Comptes rendus, 17 janvier et 18 mars lS7f
3. Comptes rendus, 1876, et Bulletin de la Société française dt photographie, 187(i( p. 273, et 1877, p. 168.
nuera ces variations de diamètre en employant des objectifs de grande ouverture, car l'étendue de la zone diffractée varie en raison inverse du diamètre de l'objectif supposé aplanétique.
941. Emploi des objectifs catadioptriques. — Zenger 1 a proposé d'aplanétiser les miroirs sphériques à l'aide de deux lentilles de correction, de même longueur focale, l'une concave, l'autre convexe, et faites avec le même verre. Il a construit, avec l'aide de Schrœder, un miroir de 0m192 ayant 0m991 de longueur focale ; l'ouverture des lentilles, faites en nouveau verre de Schott, était seulement de 0m04. Les images obtenues sont extrêmement belles; celles des étoiles se réduisent à des points.
942. Emploi des plaques phosphorescentes. — On peut disposer au foyer d'une lunette une plaque phosphorescente, puis placer cette dernière dans l'obscurité en contact avec un plaque au gélatino-bromure. Cette méthode a été proposée par Zenger'2. Il recouvre une plaque avec la matière phosphorescente connue sous le nom de phosphore de Bolman , il laisse sécher et expose au foyer de la lunette pendant un temps variable. Immédiatement après la pose, en opérant à l'abri de la poussière et dans l'obscurité, il place la plaque phosphorescente sur une glace préparée au gélatino-bromure. Le contact est prolongé pendant des heures, des jours entiers même. On parvient à reproduire ainsi des objets invisibles au télescope. En prolongeant suffisamment le contact avec une durée de pose suffisante, on parvient à remplacer par ce contact le temps de pose qu'il aurait fallu donner à la plaque au gélatino-bromure qu'on aurait exposée au foyer du télescope. Zenger 3 a proposé d'employer ce procédé pour la confection de la carte du ciel. Il est certain que si cette méthode donnait des résultats constants, le travail serait singulièrement abrégé, puisque dans une soirée de trois heures on pourrait obtenir un grand nombre de négatifs sur plaques phosphorescentes. L'impression de ces négatifs s'effectuerait d'elle-même; l'observateur n'aurait d'autre travail à faire que celui qui consisterait à développer les plaques disposées dans les châssis-presse. Cette méthode, si intéressante en théorie, n'a pas fait l'objet de travaux suivis.
1 Comptes rendus, 1883, II.