‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 4)Chapitre 8 sur 146 · DEMI-ANGLE · texte numérisé non relu

DEMI-ANGLE

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Dans la pratique, il est important de connaître la clarté au rentre e,

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elle est proportionnelle au carré du diaphragme et en raison inverse du

carré du foyer; on peut dire qu'elle est proportionnelle au carré du rapport -w, 0 étant le diamètre du diaphragme, En général, <>n désigne le

diaphragme par le rapport inverse.

Le Congrès international «le photographie de 1889 a pria pour unité de

clarté celle d'un objectif diaphragmé à «?, c'est a-dire dont le diamètre

d'ouverture est le dixième de la distance locale principale. La clarté d'un

objectif diaphragmé 6 - est donc — j , et la durée du temps de pose, qui

est l'inverse de la clarté, sera — ; en multipliant par ce nombre la durée <lu temps de pose nécessaire par le diaphragme normal, on aura la durée du temps de pose nécessaire avec le diaphragme ^ .

Les déformations produites par l'emploi de trop grands diaphragmes ou d'objectifs à trop large diamètre tiennent à ce que chacune des extrémités du diamètre du diaphragme voit différemment l'objet à reproduire.

Il se produit donc un effet stéréoscopique qui se traduit par une déformation facile à observer quand on examine un portrait fait de trop près avec un objectif de trop court foyer et de large diamètre (10 cent, de diamètre et au-dessus).

§ •-.). — Les divers types d'objectifs.

1297. Objectifs combinés. — Nous venons de résumer très rapidement les propriétés des objectifs désignés sous le nom d'objectifs simples et consistant généralement en un certain nombre de lentilles (de deux à cinq) accolées les unes aux autres. Dès le début du daguerréotype (1840), on fut amené, pour augmenter la clarté des objectifs, à les composer de deux lentilles convergentes de foyers o, et <p2 séparés par un intervalle E; pour un même diamètre de lentille, la distance focale de la combinaison est

fi +. 9% — fi

Si 9, = 92, auquel cas l'objectif est symétrique (combinaison qui fut proposée pour la première fois par Sutton, dans le but de détruire la distorsion)

et si E — 0 ,

la clarté au centre de l'image a pour expression

en entendant par o' le diamètre de l'ouverture utile ou efficace du diaphragme.

Soit o le diamètre du diaphragme employé, l la distance du plan principal d'émergence au diaphragme comptée sur l'axe, P le foyer conjugué par rapport à la lentille d'avant d'un point situé sur l'axe principal :

P + F, — l 5 par suite.

— o2(P + L)2 e - 4F* (P + Ft - l)*

OBJECTIFS

La durée «lu temps de pose - sera :

Si l'objet est à mie distance infinie, p = 0, l'on :i :

La durée de la pose augmente avec P et V <d I', ; elle diminue quand o ••t / augmentent; donc, plus l'objet est rapproché, plus il faut augmenter la durée du temps de pose. Dans une vue d'ensemble, les objets éloignés envoient plus de lumière que les objets rapprochés; de là le défaut des premiers plans qui. dans bien des épreuves. sont dits i. tanguer <te pose, inconvénient qui existe h un degré bien moindre quand on emploie une

lentille simple.

Dans un objectif composé, le diaphragme doit être placé au centre <)/)//'(/>(,<>, situé entre les deux lentilles, proportionnellement ù leur distance locale.

Les principaux types d'objectifs composés sont établis avec deux combinaisons de lentilles: on peut les diviser en objectifs symétriques et objectifs asymétriques.

1298. Objectifs symétriques. L'objectif symétrique se compose de deux ménisques convoreents identiques disposés face fi face, montés sur un même tube, le diaphragme étant placé au milieu de l'intervalle qui sépare les deux lentilles qui doivent être individuellement aussi achromatiques el aplanétiqucs que possible; l'ensemble jouit des mêmes propriétés.

Ku désignant par c l'épaisseur de chaque lentille composante, les éléments de la lentille composante sont donnés par

ruN = - : ? ,. . n X' 3= ■ ' ,. , F

2f — E' ' tty — E ' — E '

Pour que les points uodaux coïncident, il faut que l'on ail n*N f »|N' — Ze — K.

OU bien :

E' + 2éE — \ef — 0, E = e + l/e* + W'-

Dans ce cas (condition de I'rasniowski), l'objectif jouit des propriétés de La lentille sans épaisseur.

En général, les points nodaux sont tous deux virtuels : le centre optique est réel, situé au milieu de l'espace qui sépare les deux lentilles, il indique la pince que doit occuper le diaphragme.

L'astigmatisme et la courbure du champ subsistent dans les anciens types d'objectifs symétriques formés de deux combinaisons comportant chacune deux lentilles simples ; cependant, si les rayons lumineux rencontrent les diverses surfaces sous des incidences presque normales, l'astigmatisme a peu d'importance. La distorsion est annulée.

Si l'on rapproche les lentilles composantes, les points nodaux se rapprochent chacun de la lentille de même espèce; le champ augmente beaucoup : on obtient un symétrique grand angulaire. Dans ce cas, pour conserver aux rayons une incidence voisine de la normale, il faut augmenter les courbures et, par suite, les aberrations; pour corriger ces dernières, il faut recourir à l'emploi de petits diaphragmes. Le rapprochement des lentilles fournit donc plus de champ, une distance focale plus courte, une diminution de la clarté.

L'éloignement des lentilles fait rapprocher les points nodaux chacun de la lentille d'autre espèce. Le champ diminue rapidement, le foyer s'allonge, la clarté augmente jusqu'à une certaine limite. Dans ce cas, on peut employer des lentilles à. courbure plus faible et des diaphragmes plus larges que ceux employés dans les objectifs symétriques grand angle.

