Neuhaus, Lehrbuoh âer microphotographie, p
de 20 grammes de magnésium en poudre, 31 grammes de nitrate de baryte pulvérisé, 4 grammes de fleur de soufre et 7 grammes de suif fondu ; on mélange les trois premières substances et on les incorpore au suif maintenu en fusion au bain-marie *.
Les préparations zoologiques (acar us, phylloxéra, puce, etc.), sont peutêtre les objets les plus faciles à reproduire et ceux qui donnent régulièrement des résultats brillants; mais il faut se servir de bonnes préparations, très légèrement teintées à l'acide picrique. Les animaux inférieurs, tels que les infusoires, les larves d'oursins, etc., peuvent être photographiés préparés ou vivants; dans ce dernier cas, on se servira d'un appareil de microphotographie instantanée ou de la poudre-éclair : ces photographies sont, comme toutes les photographies instantanées, difficiles à réussir. Ces sujets seront photographiés à l'aide d'objectifs à petite ouverture ; il en est de même des foramùiifères, polycystines, petites coquilles, etc.; de tels objets seront reproduits, soit comme corps opaques, soit en se servant cle l'éclairage à fond noir. Les épreuves stér<éoscopiques de ces divers sujets sont extrêmement intéressantes lorsqu'elles sont bien réussies ; mais elles nécessitent l'emploi d'objectifs à petite ouverture pour obtenir la profondeur de foyer suffisante. Lorsqu'il s'agira, au contraire, de photographier de fins détails (écailles de podura, de lepisma, etc.), on opérera comme s'il s'agissait de photographier des diatomées.
Les préparations botaniques (coupes de plantes, algues, desmidiées, diatomées, etc.), ne présentent généralement pas de difficulté. Ces préparations constituent des sujets faciles à reproduire, et c'est par les photographies de coupes aussi minces que possible des divers organes de plantes que doit commencer le débutant. Les belles espèces de diatomées (arachnoïdiscus, triceraêium, pleurosigma, etc.) seront facilement reproduites. Mais si l'on veut photographier celles qui servent de test-objets, on se heurte souvent aux plus grandes difficultés qui puissent se présenter en microphotographie; en effet, les détails si délicats de ces test-objets sont par eux-mêmes difficiles à voir; il n'est pas toujours aisé d'obtenir l'éclairage nécessaire pour résoudre les fines stries qui font la valeur du test ; en un mot , on entasse des difficultés de reproduction sur des difficultés de résolution ; aussi les photomicrographies de diatomées ont-elles été et sont encore aujourd'hui le meilleur moyen de reconnaître la valeur d'un appareil photomicrographique, exactement comme les test-objets permettent de décider le pouvoir résolvant d'un objectif.
Deux moyens permettent cependant de tourner ces difficultés : 1<> on se sert de diatomées préparées dans des milieux à indice de réfraction très élevés; 2° on emploie des objectifs à grande ouverture numérique. La dissolution de phosphore dans le sulfure de carbone (indice — 2,10) a été employée pendant quelque temps; mais si nous signalons ce liquide, dangereux à manier, c'est pour en déconseiller absolument l'emploi. Le médium de H.-L. Smith (chlorosulfure d'arsenic de composition variable, indice 2,20 à 2,30) est d'un emploi moins dangereux, bien qu'il faille éviter de respirer les vapeurs de ce composé; il donne d'ailleurs de meilleurs résultats que le phosphore, et la coloration jaune de ce médium est éminemment favorable
1 WiUoiCs plwt. Magaz., 1889, p. 604.
APPLICATIONS DE LA MICROPHOTOGRAPHIE
ii lu mise au point et a lu photographie avec les plaques orthochromatiques. Le plus souvent on sera obligé de recourir à l'emploi de la lumière oblique. Le chlorure de zinc, la dissolution d'iudure de mercure dans l'iodure de potassium (indice — 1,<J8) seront quelquefois employés avec avantage ; enfin, l'on trouve dans le commerce des préparations faites dans le styrax ou dans la naphtaline monobromée (indice = 1,65) qui pourront être employées avec avantages. Les tins détails de diatomées (stries, perles, etc.) sont d'autant plus visibles que la différence entre l'indice de réfraction 1,43 de la valve siliceuse et la substance servant à renfermer cette préparation est plus considérable, dette différence étant 0,11 pour le baume du Canada (indice = 1,64), on comprend pourquoi les préparations de diatomées sont plus difficiles à résoudre que dans [e médium de Smith, où elle peut dépasser 0,60.