‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 115 sur 276 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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CHOIX ET EMPLOI DE l'oBJECTIF.

rieurs aux miroirs; ces derniers, qui présentent le grand avantage d'avoir un achromatisme chimique absolu, mais qui ne conservent leur pouvoir optique que sur un champ très restreint, doivent être réservés à l'étude des nébuleuses et des amas d'étoiles de peu d'étendue.

Il est inutile d'insister sur l'avantage que présente au point de vue de la confection de la carte photographique du ciel l'emploi d'un objectif donnant un champ très grand. Pickering 1 s'est proposé d'entreprendre et d'exécuter à lui seul, et en un an ou deux, la carte photographique du ciel à l'aide d'une lunette du prix de 250,000 francs, à quatre verres, & courte distance focale, et ayant 0™60 d'ouverture. 1200 ou 1500 négatifs de 0'»30 de côté, représentant un champ de 25* carrés chacun, suffiront pour obtenir tout le ciel: mais avec un champ aussi étendu de "iô", obtenu avec une lunette à large ouverture et courte distance focale, on ne peut éviter les grandes déformations qui rendront impossible la détermination exacte des positions des étoiles et ne permettront d'obtenir qu'une carte physique du ciel.

A. Cornu2 a cherché à employer les objectifs astronomiques ordinaires à l'obtention de photographies. Le problème qu'il a résolu peut s'énoncer ainsi : étant donnée une lunette astronomique achromatisée pour la vision, L'appliquer à la production d'images photographiques d'une perfection comparable à celle des images optiques, sans aucune modification conteuse, ou qui la rende ultérieurement impropre à sa première destination. Fi/eau et Foucault avaient indiqué en 1844 qu'une lunette astronomique peut produire des images photographiques satisfaisantes; il suffit de rechercher la position du foyer chimique généralement situé en arrière du foyer optique, h une petite fraction de la distance focale principale. Étant donné un objectif achromatique qu'on vent employer à la production d'images photographiques aussi parfaites que possibles, ou commencera par déterminer son foyer chimique le meilleur, c'est-à-dire le plus net. On est assuré, à cause du peu <le différence des verres employés en optique, de le trouver en arrière du foyer optique (le tlint étant 611 dedans), à une distance égale à environ de la distance focale principale. On corrigera l'aberration chromatique des rayons chimiques en séparant la lentille de crown et celle de tlint d'une petite quantité, égale à très peu près à la différence entre la distance focale optique et la distance focale chimique la meilleure. Cette opération raccourcit le foyer d'environ 7-: «lès lors, on doit diaphragmer l'objectif d'environ 53 de son diamètre pour conserver la même distance angulaire. Il n'y a plus qu'à déterminer par tâtonnements quelle est la distance des verres qui donne les meilleures images. Cette distance est légèrement variable avec le degré d'achromatisme primitif. La règle indiquée par M. < lornu est un guide très utile pour éviter bien des pertes de temps.

L'écartement des verres équivaut, comme variation d'épaisseur du système objectif, à l'addition d'un troisième verre. C'est ce moyen qui a été proposé par Kutherfurd 3 : il ajoute à l'objectif une troisième lentille de tlint, de courbures spéciales, étudiées de façon à corriger l'aberration chromatique des rayons chimiques.

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