Wilson's Photographie Maga zi ne, ÎS'.M. m" fô
2. linllefin de l'Assoritdion belge de photographie, IS'.M, p. 171).
Aidi'-uir/iioire de photographie pour 1894 et Bulletin de. V Association belge de photographie, iss.x.
I. Bulletin de V Association belge de photographie, 1X(.>:>, p. 101.
flacon qui contient ces mélanges est bouché à l'émeri, il suffira du frottement du bouchon sur une parcelle de la substance pour produire l'inflammation et par suite l'explosion du récipient. On conserve ces poudres dans de petits sacs en papier Bengale (papyroxile) contenant 1, 2, 4, 8 grammes de mélange; ces cartouches peuvent alors être renfermées dans un flacon à fermeture hermétique. Les photo-poudres absorbent très facilement l'humidité de l'air et la durée de leur combustion est alors considérablement augmentée. On peut diminuer les chances d'accident provenant de l'emploi des photo-poudres en utilisant les papiers-éclairs.
Pour les préparer1, on recouvre une feuille de papier quelconque d'une couche de colle de farine ou d'amidon, on répand dessus de la poudre de magnésium et on frotte le tout avec les doigts jusqu'à ce que la poudre adhère sur toute la surface du papier. Après séchage, on colle sur cette couche une feuille de papier bavard préalablement plongée dans une solution saturée de chlorate de potasse et séchée. Quand les deux feuilles ainsi collées sont sèches, on les découpe en bandes; ces bandes, en brûlant, produisent une grande quantité de lumière. On peut aussi coller du magnésium sur les deux faces du papier et l'enfermer entre deux feuilles de papier au chlorate de potasse: finalement, on colle une feuille de papier Joseph de chaque coté. Ces « sandwichs » de magnésium brûlent fort bien et sont faciles à conserver. Tout danger d'explosion peut être évité si l'on recouvre d'une mince feuille de papier le magnésium collé à la première feuille. Sur l'enveloppe extérieure on applique de la colle de pâte et on tamise du chlorate de potasse sur cette feuille. Quand tout est sec, on découpe des lanières étroites, de longueur convenable, auxquelles on met le feu au moment voulu; cette opération peut être faite à l'aide de papier buvard trempé dans une solution concentrée de salpêtre et séchée ensuite. Ce papier brûle comme de l'amadou; on a donc tout le temps d'allumer et de prendre place dans le groupe que l'on veut photographier, comme l'a indiqué le Dr Meydenbauer2.
M. Muller3 prépare le papier qui doit servir pour l'allumage en l'immergeant dans une solution composée de 3 parties d'azotate de potasse, 10 parties d'eau et 1 partie de chlorate de potasse; il le laisse sécher et le découpe en lanières. La poudre-éclair est formée d'un mélange de 30 grammes de perchlorate de potasse et 20 grammes de magnésium. Au moment d'opérer, il tord sur toute sa longueur une bande de papier nitré de 3 centimètres de large, 8 centimètres de long, et fixe à l'extrémité un fil ou deux de fulmicoton. Gestils doivent dépasser le papier d'environ 2 centimètres. Le photopoudre est versé en petit cône sur une plaque de tôle ou sur un carton fort. Le papier est relié au mélange par les fils de coton-poudre qui plongent dans la poudre. Gomme le papier tordu brûle assez lentement, l'opérateur a le temps de l'enflammer et de rejoindre le groupe dans lequel il veut figurer.
On a proposé d'utiliser un photo-poudre à base d'aluminium. La meilleure formule (A. 1146) est celle qu'a fait connaître M. Villon sous
1; Bulletin du Photo-Club de Paris, 1896, p. 186.