‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 4)Chapitre 66 sur 146 · Paris-Photographe, 1892, p · texte numérisé non relu

Paris-Photographe, 1892, p

ACCESSOIRES DIVERS

poudre de magnésium sans mélange d'autres substances est brûlée dans trois lampes à l'alcool, à la dose de 0^5 de magnésium par lampe. Chaque lampe est munie d'un réflecteur constitué par un miroir concave do 0">-27 de diamètre. Deux des lampes sont suspendues à 2 mètres de hauteur et à 0ln50 ou 0'''G0 derrière l'écran translucide ; la troisième est placée à 0mG0 de hauteur. A droite et à gaucho, au-dessus do l'écran, on atténue au moyen de rideaux bleus toute la lumière produite par le magnésium : les ombres trop accentuées sont ainsi adoucies. Les trois lampes sont actionnées en même temps. Au lieu d'employer comme réflecteur un miroir, on peut se servir d'une sorte de paravent à deux lames dont les faces sont recouvertes de calicot blanc d'un côté et de papier argenté de l'autre. On se sert de l'une ou l'autre de ces faces suivant l'effet que l'on veut obtenir.

Si l'on emploie les photo-poudres, il y a avantage à diviser les charges dans un grand nombre de godets qu'on enllamme simultanément. M. Willianes 1 emploie trente-six godets contenant 0p,O35 de magnésium chacun et place le sujet à 2*50 des sources lumineuses. Pour obtenir l'inflammation simultanée de plusieurs éclairs magnésiques. rien ne vaut la mise de feu électrique2. On peut employer un lil de platine très lin, entouré de cotonpoudre; le fil de platine en s'échaulfant fait brûler le fulmicoton qui

enflamme le photo-poudre.

On peut obtenir des négatifs sur plaque oi thochromatiquo en se servant de la lumière du magnésium3. M. Le Hoy a indiqué l'emploi d'un mélange de 5 parties de bioxyde de baryum avec 1 gramme ;'i l-'ô de magnésium; mais lorsqu'il est nécessaire de mettre en œuvre des doses massives de photo-poudre, les fumées produites peuvent occasionner des phénomènes d'intoxication nettement caractérisées; c'est ce qui peut arriver avec les photo-poudres qui contiennent du sulfure d'antimoine, du ferrocyanure de potassium, du nitrate de baryte, de cuivre, des permanganates, des chromâtes, etc.

Pour se débarrasser de ces fumées, MM. Bourchani et Maire t 4 se servent de chambres à combustion de différentes grandeurs, suivant la quantité de mélange à brûler. Le devant de l'appareil est fermé par une glace mobile permettant d'ouvrir l'appareil et de vider la fumée provenant de l'éclair magnésique. Le photo-poudre est placé dans une petite cuvette accrochée au tond de la chambre à combustion; à cette cuvette est fixée un percuteur qui fonctionnes l'aide d'un ressort mis en mouvement par une poire en caoutchouc. La fumée qui provient de la combustion est emmagasinée dans un sac placé au-dessous do l'appareil. L'effet de la dilatation des gaz sur les parois de la boite est à peu prés annulé au moyen de poches en

éloifo, protégées par des boites métalliques placées au sommet et sur les côtés de l'appareil. La poire en caoutchouc qui sert au déclenchement d'un appareil peut on actionner plusieurs autres. Les photo-poudres sont d'un maniement dangereux; si le vase ou le

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