L'ouverture du diaphragme dans les objectifs symétriques varie de

(rectilinéaire à portraits de Dallmeyer, I, 71) à ^- (symétrique de Zenger).

Dans ces derniers temps, on est parvenu à construire des objectifs symétriques dans lesquels l'astigmatisme est parfaitement corrigé grâce à l'association de deux lentilles combinées, formées chacune de trois, quatre ou cinq verres collés ; on a alors des symétriques à six, huit ou dix verres.

1299. Objectifs dissymétriques. — Ils sont formés de deux combinaisons de deux ou plusieurs éléments se corrigeant l'un l'autre, combinaisons qui peuvent être ou ne pas être aplanétiques et achromatiques. Quelquefois ces lentilles composées ne peuvent être employées séparément. Le diaphragme est placé au centre optique.

Le premier type d'objectif dissymétrique qui ait été construit est l'objectif double de Petzval (1840), connu sous le nom d'objectif à portraits. Le constructeur avait réalisé dans cet objectif un aplanétisme à peu près complet, suivant l'axe, une surface focale assez plane et une grande clarté; les autres aberrations, en particulier la distorsion de champ et l'aberration chromatique, étaient, au début de la fabrication, peu ou point corrigées. Dallmeyer, en 1860 et 1806, modifia la construction de cet objectif. En 1881, Steinheil créa l'anti-planat, dans lequel les deux combinaisons étaient corrigées des aberrations l'une par excès, l'autre par défaut. En 1890, le Dr Rudolph a démontré que la combinaison symétrique à caractère normal était impropre à faire disparaître à la fois l'astigmatisme et la cour-

OBJECTIFS

hure du champ. Avec des combinaisons à caractère anormal on peut

obtenir un champ plan et détruire l'astigmatisme, mais L'aplanetisme ne peut être réalisé. En associant une combinaison normale avec une combinaison anormale, toutes deux aussi achromatiques que possible, l'élément divergent ayant le plus grand pouvoir dispersif, on peut obtenir un bon objectif. La combinaison normale est. en effet, construite de façon à corriger un peu trop l'aplanétisme, tout en conservant L'astigmatisme; la combinaison anormale, grâce au fort indice de l'élément convergent, a pour but de corriger L'astigmatisme : sou défaut d'aplanétisme annule L'excès de correction de la même aberration apportée par la première Lentille.

Dans les objectifs dissymétriques formés de deux lentilles se trouve le téléobjectif, constitué par deux éléments convergents très écartés, donnant des images droite* et à très grande distance focale.

Les objectifs dissymétriques peuvent aussi être établis avec une ou plusieurs combinaisons convergentes associés à une ou plusieurs combinaisons divergentes. Dans ce dernier cas on a des objectifs multiples.

Dans les objectifs doubles dissymétriques, il convient de citer l'ortllOSCOpique de Petzval, composé d'une combinaison convergente formée de deux éléments, associée à u 'ombinaison divergente. La construction de ce

type d'objectif, abandonnée pendant de longues années, o été reprise bous

le nom de téléobjectifs. Ces instruments sont de>tinés à donner de grandes distances focales sans exiger une monture trop longue ou un tirage trop exagéré. Dans les téléobjectifs le point nodal d'incidence est réel, il marque la place du diaphragme à me' distance de la lentille antérieure déterminée

par la relation

1300. Objectifs à lentilles multiples Les constructeurs d'objectifs photographiques, B'inspirant plus ou moins de ce qu'onl fait les opticiens micrographes, onl imaginé les objectifs ;'i lentilles multiples. Soit un objectif doublé, formé de deux combinaisons convergentes à corrections incomplètes • on peut introduire entre ces deux lentilles un élément divergent ou convergent chargé d'une ou de plusieurs de ces corrections.

C'ost le dispositif qui n d'abord été proposé par Sutton dans son triplet,

forme d'appareil établie d'abord par plusieurs constructeurs, et dont Dallnieyer (18f>0) a donné ta première solution avantageuse. Zeiss ( ÎX'.IO) a essayé, sous une forme différente, la construction «le ce triplet, niais y a renoue.'. Dans ces derniers temps, Taylor a repris SOUS Le nom d'objectif « Gooke » la construction de cet appareil constitué par trois éléments simples, séparés par des lames d'air. Les derniers modèles de Zeis8| L896), I tallmeyer | L895), sont basés sur ce principe.

La construction des objectifs à lentilles multiples est séduisante en théorie, car il semble que plus on augmente le nombre des lentilles entrant

dans une combinaison, plus un dispose d'éléments pour faire disparaître

les aberrations. En réalité il n'en est rien; en eil'et, chaque correction n'est jamais faite d'une façon complète; il y a toujours un résidu de correction ; or. ces résidus de corrections s'accumulent à mesure que l'on augmente le nombre des lentilles; ils arrivent même à créer des aberrations nouvelles à mesure que les anciennes disparaissent. Dans la pratique, par l'emploi d'un nombre considérable de lentilles, on complique la construction, on diminue la quantité de lumière qui frappe la plaque sensible, caries rayons lumineux sont éteints par des épaisseurs de verre croissant et par des réflexions intérieures qui peuvent produire le phénomène de la tache centrale (I, 61).

11 ne paraît pas, dans l'état actuel de l'optique photographique, qu'il y ait avantage à employer des combinaisons autres que les doubles, formées chacune de trois ou quatre éléments, soit huit verres pour un objectif.

BIBLIOGRAPHIE

Miethe. Optique photographique sans développement mathématique. Moessap.d (Colonel). Leçons d'optique photographique. Soret. Cours théorique et pratique de photographie. Wallon. Les petits problèmes du photographe.

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