‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 4)Chapitre 76 sur 146 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

PROCÉDÉ AU GOLLODION.

S 1. — GOLLODION ET BAINS.

1389. Collodion humide. — L'emploi du collodion humide est très avantageux dans les ateliers où Ton pratique les procédés industriels d'impression; les images obtenues sont plus fines que celles fournies par le procédé au gélatino-bromure. L'image s'obtient plus lentement que si l'on utilisait les plaques du commerce, mais cette lenteur d'impression est sans importance, sauf dans les cas de durée de pose extrêmement longue à la chambre noire. On peut alors empêcher le collodion de se dessécher à l'aide d'un préservateur à la glycérine. L'un des meilleurs est celui qui a été indiqué par Harrisson1. La sensibilisation de la plaque doit être faite dans un bain d'argent à 8 °/o d'eau distillée (I, 282), bien exempt d'acide nitrique libre. Pour neutraliser cet acide on ajoute au bain quelques centigrammes d'acétate de soude et quelques gouttes d'acide acétique. Au sortir du bain d'argent, on laisse égoutter la glace, on la recouvre du préservateur qui est préparé avec 100 c. c. d'eau, 650 c. c. de glycérine, 650 c. c. de miel, 90 grammes de kaolin et 350 c. c. de bain d'argent bien exempt d'acide nitrique. Le mélange de ces diverses substances fournit un liquide boueux que l'on expose à la lumière diffuse pendant plusieurs jours : il noircit rapidement, et au-dessus du précipité noirâtre se trouve une solution limpide qui constitue le préservateur. La plaque sensibilisée au bain d'argent est recouverte deux fois de ce préservateur, que l'on verse à la surface de la couche collodionnée et sensibilisée; on fait écouler l'excès de liquide et l'on place la plaque dans le châssis.

L'exposition à la chambre noire peut être prolongée pendant plusieurs heures. Le développement s'effectue en employant soit le sulfate de fer avec acide acétique (I, 288), soit le pyrogallol avec acide citrique ou tartrique. Les images obtenues à l'aide de ce révélateur sont à grain très fin

1. Bulletin belge de la photographie, 1867, p. 6, et British Journal of Photography, 1866.

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