‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 4)Chapitre 83 sur 146 · AFFAIBLISSEMENT · texte numérisé non relu

AFFAIBLISSEMENT

formol et débarrassées de leur support de gélatine, jouissent <!<• La propriété de se contracter régulièrement sous l'influence de l'eau chaude. M. Mussat» a mis à profit cette propriété pour obtenir un renforcement des images photographiques. La plaque est d'abord traitée par le formol pour séparer la couche sensible d'avec son support (1426): au moment où la pellicule est séparée d'avec le verre, on la retire de l'eau tiède avec son support, et après un essorage sommaire, on plonge le tout dans un bain d'alcool auquel on a mélangé \ c. c. de glycérine pour 100e. 6. d'alcool à 9-> : ce dernier permet d'obtenir le maximum de contraction. Ce mélange sera, pour les renforcements moins intenses, étendu d'une quantité d'eau qui pourra varier de 5 à 25 %>• On suit la marche du rétrécissement subi par la gélatine, et quand le résultat désiré est obtenu, on retire la glace de la cuvette, on donne un léger coup de rouleau pour chasser l'excès de liquide ainsi que les bulles d'air et on laisse sécher. Ce renforcement possède l'avantage d'être transitoire. Il suffit de plonger le négatif rétréci dans l'eau froide pour le voir abandonner bientôt son support, reprendre ses dimensions et par suite son intensité première.

Si les négatifs à renforcer sont légèrement voilés, il e>t bon, avant de les renforcer, de les traiter, comme l'a indiqué M. Pringle*, par un bain très faible de ferricyanure de potassium et h yposullite de soude. Après avoir affaibli le négatif, il faut le laver, le passer au bain d'alun et le laver de nouveau avant de le renforcer.

1420. Affaiblissement des négatifs II esl possible de diviser en trois catégories les négatifs qui sont trop denses, comme h- propose M. Burton3 : 1° ceux qui sont (flirt, c'est-à-dire trop intenses dans les lumières et trop faibles dans les ombres; "2" ceux qui ont été correctement exposés, mais trop longtemps dé veloppés et dont l'intensité générale est trop grande; 3° ceux qui ont été surexposés et fortement développés Dans le

premier cas, ce qu'il y a «le mieui à Caire consiste à blanchir le négatif

à l'aide d'un bain au chlorure mercurique r\ à reproduire le positif par réflexion ainsi obtenu.

Les négatifs de la seconde catégorie peuvent être améliorés pourvu qu'on n'emploie pas le faiblisseur au prussiate, qui annale le pins souvent la gradation exacte de tons en fournissant un négatif dur. On se sert dans ce cas, avec avantage, d'une solution de chlorure ferrie] ne à 1<) » » il. 452i :

aussitôt que le négatif a légèrement blanchi, on le lave on le lix'1 dans l'hyposulflte. Si l'affaiblissement n'est pas suffisant, on peut recommencer plusieurs fois l'opération.

Les négatifs de la troisième catégorie doivent être traités par L'affaiblis-

seur de Fariner (prUSSiate rouge et hyposullite de soude, I. 452i. Le négatif ainsi modifié présente plus de contrastes, surtout si La quantité de prussiate employée est un peu considérable; le mieux est d'opérer aussitôt après le lavage qui suit le fixage.

On peut employer soit le chlorure de cuivre, soit l'eau céleste pour diminuer l'intensité d'un négatif. On précipite une dissolution de chlorure de

l. Bulletin tic ht Société française de photographie, 1896, pp. 1 17, 246. — 2, The

Photof/wphic Times, m" <*>IX. — Wiener p hotOffrap hische BlatteY, ÎS'.H», n" 1.

cuivre par l'ammoniaque jusqu'à ce que le précipité verdâtre primitivement formé se soit redissous en donnant une belle liqueur bleue. Dans

1 litre d'eau on ajoute 25 à 30 c. c. d'eau; ce liquide est mélangé en proportions variables (suivant l'intensité du négatif) à un bain fixateur contenant

50 grammes d'hyposulfite de soude pour 1 litre d'eau. L'affaiblissement du négatif s'effectue régulièrement; on termine en lavant rapidement1.

On peut aussi employer les deux dissolutions suivantes mélangées par volumes égaux au moment de l'emploi : A) eau, 1,000 c. c: sulfate de cuivre,

2 grammes ; ammoniaque, quantité suffisante pour dissoudre le précipité d'abord formé, soit environ 2 c. c; B) eau, 1 litre; hyposulfite de soude, 10 grammes. On peut employer cet affaiblisseur en se servant d'un pinceau imbibé du mélange fait au moment de s'en servir. S'il faut affaiblir le négatif dans tout son ensemble en l'immergeant totalement dans l'afîaiblisseur, on emploiera un volume du mélange auquel on ajoutera trois volumes d'eau.

Il y a souvent intérêt à agir sur les parties les plus intenses du négatif sans modifier les détails dans les ombres qui constituent les parties les plus transparentes. Si ces ombres sont trop légères après l'opération, il sera facile de renforcer le négatif sans l'amener à la dureté : on fait un bain contenant 22 grammes de bichromate de potasse et 11 grammes de bromure de potassium pour 1 litre d'eau ; la plaque est plongéee dans ce bain, et après quelques minutes d'immersion, on retire la plaque, on ajoute au liquide 5 gouttes d'acide nitrique par 100 c. c. cle solution employée , on mélange, on replace la plaque dans la cuvette et on plonge l'immersion jusqu'à ce que l'image soit totalement convertie en bromure d'argent; on lave alors la couche aussi complètement que possible et on plonge la plaque successivement dans trois bains d'alun afin de durcir la pellicule et d'éliminer le bichromate ; on lave ensuite à l'eau distillée. Toutes ces opérations s'effectuent à la lumière faible d'une lampe. On développe ensuite la plaque dans un bain contenant 4 grammes d'acide pyrogaHique, 4 c. c. d'ammoniaque et 1 litre d'eau distillée. Les détails des ombres se trouvant à la surface de la couche se développent les premiers, puis les demi-teintes; les parties les plus éclairées du sujet restent blanches sur la plaque pendant un certain temps. Si l'on arrête le développement trop tôt, l'image sera grise, uniforme, au lieu de dure, heurtée; si l'on prolonge outre mesure l'opération, le négatif sera heurté, exactement comme avant le traitement. Quand les demi-teintes les plus pâles sont presque noircies, on arrête l'action du révélateur en lavant le négatif et en le plongeant dans le fixateur à l'hyposulfite cle soude.

51 l'on a bien opéré l'image est plus faible dans les parties épaisses qu'elle ne l'était avant l'affaiblissement. 11 vaut mieux ne pas développer trop longtemps, car l'on peut renforcer au mercure l'image obtenue si elle est trop faible.

Au lieu de développer ainsi l'image blanchie, on peut utiliser les bains suivants. On blanchit d'abord avec un bain contenant : eau, 1 litre ; alun, 50 grammes; bichromate de potasse, 10 grammes; acide chlorhydrique, 30 c. c. On développe avec : A) oxalate neutre de potasse, 200 grammes ; eau distillée, 800 c. c; B) sulfate ferreux, 100 grammes; eau 300 c. c; acide

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