plaque, la remplacer par une nouvelle et en même temps armer L'obturateur. Cet accessoire est placé derrière l'objectif; la lamelle obturante est en forint' de secteur circulaire et actionnée par un mouvement d'horlogerie que l'on remonte à fond en garnissant l'appareil, de telle sorte que l'obturateur est toujours armé. Le changement de plaque t'effectue automatiquement à l'aide d'un second mouvement d'horlogerie commandant un axe terminé par une ancre. Cette ancre maintient en place la plaque qui va poser; aussitôt que l'obturateur se referme, la lamelle obturante t'ait déclencher le second mouvement d'horlogerie : celui-ci se met en marche et t'ait fonctionner un échappement à ancre qui libère la glace venant de poser et lui permet de faire un mouvement de bascule dans lequel elle passe de la position verticale à la position horizontale en démas-
quant la plaque suivante qui se trouve dès lors prête à recevoir l'impression lumineuse. La lamelle obturante peut être animée de quatre vitesses différentes, et un dispositif spécial permet de faire les épreuves posées. Toutes les manœuvres s'effectuent avec rapidité et précision en serrant fortement contre la poitrine la face latérale gauche de l'appareil au moyen des deux mains, en réservant l'index de la main gauche pour presser le bouton de déclenchement ; on peut alors viser à son aise le modèle sans regarder dans sa direction {fig. 154). L'objectif est un anastigmat Zeiss F/9 à mise au point par coulant hélicoïdal ; les porte-plaques sont en tôle d'aluminium et, par conséquent, très légers.
M. Buisson, de Cannes, a construit un appareil pouvant contenir douze plaques ou vingt-cinq pellicules. Le changement des plaques se fait par un dispositif analogue à celui adopté dans le vélocigraphe d'Hermagis, à cette différence près que les plaques exposées tombent dans la seconde partie de la chambre, formant, pour ainsi dire une boîte à glace protégée par un rideau que l'on ouvre et que l'on ferme de l'intérieur; un compteur automatique indique le nombre de plaques exposées l.
Il existe encore plusieurs autres appareils dans lesquels le changement de plaque s'effectue par la seule pression d'un bouton ou par l'action de tirer et de repousser une tige métallique, comme dans le duodécagraphe de Cadot, le vélocigraphe d'Hermagis (A, 1137), la chambre Maronier2 construite par Guillcniinot (fig. 155 )
Dans l'appareil que MM. Clément et Gilmer fabriquent sous le nom de La Navette, douze plaques 9 x 12 sont placées l'une derrière l'autre au fond d'une boite; lorsque la pose est terminée, il suffit d'agir sur une sorte de tiroir placé à l'avant, au-dessous de l'objectif, pour que la plaque d'arrière, saisie par deux griffes, soit entraînée au-dessous des autres et vienne, par le retour du tiroir, se placer en avant. Ce mouvement en avant du tiroir arme l'obturateur et actionne un compteur indiquant le numéro de la plaque posée.
Dans la détective Henry, les plaques, après la pose, tombent dans un magasin de réserve, d'où on les retire pour les développer.
Le changement de plaque peut être fait de bien des manières dans ces divers appareils; c'est ainsi que dans le Foligraphe les châssis forment un tout, une sorte d'album dont les feuillets sont précisément les porte-plaques : ils se présentent successivement devant l'objectif à chaque tour d'une manette. On peut employer tout ou partie des plaques, retirer celles qui ont été impressionnées sans confusion ni erreur, puisque l'on n'a pas à toucher aux plaques non exposées.
On peut utiliser pour ce changement le mouvement de va-et-vient que l'on peut communiquer à la plaque en lui faisant abandonner après la pose la série de plaques non insolées pour la placer ensuite derrière les plaques à faire poser. M. Echassoux3 a établi sur ce principe un appareil dont les dimensions extérieures sont à peu de chose près les mêmes que celles des plaques qui lui sont destinées. Aucune pièce importante n'est placée en