‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 4)Chapitre 63 sur 146 · Photo-Gazette, 1883, p. L · texte numérisé non relu

Photo-Gazette, 1883, p. L

'>. Ibid., L895, p. 58.

:>. Bulletin de l'Association belge de photographie, 18'Ji, p. 611.

Les verres des lampes à pétrole se cassent facilement. M. Marion supprime ce verre dans l'appareil appelé bromo-lampe, et destiné à fournir la lumière nécessaire aux impressions par contact et aux travaux de laboratoire. Cette lanterne est munie de trois verres : blanc, jaune et rouge ; on peut se servir d'eux isolément ou les combiner au moyen d'une simple coulisse; elle possède aussi un obturateur actionné par un levier pour faire l'obscurité absolue ; elle est munie d'un bec spécial qui permet de consumer le pétrole sans l'emploi d'un verre, et d'un réflecteur de forme telle que l'on obtient le maximum d'intensité lumineuse; la mèche se règle de l'extérieur1.

On a étab'i divers modèles de lampe à incandescence pour l'éclairage du laboratoire. Celui de M. F. -M. Richard consiste en une lampe ordinaire, placée à l'intérieur d'une cheminée à gaz en verre épais dépoli, teinté dans la masse ou doublé d'une forte couche de cristal rubis foncé. Cette cheminée est montée sur une pièce repoussée se plaçant entre la douille et le raccord de la lampe: le tube est coiffé d'une seconde pièce qui arrête complètement les rayons émanés de la lampe On construit depuis peu pour cet usage des verres rubis foncé. Ces verres, de la forme d'un très gros tube fermé à une de ses extrémités et ouvert à l'autre, portent à cette extrémité un anneau métallique serti qui maintient une étoffe inactinique : l'étoffe, absolument imperméable à la lumière, enveloppe la douille et le corps de la lampe; la lumière rouge éclaire seule l'opérateur. Ce modèle est très utile pour le voyage, l'usage de la lumière électrique étant très répandu dans les hôtels. On pe°ut d'ailleurs recouvrir les lampes électriques de papier rouge ou jaune transparent dont on place trois ou quatre épaisseurs sur la lampe et que Ton fixe à l'aide d'anneaux en caoutchouc à la douille de la lampe. Le papier huilé, les pellicules souples de gélatine recouvertes de collodion à l'aurantia ou à la chrysoïdine sont d'un bon emploi pour cet usage; mais il est indispensable de réduire au minimum l'intensité de cet éclairage; on y parvient en employant plusieurs épaisseurs de papier inactinique.

On peut d'ailleurs préparer très facilement les verres de couleur destinés à l'éclairage du laboratoire obscur ou les pellicules incassables. On nettoie une feuille de verre, on la polit avec un tampon de papier imprégné de talc, on la collodionne, on laisse sécher la surface du collodion et on recouvre cette surface avec une solution contenant 4 grammes de gélatine, 1 litre d'eau et 15 c. c. d'une solution d'alun de chrome à 2 %; quand cette pellicule est complètement sèche, on la recouvre d'une couche de collodion à l'aurantia. On prépare ce collodion en faisant dissoudre 4 grammes d'aurantia dans 100 c. c d'alcool; on filtre cette solution et on l'ajoute à 300 c. c. de collodion ordinaire contenant 4 o/0 de coton-poudre. Si la teinte est trop claire, on peut superposer plusieurs couches. Pour obtenir un verre rouge, on mélange : A) alcool, 100 c. c; aurantia, 5 grammes; B) rose Bengale, Il grammes; alcool, 100 c. c. On ajoute le mélange de ces deux solutions à 600 c. c. de collodion à 4 o/0. Lorsque la couche de préparation est complètement sèche, on incise les bords, on soulève la pellicule qui abandonne le verre

1. Bulletin de la Société française de photographie, 1805, p. 125.

ACCESSOIRES DIVERS

MM. E. Wiedeman et (1. Schmidt ont montré que la naphtazarine dissoute dans l'alcool arrête les rayons verts, biens et violets, ne laissant passer que les rayons act iniques rouges, orangés et jaunes; mélangée à d'autres couleurs, elle peut donc fournir des vitres utilisables pour l'éclairage du laboratoire '.

Le papier peu actinique s'obtient à l'aide des papiers colorés servant à la confection des fleurs. On prend deux feuilles de papier rouge rubis, on les enduit de vernis et on les applique Tune sur l'autre, vernis en dedans; on presse fortement pour faire sortir l'excès de vernis et l'on obtient une feuille transparente. On peut obtenir une nuance plus foncée eu plaçant une feuille de papier orange entre les deux feuilles rouges; mais il est mieux de placer entre la plaque sensible et la source lumineuse plusieurs feuilles de ce papier et île manipuler 1rs plaques aussi loin que possible de la source lumineuse.

1382. Éclairage artificiel au magnésium. La lumière du ma^uèsiiim est, de toutes les lumières artificielles, celle qui fournit le plus de radiations utiles au photographe. <)u peut brûler !<■ magnésium seul, soit

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en lits ou rubans, soit en poudre; on peu t encore le mélanger avec diverses substances comburantes : on obtient alors ce qu'on appelle un phoUh poudre. L'une des qualités principales de ces mélanges est de fournir un éclair d'une durée très courte: en outre, l'emploi de ce photo-poudre ne» nécessite aucun préparatif préliminaire, aucun matériel, ce qui n'a pas lieu

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