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ACCESSOIRES DIVERS

1385. Appareils pour fonds dégradés. M. Faller1 construit un petit appareil très pratique pour maintenir en place les dégradateurs employés habituellement. L'appareil consiste en une glissière qui se fixe au moyen de deux vis sur le bord du châssis et dans laquelle coulisse une tige portant un ressort à Bon extrémité; on règle la position de la tige jusqu'à ce que le ressort vienne appuyer sur le bord du dègradateur, et on l'immobilise dans cette position au moyen d'une vis de pression disposée sur la glissière. Pour obtenir une teinte dégradée bien uniforme, on est obligé de faire tourner le châssis dans un plan horizontal. A l'aide du dègradateur tournant de M. De maria, ces changements se font automatiquement. L'appareil se compose, en effet, d'un fort mouvement d'horlogerie faisant tourner lentement un plateau sur lequel on peut poser un ou plusieurs châssis, suivant leurs dimensions; cet appareil marche pendant deux heures environ. Il y a intérêt à monter les dégradateun dans un.- boite portant nne série de rainures dans le sens de la longueur du châssis: ces rainures sont d'ailleurs montées sur un cadre pouvant se déplacer dans le sens de la largeur, de sorte que, par la combinaison de ces deux mouvements, l'ouverture du dègradateur peut occuper t<»u^ les points .1,- la Mjace.

On utilise depuis quelque temps un Bystème de dègradateur universel à iris, dont la construction e>t basée sur celle des diaphragmes iris. Ce dègradateur permet de varier beaucoup les ouvertures et la forme d08 dégradés ; il se compose d'un double cadre de bois s'ouvrani comme un livre; dans l'un, on place un verre dépoli OU un verre verl : dans L'autre se trouve une ouverture sur le bord de laquelle se placent des dents mobiles que l'on fait pivoter les unes sur les autres de façon à obtenir une ouverture ovale, ronde, en forme de poire, etc.

1386. Appareils pour le montage des photocopies — M Mareschai a indiqué l'emploi de la plume à vaccin comme permettant de rogner très régulièrement les photocopies. Cette plume, non fendue. v(. termine en forme de lancette très aiguisée; il suffil de la fixer dans un porte-plume pour avoir un excellent coupe-épreuve. La modicité de son prix permet de la renouveler quand elle est émoiissée*. L'ébarbage des épreuves BUr papier se fait d'ailleurs très facilement sur une tablette tournante, e t appareil se compose d'un socle en fonte verni au centre duquel est ûxé un plateau muni

d'une glace forte sur laquell i place répreuve à couper; en imprimant

au plateau un mouvement de rotation sur son pivot, .m peut successivement couper chaque côté «le l'épreuve avec la plus grande facilité et sans crainte de déplacer le calibre qui serl à guider le coupe-épreuve'; on ppère ainsi très rapidement.

Lorsque la photocopie est terminée, «ni la fait habituellement passer entre les cylindres de la presse à satiner.

M. Sainte4 n modifié la presse à satiner à chaud. L'appareil qu'il a construit se compose de deux cylindres se rapprochant à volonté et tournant

1. Bulletin de la Société française de photographie! 1894, p. 57.

2, ïbid., 1898, p. 57. • Bulletin du Photo-Club de Paris, 1894, p. 97.

I, Photo-Gazette, 1898, p. 117.

en sens contraire, l'un des deux cylindres étant dépoli, l'autre poli et chauffé intérieurement. Les perfectionnements apportés dans la construction de cette presse consistent en un réglage facile de la flamme qui chauffe le cylindre; l'écartement est rigoureusement le même sur toute la longueur du cylindre. Enfin, un système d'engrenage à quatre pignons permet de satiner une carte ayant jusqu'à 10 millimètres d'épaisseur sans qu'il y ait de difficulté dans la manœuvre de l'appareil.

On peut aussi se servir d'an rouleau satineur à eau chaude : c'est un cylindre de métal, soigneusement poli, monté sur une poignée articulée, comme les rouleaux encreurs des anciennes presses d'imprimerie; le cylindre est creux, on le remplit d'eau chaude et on le referme au moyen d'un bouchon à vis. Cet appareil peut servir à monter les photocopies émaillées. Si l'on fixe, en effet, une mince couche de caoutchouc dissous dans la benzine sur le dos de la photocopie et une couche du même vernis sur le car ton, l'image demeurera fixée à celui-ci après que le rouleau satineur aura passé sur les surfaces de vernis mises au contact.

1387. Boîtes à rainures. — Le classement et la conservation des phototypes négatifs peuvent être faits très facilement à l'aide de boîtes en bois et carton à l'intérieur desquelles se trouvent des séparations permettant le classement; un répertoire fixé à l'intérieur de la boîte permet d'effectuer rapidement les recherches. Les rainures des boîtes peuvent être faites en celluloïd, et dans les boîtes de M. Lenègre, chaque rainure est numérotée. Sur le couvercle de la boite est collée une feuille de papier portant les mêmes numéros et sur laquelle on inscrit les sujets des négatifs.

S'il s'agit déclasser et d'employer les diapositifs à projections, on les dispose simplement les uns derrière les autres en les séparant en séries distinctes par des cloisons mobiles. Les parois latérales de ces boites doivent être couvertes de molleton; les parois inférieures et supérieures sont garnies, la première de deux, la seconde d'un seul tube de caoutchouc; ces tubes sont collés à la paroi parallèlement à sa longueur. Lorsque la boîte est fermée, les projections sont immobilisées entre les caoutchoucs, dans une position verticale, d'où elles ne peuvent échapper. Les pressions qu'elles exercent les unes contre les autres sont ainsi fort réduites, et, en tous cas, réparties sur toutes leurs surfaces, elles ont une valeur très faible en chaque point, et l'on peut ainsi transporter avec sécurité les diapositives1.

1388. Planchettes à couper les verres. — M. Demaria construit une planchette spéciale pour le découpage des plaques préparées et des négatifs photographiques. Cet appareil consiste en une règle-guide coulissant sur deux côtés en cuivre divisés en millimètres; la règle-guide est assujettie à la dimension voulue au moyen de deux vis de serrage, de telle sorte que l'on peut couper avec une très grande précision. M. Donnadieu 2 a utilisé pour établir un coupe-plaques le petit appareil que les dessinateurs appellent?*^^ à parallèles. Pour les plaques 18 X 24, cet appareil mesure 0m25 de long, 0m25 de large et 0ni01 d'épaisseur; il pèse environ 150 grammes.

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