‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 4)Chapitre 84 sur 146 · VERNISSAGE · texte numérisé non relu

VERNISSAGE

sulfurique, quelques gouttes; G) bromure de potassium, 10 grammes; eau, 100 c. c; D) hyposulfite de soude, 20 grammes; eau distillée, 200 c. e. Le négatif blanchi et bien lavé est plongé dans un mélange fait au moment de l'emploi de 250 c. c. de A), f)0 e. c. de 13), 40 gouttes de C) et 10 gouttes de D). On arrête l'action du développateur aussitôt que les détails ont apparu, sans attendre que les grandes lumières soient visibles à l'envers de la glace ; on lave et on fixe de nouveau 1 .

Lainer2 a indiqué l'emploi d'un bain composé de 10 grammes d'iodure de potassium dissous dans i litre d'eau contenant 250 grammes d'hyposulfite de soude. Les détails les plus délicats ne disparaissent pas par l'effet de ce bain qui agit très lentement; après une heure d'immersion l'effet est visible, mais il faut souvent, de huit à dix heures pour faire disparaître complètement le voile.

L'affaiblisseur de Fariner agit plus rapidement et peut même faire disparaître complètement l'image. Le plus souvent, on emploie deux solutions que l'on mélange par parties «'gales: A) eau. 1 litre; prussiate rouge de potasse, 20 grammes; B) eau, l litre; hyposulfite de soude, 50 grammes; aussitôt que l'elfet désiré est obtenu, on rinee à grande eau.

Les faiblisseurs agissant è. L'étal de dissolution concentrée ont nue tendance à augmenter la dureté d<- l'image: ils attaquent plus vite les ombres que les lumières: les solutions étendues sont, au contraire, d'une action

plus égale, i n négatif dont les parties ombrées seront relativement intenses sera traité par un faiblisseur concentré; si les ombres sont normales et les lumières trop denses, il faudra employer une dissolution étendue. On peut donc, par L'emploi des faiblisseurs, modifier le caractère d'un phototype négatif3.'

On peut enfin affaiblir localement un négatif en si' servant d'alcool4. On

place le négatif, absolument sec, sur une surface plane recouverte de plusieurs doubles de papier buvard, on entoure l'index d'un petit morceau de peau de gant, on l'humecte d'alcool con.au t ré. et on frotte la partie trop dense du phototype : la gélatine ne se ramollit pas dans ces conditions, mais l'intensité du négatif ne tarde p;i> à diminuer.

1421. Vernissage des négatifs. Les vernis dont l'emploi est Le plus commode sont ceux que l'on applique à froid sur la couche de -. latine parfaitement Bêchée. M. Valenta a fait une étude très complète de ces vernis •■». Les vernis à l'alcool sont, en général, constitués par des solutions de Sandaraque dans l'alcool additionné d'huiles essentielles (lavande, citron) pour obtenir une surface brillante. On obtient un bon vernis en employant les proportions suivantes : alcool. 1 litre : sandaraque, 180 grammes; huile de lavande, 10 grammes. La couche de ce vernis est un peu longue à sécher, mais la retouche au crayon est très facile sur cette surface lorsqu'elle est bien sèche.

Les vernis à l'ammoniaque se composent (l'une solution de gomme laque dans l'alcool à laquelle on ajout.' un peu d'ammoniaque, oe qui permet au

L. The Practical Photographer, i" avril 1894. — -2. Phot. Correspondent , février 1894. — 3. Phot. Mittheilungen, 1894, n« II. — L. Phot. Ârchiv, 1896, n» 788. — ô. Phot. News, 11 août 1898.

vernis de conserver sa surface brillante en séchant. On dissout au bainmarie 80 grammes de gomme laque dans 900 c. c. d'alcool à 95°, et on ajoute à la dissolution 100 c. c. d'ammoniaque liquide; on peut porter la proportion de gomme laque jusqu'à 140 grammes pour 1 litre d'alcool.

On obtient des vernis très durs et qui sèchent très vite en employant un mélange d'éther et d'acétone. On prépare ces vernis en utilisant la sandaraque et d'autres gommes dures, comme le copal, l'ambre, etc. On pulvérise 30 gramme de copal et 8 grammes d'ambre torréfié légèrement; les poudres bien mélangées sont mises au contact des dissolvants constitués par 300 c. c. d'éther, 200 c. c. d'acétone et 10 c. c. de chloroforme.

Un vernis dont la couche est relativement tendre peut se préparer avecla gomme Dammar dissoute dans la benzine; on peut, au lieu de gomme Dammar, employer la sandaraque. La dissolution de ces gommes est facilitée par digestion préalable avec un peu d'alcool; on mélange ensuite avec la benzine. Les proportions suivantes donnent de bons résultats : gomme Dammar, 8 grammes; alcool, 10 c. c. ; benzine, 90 c. c. Ce vernis dilué peut être appliqué sur le papier; pour lui donner un peu de souplesse, on peut y ajouter une petite quantité de gutta-percha.

Depuis quelque temps on emploie les vernis au colon-poudre, mais ces sortes de collodion contiennent de l'acétate d'amyle, ce qui rend leur emploi assez désagréable. On prépare un vernis de cette espèce en versant 100 grammes d'acétone sur 150 grammes de coton-poudre, et en ajoutant un mélange de 2 litres d'acétate d'amyle et 2 litres de benzine; on abandonne ce mélange, au repos avant de l'employer.

On peut aussi utiliser les proportions suivantes : 5 grammes de cotonpoudre, 70 grammes d'acétate d'amyle, 70 c. c. de benzine et 35 c. c. d'acétone que l'on mélange d'abord au pyroxile.

Le mélange de 100 grammes de sandaraque, 400 c. c. de benzol, 400 c. c. d'acétone et 200 c. c. d'alcool fournit un vernis qui donne des couches très homogènes.

M. Rousseau a constaté qu'en chauffant la plaque à vernir à 50-55°, on peut vernir deux ou trois fois pour donner plus de solidité à la couche. Le vernis qu'il emploie se prépare en faisant dissoudre 50 grammes de sandaraque dans 125 c. c. d'alcool absolu, 200 c. c. d'acétone et 200 c. c. de benzine; le tout est chauffé au bain-marie à 40 ou 50° G. On laisse déposer les parties insolubles, on décante le vernis et on l'étend à chaud.

Il est bon de vernir iudistinctement tous les négatifs; on évite ainsi les taches qui se produisent fréquemment au contact des papiers préparés avec les sels d'argent.

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