Traite d'optique photographique, p
ri que, a montré que l'image amplifiée manquait de netteté, malgré la fixité des rayons solaires : c'est donc l'aberration de sphéricité qui est la cause du manque de netteté. Bertsch l'admettait implicitement, car il avait reconnu 1 que le meilleur système serait celui d'un condensateur à très long foyer qui éclairerait l'image. Dans le mégascope de Bertsch, l'aberration de sphéricité est sensiblement détruite, et c'est le premier appareil qui ait été construit dans ces conditions.
Ch. Chevalier2 a construit un mégascope (fig. 598) composé de trois lentilles. Cet instrument n'a pas fourni de bons résultats, car, bien que les lentilles soient séparément achromatiques, l'aberration sphérique du système est considérable.
L'appareil de Colômbi3 rentre dans la catégorie des instruments à lumière parallèle. La disposition optique comprend un verre éclairant et deux objectifs placés à une distance constante; le négatif de 0m07 X 0m08 est placé près du verre éclairant ; la mise au point s'obtient en rapprochant ou éloignant les objectifs du négatif. On peut employer cet appareil soit avec la lumière solaire, soit avec une forte lampe à huile ou à pétrole. Nous examinerons les appareils analogues à ce dernier en décrivant les instruments qui utilisent la lumière artificielle.
821 . Essai des appareils d'agrandissement. — Un appareil d'agrandissement doit présenter la plus grande stabilité possible. S'il est destiné à être employé avec la lumière solaire, les diverses parties qui le composent doivent être ajustées avec le plus grand soin. Le bois doit, autant que possible, être proscrit de la construction de ces appareils,' parce qu'ils résistent difficilement h la chaleur solaire et, dans tous les cas, le centrage des diverses pièces ne tarde pas à être dérangé, ce qui compromet les résultats. La partie la plus importante à vérifier est la partie optique. Il faut d'abord s'assurer que le système est exempt d'aberration sphérique suivant l'axe; dans ce but, on se sert de l'appareil comme si tout le système des lentilles formait un objectif de lunette. On pointe l'appareil sur des objets suffisamment éloignés et on examine l'image formée au foyer du système; on se sert pour cela d'un oculaire de lunette. Cet essai doit être fait en utilisant d'abord toute l'ouverture libre du grand condensateur, puis cette même ouverture réduite au dixième par un diaphragme placé à une certaine distance de la grande lentille : dans les deux cas, l'image centrale doit avoir sensiblement la même netteté ; nous devons ajouter qu'il est peu d'appareils qui subissent cet examen avec succès.
1. Bulletin de la Société française de 2>h otographie. 18(10, p. 287.