‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 14 sur 276 · Van Monckhoven, Traité d'optique photographique, p · texte numérisé non relu

Van Monckhoven, Traité d'optique photographique, p

4. Bulletin de la Société française de photographie, 1860, p. 67.

APPAREILS DE BERTSCH. 23

deux lentilles de môme verre, la première convergente, la seconde divergente, et placéé à une distance telle de la première que les rayons solaires émergent du système à peu près parallèlement à l'axe principal des lentilles; mais l'emploi do celte lumière n'a pas donné de bons résultats parce que l'aberration sphérique du système est considérable et qu'une grande parti.- des rayons lumineux sont arrêtés par l'objectif. Plus tard, Bertsch renonça à cet appareil et construisit un mégascope permettant d'agrandir

des négatifs de 0m06 de côté. Cette dimension de négatif a été adoptée par Bertsch, parce que pour avoir une image dans laquelle les divers plans ABC (/if/. 5Wi) soient également nets, il faut employer un objectif à foyer assez eourt et qui ne peut couvrir line grande surface; si les plans les plus rapprochés C (fig. 59 /> sont situés à plus de cent fois la distance focale de l'objectif, les points A/B'G' seront également nets sur l'épreuve. Les négatifs destinés à L'agrandissement sont obtenus à l'aide d'une chambre automatique (fig. 595) donnant une image très nette sur un diamètre de 0,065, ce

qui correspond à une glace de 0"»06 de côté. Un niveau C sert à placer la chambre horizontalement el un viseur DB permet de choisir le paysage. La chambre automatique destinée au portraîtf^r. 586) esteonstruite sur le même principe et donne des images de la môme dimension.' Ces deux chambres noires son! entièrement en cuivre,afiu que l'humidité ne puisse faire varier la mise au point établie une fois pour toutes.

L'appareil d'agrandissement se compose d'un porte-lumière ABC (fig, :>\rt \ que Ton l'ail mouvoir au moyeu des pignons C et P. Le né-

gatif est fixé dans le cadre E qui s'introduit dans la fente 0 située cà une certaine distance de la lentille H; on met au point l'image sur l'écran avec le bouton M qui commande une crémaillère fixée au tube de cuivre. Le foyer principal du système amplifiant se trouve en K ; on place en ce point le draphragme K' qui est percé de deux ouvertures : l'une, n, est munie d'un verre jaune qui permet de voir si l'image est bien centrée sur le papier sensible ; l'autre, m, donne

Fig. 597.

passage à la lumière ; enfin, une partie o de cette pièce est pleine pour masquer complètement la lumière.

Les images amplifiées fournies par cet appareil sont extrêmement nettes, mais elles manquent d'intensité; aussi l'impression directe sur papier au chlorure d'argent est à peu près impossible par l'emploi de cet appareil.

L'image agrandie s'obtient sur papier à l'iodure d'argent par développement, ou mieux sur papier au gélatino-bromure. Le temps de pose est extrêmement court, et les mouvements qui résulteraient de ce que le porte-miroir est fixé à l'appareil optique n'ont aucune influence en pratique, car le temps de pose est si réduit que le soleil ne se déplace pas sensiblement pendant l'impression de l'épreuve.

Cette rapidité d'impression a été considérée par Bertsch comme indispensable h la netteté de l'image agrandie. D'après lui1, le manque de netteté des épreuves amplifiées provient souvent des ébranlements occasionnés par les divers mouvements du sol et surtout de la marche du soleil. Van

1. Bulletin de la Société française de photograjyhie, 1860, p. 171.

Page 1