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L'emploi d'un médium à indice élevé est donc recommandable pour photographier les diatomées difficiles; de plus, on se servira d'objectifs qui puissent théoriquement résoudre par millimètre un nombre de stries plus considérable que celui présenté par l'objet à photographier. Le tableau précédent indique les pouvoirs résolvants théoriques. Il sera facile de se servir d'objectifs qui permettront d'obtenir sans trop de difficultés le résultat cherché; c'est ainsi que lorsqu'il s'agira de photographier en lumière centrale une diatomée présentant 2,900 stries au millimètre, on prendra un objectif à immersion ayant une ouverture numérique d'au moins 1,30. Enfin, dans certains cas, on sera obligé d'avoir recours à la lumière oblique. Zeiss a construit récemment un objectif l/10e de pouce, ayant une ouverture numérique égale à 1,60. On emploie avec cet objectif la naphtaline monobromée comme liquide d'immersion; c'est avec cet instrument que le Dr Van Heurck a pu photographier les perles de l'amphipleura pellucida1 (trois mille six cents stries transversales et cinq mille stries longitudinales par millimètre) en employant un éclairage modérément oblique, la préparation étant faite dans le médium de Smith (indice = 2,4).
L'éclairage à fond noir permettra de reproduire certains organes de plantes de même que les végétations parasites. L'emploi de la bascule stéréoscopique ou de la platine spéciale de Fritsch fourniront des images qui, montées convenablement, présenteront un relief remarquable lorsqu'on les examinera dans le stéréoscope.
Les applications de la microphotographie à la géologie sont assez restreintes et se bornent à la reproduction de quelques fossiles ou parties de fossiles. Il n'en est pas de même de la minéralogie, ou, pour mieux dire, de la pétrographie. Les coupes minces de roches sont reproduites avec fidélité, et, si ces coupes sont bien exécutées, elles sont assez faciles à photographier sur plaques orthochromatiques. On se servira de la lumière polarisée obtenue à l'aide de prismes aussi larges que possible et l'on placera l'analyseur audessus de l'objectif : on pourra alors employer les oculaires à projection sans aucune difficulté et l'éclairage sera suffisamment intense pour que le temps de pose ne soit pas prolongé au point de compromettre la netteté de l'épreuve.
La chimie a tout intérêt à utiliser la microphotographie lorsqu'il faut reproduire l'aspect de cristaux microscopiques ouïes spectres de substances dont on ne possède que de très faibles quantités; mais jusqu'à présent ces applications ont été assez restreintes et nullement comparables à celles que l'on rencontre dans les sciences naturelles.