‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 102 sur 276 · lbid · texte numérisé non relu

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colorer, on prépare des solutions aqueuses des couleurs employées en micrographie ou de celles qui s'en rapprochent, telles que le violet et le bleu de méthyle, le violet de gentiane, le bleu coton, le rouge de Magenta, le nacarat, la safranine diméthylée, le vert malachite, etc., on dissout ces matières à la dose de 1 gramme dans 100 ou 500 c. c. d'eau, suivant la solubilité et le pouvoir colorant de la substance.

La solution choisie pour colorer la positive est versée sur l'image : en quelques secondes , le liquide a pénétré la gélatine, qui fixe énergiquement la couleur ; on lave ensuite à l'eau, qui enlève rapidement l'excès de matière colorante. Quand le lavage à l'eau est insuffisant, on traite par l'alcool; la décoloration s'effectue beaucoup plus rapidement qu'en employant l'eau.

Pour obtenir les colorations doubles que l'on remarque dans certaines préparations microscopiques, par exemple celles de bacilles, dans lesquelles le fond est bleu et le bacille coloré en rouge, on traite d'abord la positive par une teinture rouge intense , mais qui ne s'oppose pas à la décoloration partielle ultérieure de l'épreuve. La solution à 1 o/0 de rouge de Magenta se trouve dans ce cas : cette solution colore l'épreuve dans toutes ses parties , et on obtient un fond rouge clair sur lequel l'image des bacilles se détache en rouge foncé. On décolore partiellement d'abord par l'eau, puis par l'alcool si cela est nécessaire. Lorsque le fond commence à perdre sa teinte , on traite de nouveau par la teinture qui doit colorer le fond; on emploie une solution faible de bleu coton à la dose de 1 gramme pour 500 c. c. d'eau.

Il ne reste plus qu'à faire disparaître le grain du verre dépoli; on y parvient en vernissant l'épreuve avec un vernis à froid formé de 5 grammes de gomme Dammar et 5 c. c. de benzine. On peut éviter ce vernissage en remplaçant le verre douci par un verre poli; mais avec ce dernier il peut survenir quelquefois des décollements de la gélatine pendant le développement et le lavage.

910. Historique. — Les premières images microphotographiques ont été obtenues par Draper, de New- York ; elles furent produites par l'emploi du daguerréotype. A peu près à la même époque, Danier à Manchester, Vincent Chevalier et Donné à Paris, obtinrent de bonnes épreuves1. Les premières tentatives de Davy en 1802, celles de Rude en 1837 pour fixer les images du microscope solaire ne peuvent être considérées que comme des essais infructueux, les images obtenues s'altérant avec une extrême rapidité. Mayer2, de Francfort, obtint en 1844 de bonnes microphotographies du Pleurosigma angulatum et du Pleurosigma attenuatum en se servant d'un appareil vertical h petites épreuves. En 1845, Donné et Foucault publièrent un Atlas du cours de Microscopie : les figures étaient gravées d'après des images daguerriennes. De Brébisson, en France, appliqua le premier le procédé au collodion aux épreuves photomicrographiques ;

1. Comptes rendus des séances de V Académie des Sciences, 1840.

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