‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 4)Chapitre 97 sur 146 · British Journal of Photor/raphy, 11 janvier · texte numérisé non relu

British Journal of Photor/raphy, 11 janvier

DÉVELOPPEMENT DRs DIAPOSITIVES.

vant la formule de If. Burton. On fait dissoudre : A) gélatine dure de Heinrich, 16 grammes; bromure d'ammonium , 40 grammes; chlorure de sodium, 10 grammes; acide chlorhydrique, 1 ce; eau distillée, l litre. D'autre part, on tait une dissolution de 78 grammes de nitrate, d'argent dans 170 c c. d'eau distillée, on porte ces deux liquides à la température de 5V» G et on les mélange dans te cabinet obscur. Le mélange doit être fait en ajoutant peu à peu la solution argentique à celle de gélatine et en agitant vivement chaque fois. On additionne ce mélange de 'gélatine dure de Heinrich que l'on a préalablement t'ait gonfler dans l'eau distillée ; aussitôt que la gélatine est dissout*', on met le vase contenant l'émulsion dans l'eau froide pour qu'elle fasse prise rapidement. En opérant ainsi à basse température et en milieu acide l'émulsion donne des couches à grain très fin; ces couches permettent d'apercevoir à la distance de 3 mètres la flamme d'une bougie, et cette flamme parait colorée en rouge. L'émulsion est lavée comme d'habitude (II. 398». On la fait fondre de nouveau à la température la plus basse possible, on la filtre et on l'étend en couches minces sur les plaquée de verre bien nettoyées.

On obtient avec les plaques préparées par ce procédé une très grande variété de teintes* il suffit de prolonger plus ou moins la durée de l'exposition a la lumière et de faire varier les divers éléments constituant le révélateur. Celui qui est préparé h l'acide pyrogallique , sulfite de soude et ammoniaque fournit les meilleurs résultats : on doit fixer dans un bain très limpide, contenant du bisulfite de soude. S'il est Qécessaire de recourir au renforçage de l'épreuve, le mieux est d'employer l'ancien bain de renforcement recommandé pour les négatifs au collodion humide (II. 298r. si ce procédé ne réussit pas, c'est que la couche a été insuffisamment lavée, ce qui est rare, parce que le peu d'épaisseur de la couche favorise le lavage.

En utilisant la lumière du magnésium pour l'impression des diapositives, on peut Obtenir une très grande régularité dans le tirage. Il suffit, en général, de 5 centimètres d'un ruban de magnésium de •> millimètres de large que l'on brille dans la flamme d'une lampe ;'t alcool placée à 2'). HT) ou 40 centimètres du négatif à Imprimer, suivant que ce négatif est très intense, d'intensité moyenne ou faible. I'ne coloration rouge dénote un excès de pose; on devra, dans ce cas, éloigner le négatif de la source lumineuse.

1447. Développement des diapositives. — Il est bon d'avoir un mode de développement permettant de révéler les épreuves manquant de pose aussi bien que celles qui sont surexposées. Il suffit d'avoir trois cuvettes renfermant un bain agissant lentement qui sert pour les plaques surexposées; un second sert pour les plaques qui ont eu une exposition normale ; le troisième, agissant très rapidement, sert pour les plaques dont l'exposition a été insuffisante.

L'emploi du métol 1 fournit un bain de développement très pratique pour les diapositives pour projections. On emploie : eau, 1 litre: subite de soude, 20 grammes; carbonate de potasse, 2ô grammes; métol, «S grammes; on ajoute à ce liquide (.K) à [20 C. C, d'une solution de 48 grammes de carbo-

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nate de potasse et 48 grammes de bromure de potassium dans 240 o. c. d'eau.

Dans certains cas, si par suite d'une durée d'exposition défectueuse le positif présente des tendances à ne pas arriver à ia densité et tonalité requises, il est bon, comme l'a montré M. Rousseau d'arrêter le développement plus tôt qu'on ne le ferait si la pose avait été exacte. On fixe, on lave pour enlever les dernières traces d'hyposulfite , on fait blanchir l'image dans une solution de bichlorure de mercure, on lave et on fait sécher. Examinée par transparence, l'image est d'une belle teinte, tandis qu'elle est blanche si on l'examine par réflexion. Ce procédé est meilleur que celui qui consiste à employer le réducteur de Farmer. L'emploi de Fhyposulfite et du ferricyanure de potassium doit être réservé aux diapositives qui présentent une apparence voilée par suite d'un développement trop prolongé, la durée de la pose ayant été exacte; dans ce cas on obtient des imnges très brillantes2.

