‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 114 sur 276 · LS · texte numérisé non relu

LS

Melbourne. . . .

— M"/ ôo

Bordeaux . . .

Alger

San Fernand

( lhapultepee.

Tacubaya.. .

.. + lu 24

Si de nouveaux Observatoires venaient se joindre à

«•eux quj

sont déjà

engagés dans

l'entreprise. [<

• bureau d

il ( Somité permanent aurait à

proposer

les modifications qu'il serait nécessaire d'apporter à cette répartition,

916. Choix et emploi de l'objectif de l'équatorial. — L'objectif destiné à fournir les images des étoiles doit présenter certaines qualités spéciales : il doit être exempt d'aberration sphérique suivant l'axe et de

foyer chimique. Ces conditions étant réalisées (et en pratique elles le sont d'une façon extrêmement remarquable dans les objectifs de MM. Henry, objectifs qui ont environ 0ni34 de diamètre pour une distance focale de 3^43), on peut chercher quelle est la distance maxima du centre à laquelle l'image obtenue sera encore utilisable, ou, pour employer le langage photographique, on peut se demander quelle est la surface que peut couvrir pratiquement un tel objectif. Bakhuyzen a spécialement étudié 1 cette question importante au point de vue de la rapidité du travail. Il a rappelé que Steinheil avait traité la question théoriquement pour divers objectifs, en particulier pour l'objectif construit par Fraunhofer pour l'héliomètre de Bessel, et pour un autre objectif qui serait exempt d'aberration sphérique.

Il en a calculé les points focaux pour dix-sept faisceaux de rayons parallèles provenant d'une étoile, faisant un angle de 48' avec l'axe optique, et tombant sur dix-sept points distribués d'une manière symétrique sur la surface de l'objectif. Il a trouvé que pour l'objectif de Fraunhofer, quoique l'image soit symétrique par rapport au plan d'incidence, ce n'est nullement le cas en considérant l'image par rapport à un plan perpendiculaire au premier. Il y a une grande concentration de lumière dans une partie excentrique qui, dans une direction seulement, est accompagnée d'une queue lumineuse d'une assez grande longueur : l'image a l'aspect d'une comète.

Pour l'objectif, au contraire, qui, d'après la théorie de Steinheil, serait exempt d'aberration sphérique, l'image de l'étoile dans le plan focal serait parfaitement symétrique non seulement par rapport au plan d'incidence, mais aussi par rapport à un plan perpendiculaire, et aurait à peu près la forme d'une ellipse.

Bakhuyzen a constaté que dans les photographies d'étoiles faites avec les objectifs des frères Henry les images sont des ellipses et d'une intensité homogène, telle que le veut la théorie pour les objectifs exempts d'aberration. Les mesures qu'il a faites avec Wilterdinck à l'Observatoire de Leyde, sur des photographies d'étoiles obtenues par MM. Henry, ont montré qu'il n'y a aucune distorsion optique jusqu'à 1° du centre; les images, quoique elliptiques, n'offrent aucune difficulté pour les mesures les plus exactes, de sorte qu'il est du plus grand intérêt de ne pas diminuer la grandeur des plaques et d'adopter pour la grandeur utilisée du champ au moins 2°. C'est là ce qui explique la décision du Comité, bien que Christie2 ait assuré qu'avec un objectif de Dallmeyer on pouvait obtenir des mesures assez exactes jusqu'à 3° du centre du champ; seulement, l'ellipticité très accusée des images augmente alors beaucoup la grandeur des erreurs accidentelles, et de plus, comme l'a signalé Duner3, l'augmentation de plus en plus grande de la surface de ces ellipses à mesure qu'on s'éloigne du centre a pour conséquence la diminution de lumière par unité de surface. Par suite, en augmentant l'étendue du champ, on s'expose au danger de perdre les faibles étoiles ; il convient donc de ne pas dépasser la distance de lo à partir du centre.

Sous le rapport de l'étendue de netteté du champ, les objectifs sont supé-

1. Réunion du Comité international permanent, septembre 1889, p. 90.

Page 1