‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 4)Chapitre 99 sur 146 · P A H ELI AU PLATINE · texte numérisé non relu

P A H ELI AU PLATINE

on égalise la OOQChe avec un blaireau doux, on sèche à la façon ordinaire ftt on conserve dans un endroit sec. Ce papier est insolé sous un négatif. On prolonge la durée de l'insolation jusqu'à ce que l'image apparaisse complètement imprimée avec la teinte qu'elle doit avoir : il suffit, après que les grandes ombres se sont montrées, de développer à froid dans une solution d'oxalate de potassium ou de carbonate de soude, l'une et l'autre à la dose de 50 gramme par litre d'eau.

L'impression étant complète, les épreuves sont fixées dans un bain contenant 10 parties d'acide chlorhydrique pour 800 parties d'eau; on renouvelle deux ou trois fois ce bain. On peut d'ailleurs le remplacer par le bain suivant : eau. 1,000 c. c. : sulfate de cuivre, 10 grammes; on termine par un lavage à plusieurs eaux.

En ajoutant diverses substances au développatenr, on peut modifier Le caractère de l'image. Certaines substances colloïdes donnent un ton brun riche, tandis que la glycérine retarde la venue "de l'image; cette propriété de la glycérine la rend très convenable pour faire des retouches locales.

M. Lainer1 a constaté qu'en ajoutant du bichromate d'ammonium h la solution sensibilisatrice on obtient des photocopies brillantes, môme des négatifs qui fournissent des images ternes et sans vigueur. Le papier que l'on emploie doit être à grain assez lin et préparé préalablement à la gélatine ou à la gomme. On le sensibilise avec deux solutions : A) 50 grammes d'oxalate de fer et d'ammoniaque, 50 c. c. d'eau distillée, 15 c. c. de solution d'acide oxalique à 10 •/»; B) chloroplatinite de potassium, 6f25; eau, 100 c. c. On mélange ;i8c. c. de A | et 12 c. c. de 1») pour dix feuilles de papier du format 5)X 00. Si le négatif à imprimer est très gris et faible, on ajoute au mélange précédent 8 c. c. d'une solution de \ grammes de bichromate d'ammonium dissous dans 10O c. e. d'eau. On obtient des épreuves toutes à la surface du papier CD ajoutant m ce mélange 5 grammes de gomme arabique

La composition du bain de développement a une grande intluence sur l'intensité des épreuves. Si en emplovant un bain de lo grammes d'oxalate pour 100 c. c. d'eau on obtient un ton brunâtre, en diluant cette dissolution on obtiendra plus de douceur et une teinte plus claire. Les négatifs faibles2 donnent de belles images par l'emploi d'un bain formé de 1,000 c. c d'eau, 100 grammes d'oxalate et 50 grammes de phosphate potassique.

On peut renforcer les photocopies au platine en employant une solution de formiate de soude et de chlorure platinique. On mélange 5 c. c. d'une solution à 10 tyo de formiate de soude et une solution à 2 °/o de chlorure platinique; ce mélange est étendu de 100 c. c. d'eau. La solution obtenue forme le bain de renforcement dans lequel l'épreuve gagne en intensité; ce bain peut servir aussi au renforcement des diapositives

La préparation du papier au platine peul être faite en vue d'imprimer trois catégories de négatifs : 1" des négatifs durs : 2? des négatifs d'intensité convenable: 3° enfin des négatifs faibles. On préparera le

1. Phot, Correspondent, 1886. — 2. Dos Atelier des Photographes, 1896, n»6.— 8* British Journal <>f Photographe t l\ softt 1896.

papier à l'aide des solutions normales suivantes : A) eau, 60 c. c; chloroplatinite de potassium, 10 grammes; B) eau, 100 c. c; oxalate ferricosodique, 20 grammes; acide oxalique, l>ri*50; G) solution B), 100 c. c; chlorate de potasse, 0?r4.

Le papier pour négatifs durs se prépare avec 24 c. c. de A), 22 c. c. de B)et 4 c. c. d'eau distillée; celui pour négatifs d'intensité moyenne avec 24 c. c. de A), 14 c. c. de B), 8 c. c. de G) et 4 c. c. d'eau distillée ; enfin les négatifs faibles s'imprimeront sur un papier enduit de 24 c. c. de A), 22 c. c. de G) et 4 c. c. d'eau distillée.

1451. Développement du papier au platine. — Le développement à froid du papier au platine permet d'obtenir des effets très artistiques; on peut, en effet, développer localement l'image et produire ainsi des retouches du plus bel effet. On imprime de telle sorte qu'on obtiendrait une image très intense si l'on opérait par les procédés usuels. Le papier est fixé sur une planchette placée dans le laboratoire éclairé par une lumière jaune, on verse sur la couche insolée un peu de glycérine pure qu'on étend avec un tampon de coton, on enlève l'excès de glycérine, puis on verse dans quatre récipients les mélanges suivants : n° 1, glycérine, 4 parties; solution d'oxalate de potasse à 15 °/0, 1 partie; n° 2, glycérine, 2 parties; solution d'oxalate à 14 o/oj 1 partie; n° 3, solution d'oxalate à 15 °/0 ; no 4, solution d'oxalate à 80 °/o On commence par développer en passant à la surface du papier un blaireau imbibé de la solution no 1, on laisse de côté, même au commencement, les parties qui pourraient devenir trop noires, on finit par toucher avec la solution no 4 celles qui demeurent trop blanches : avec un peu d'habitude et de goût on arrive ainsi à obtenir l'effet cherché

1452. Virage des épreuves au platine. — M. Packham modifie la teinte des épreuves au platine en se servant de cachou. Il faut éviter que l'épreuve présente la moindre trace de voile, car la coloration se montrera partout où il y a dépôt de platine, quelque léger qu'il soit. L'addition au bain d'oxalate de substances organiques telles que glucose, sucre, miel, etc., augmente le pouvoir absorbant du platine pour le cachou. On fait bouillir pendant cinq à dix minutes 140 c. c. d'eau, 3 grammes de sucre et 70 grammes d'oxalate de potasse, on amène ce bain à la température de 3C°G et on développe en laissant flotter le papier à la surface du liquide. La solution de cachou qui sert à produire le bain de virage s'obtient en faisant bouillir 7 grammes de poudre de cachou dans 140 c. c. d'eau: quand le liquide est refroidi on ajoute 30 c. c. d'alcool. Pour obtenir le bain de virage on ajoute 2 à 3 volumes d'eau à la solution de cachou, on chauffe à la température de 35° G, on verse le bain sur l'épreuve et on maintient la température jusqu'à ce que l'on ait obtenu la teinte voulue : si l'on opère à froid, la durée de l'opération est extrêmement longue2.

Le virage à l'aide du chlorure d'or donne une teinte qui est d'abord bleue

Page 1