British Journal of Photography, 21 février
avec le ruban ou la poudre de magnésium pure; en revanche, les lampes donnent une quantité de fumée très notablement inférieure à celle des photo-poudres, et le rendement graphique du magnésium en poudre
Fi g. 183.
employé seul est de beaucoup supérieur à celui des photo-poudres. En brûlant le métal dans une lampe à gaz alimentée par l'oxygène on obtient le maximum d'énergie graphique. La lampe imaginée dans ce but par M. Humphrey1 permet d'imprimer les positives sous châssis (fig. 182).
Fis. 184.
C'est une lampe à gaz alimentée par de l'oxygène; le magnésium est maintenu dans un réservoir de forme ovoïde. On allume le jet de gaz après avoir tourné doucement le robinet; ce gaz brûle entre deux nappes d'oxygène qui se trouve en grand excès. Pour obtenir l'éclair magnésique ou la lumière continue il suffit d'ouvrir et de fermer brusquement le robinet à gaz dans
1. Bulletin de la Société française de photographie, 1892, p. 99.
ACCESSOIRES DIVERS
le premier cas, ou de le maintenir ouvert dans le second : la pression du gaz est suffisante pour chasser le magnésium, qui brûle alors complètement et très rapidement.
Cette combustion rapide du magnésium est indispensable, et la plupart des lampes ont été construites dans Le but d'atteindre ce désidéra tu m. Dans la lampe établie par MM. Clément et Gilmer on utilise la puissante flamme fournie par les lampes à souder (fig. 183). Un petit tube à chargeur de magnésium peut être actionné par une poire de caoutchouc; dès que la flamme «le la lampe est suffisamment formée, il n'y a qu'à presser sur la poire pour chasser le métal en poudre et en assurer la combustion. Dans la lampe Vesper construite par M. Bardin, Le magnésium contenu dans un réservoir A (fig. Î84) est chassé dans La flamme d'une lampe à alcool ou
Fig. 185.
autre liquide combustible renfermé en G. Un très grand nombre de lampes sont basées sur le même principe. M. Demaria a établi récemment une lampe dans laquelle le jet de magnésium est établi en forme d'éventail : la combustion est complète; un rétleetrur permet de renvoyer la lumière sur le sujet à photographier. Il est Important que la source Lumineuse ne soit pas à surface trop petite, sans quoi on obtient des ombres trop dures et des images manquant de modelé; on évite cet inconvénient on se servant des lampes multiples de M. Boyer (fig. 1S5). Li s lampes de MM. (iaillard, Fribour et liesse, Poulenc brillent facilement la poudre de magnésium.
On obtient le modelé en utilisant Les photo-poudres répartis en traînées dans un petit auget <Ie tôle formé à L'aide d'une lame de métal ployée en forme de V, à angle très obtus; cette traînée doit être enflammée par Le milieu pour que la combustion se produise dans Le minimum de temps.
M. le commandant Fourtier a étudié les photo-poudres au point de vue de La grandeur des flammes; il les a mesurés en photographiant sur fond noir les photo-poudres mis en expérience. Sur le fond noir étaient ten-
dus des cordonnets de coton blanc formant un quadrillé de 0m10 de côté; la charge enfermée dans du papyroxyle était suspendue à un fil métallique fixé à une petite potence dans le haut de l'écran. On photographiait dans l'obscurité la gerbe ainsi produite, déflagrant à 0m80 de l'écran; la réduction était de 1/UX Chaque photo-poudre donne une flamme d'une physionomie spéciale (ftg. 186 et 187), le volume de la gerbe étant très variable
Fig. 186. Fig. 187.
pour les mêmes poids de poudre. Les essais ont porté sur les poudres Gœdike (Mgl, Mg2), Taylor (Mg3), Lord (Mg4) et quelques poudres du commerce. Les formules de ces diverses poudres sont :
Mgl
Mg2
Mg3
Mg4
Permanganate de potasse
Ferrocyanure de potassium. .
Il résulte de ces essais que les poudres au chlorate riches en magnésium donnent le plus fort volume de gerbe; le sulfure d'antimoine a une action très marquée sur le volume de cette gerbe.
Pour mesurer la vitesse de combustion, M. Fourtier a utilisé la méthode de M. Houdaille l, méthode qui consiste à photographier un voyant composé