1448. Virage des diapositives. — On peut obtenir des teintes très variées en faisant virer les diapositives à l'aide du prussiate rouge de potasse. On produit des tons bleus avec le mélange suivant : eau, 50 c. c; solution de chlorure ferrique à 10 °/o, 10 c. c; solution de prussiate rouge de potasse à 10 °/0, 10 c. c. La solution de chlorure ferrique doit être exempte d'acide libre.

Les tons brun-rouge peuvent s'obtenir avec 50 c e. d'une solution neutre d'oxalate de potasse à 30 °/o et 10 c. c. d'une solution de sulfate de cuivre à 10 °/o- On verse la solution de sulfate de cuivre dans celle de l'oxalate, et on ajoute de l'ammoniaque goutte à goutte jusqu'à ce que la liqueur devienne limpide; il ne faut pas ajouter un excès d'ammoniaque. Dans ce mélange on verso 10 c. c. de la solution de prussiate rouge de potasse à 10 o/o.

Les tons rouges sont obtenus par un mélange fait par parties égales de solution de nitrate d'urane, 1 gramme pour 200 c. c. d'eau et de prussiate rouge de potasse à la dose de 1 gramme par 200 c. c. d'eau; dès qu'on a obtenu le ton désiré, on lave à l'eau courante pendant cinq minutes. Si l'image est recouverte d'un léger voile coloré, on le fait disparaître en trempant la plaque pendant le temps strictement nécessaire dans un bain de 1 litre d'eau et 2 grammes de carbonate de soude; on lave à l'eau distillée.

Ces diapositives, virées au rouge par le procédé précédent, peuvent être amenées à la teinte verte en les baignant dans une solution de chlorure ferrique (150 c. c. d'eau et une solution de chlorure ferrique à 10 °/o).

On obtient facilement ces diverses teintes pourvu que les plaques aient séjourné dans l'eau un temps suffisant pour que la couche de gélatine soit ramollie et perméable aux divers liquides3.

1449. Diapositives obtenues à la chambre noire. — Le procédé de réduction à la chambre noire permettant d'obtenir directement un positif

1. Bulletin de l'Association belge de photographie, 1895, p. 392. — 2. Ibid., 1891, p. 155. — 3. Phot. Wochenblatt, 1895, n° 1,

D18P081TTVE8.

d'après un négatif fournit un moyen très pratique d'obtenir de bonnes images d'après des négatifs médiocres: de plus, on peut obtenir des images de teintes très variées, teinte qui doit convenir au sujet représenté : sépia pour les scènes de genre et les portraits, vert bleu OU rouge violacé pour les marines. Le procédé d'impression à la chambre permet de réduire les dimensions de l'épreuve, de telle sorte que dans le cas de projection, les personnages ne se projettent pas plus grand que nature sur l'écran.

En modifiant convenablement l'éclairage du négatif à reproduire, éclairant très fortement les négatifs qui sont très intenses et diminuant à l'aide d'un ou plusieurs verres dépolis la lumière qui frappe un négatif faible, choisissant convenablement le bain révélateur, on peut modifier complètement le caractère d'un négatif.

L'objectif employé pour ces reproductions & le chambre noire doit couvrir à pleine ouverture et avec une parfaite netteté uns dimension égale à celle de la reproduction ;'i obtenir. Si le négatif ;i reproduire est retouché sur le côté verre, si l'on emploie un négatif compensé, il faut se servir d'un

objectif à très grande ouverture ayant une profondeur de champ aussi faible que possible, afin que la diapositive ne porte pas trace des retouches qui se trouvent du côté du verre.

BIBLIOGRAPHIE

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Voorl (Dr H. w.) Handbùch der photographie*

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