‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 116 sur 276 · American Journal 0/ Science, XXXlX,mai IS · texte numérisé non relu

American Journal 0/ Science, XXXlX,mai IS

La solution généralement adoptée aujourd'hui consiste à donner aux lentilles des courbures telles que l'achromatisme optique soit sacrifié à l'achromatisme photographique. La photographie stellaire donne actuellement des résultats assez importants pour que, dans les Observatoires bien organisés, on réserve un instrument spécial pour ce service.

917. Mesure de la grandeur des étoiles. — Bond 1 a remarqué que le diamètre du disque des étoiles augmente avec le temps de pose, qu'il augmente avec l'éclat des étoiles, et peut être employé pour la mesure des grandeurs relatives de ces astres ; il reconnut plus tard que la surface du disque qui forme l'image de l'étoile est proportionnelle au temps de pose.

On ne peut cependant baser sur la seule photographie un classement de la grandeur photométrique de ces astres. La pratique a montré qu'une carte photographique des étoiles représente souvent un ciel un peu différent de celui que les astronomes sont habitués à observer; ceci tient à ce que certaines éloiles ont un spectre composé en majeure partie de rayons violets ou ultra- violets. Une telle étoile sera donc facilement reproduite par les plaques habituellement employées en photographie ; une étoile rouge, au contraire, bien visible à l'œil, pourra passer presque inaperçue. Il suit de là qu'avec des plaques ordinaires il n'est pas possible d'opérer avec précision dans la mesure de l'éclat déduit de l'intensité ou du diamètre des images chimiques. La photographie permet cependant d'effectuer ces mesures par l'emploi de plaques orthochromàtiques (470) préparées de manière à ce qu'elles offrent le maximum de sensibilité pour les radiations dont se compose en majeure partie le spectre de l'étoile anormale. Cette couleur des étoiles n'a pas cependant dans la pratique une importance aussi considérable qu'on serait tenté de le croire, parce que le plus souvent les cartes d'étoiles sont obtenues avec des temps de pose trop considérables pour les premières grandeurs.

La relation qui existe entre le diamètre des disques produits par les étoiles et leur grandeur photométrique n'est pas aussi simple que l'avait annoncé Bond. Il résulte des recherches faites à Oxford par G. Pritchard2 que la formule qui exprimerait le résultat de ses mesures est

D — D' == S (log G - log G').

D et D' sont les diamètres des disques produits par des étoiles dont les grandeurs sont G et G'. Ceci revient à dire que quand les grandeurs croissent en proportion géométrique les diamètres croissent en proportion arithmétique. Il a trouvé également que le diamètre des images photographiques des étoiles augmente proportionnellement à la racine carrée de la durée de la pose. Pickering a trouvé des résultats analogues à ceux de Pritchard.

918. Photographie des étoiles multiples, des amas, des nébuleuses. — L'emploi de la photographie est extrêmement précieux pour l'étude des étoiles doubles ou multiples. On peut, en effet, obtenir facilement l'image de ces astres malgré une très grande différence dans leur éclat

1, Astronom. Nachrielden, XLVII, juillet 1857, pp. 1-G.

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