‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 145 sur 276 · ACCROISSEMENT DE L IMACE PHOTOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

ACCROISSEMENT DE L IMACE PHOTOGRAPHIQUE

Laborde 1 crut expliquer l'empiétement des imagos par l'action du révélateur au 1er : dans les parties noires du négatif, tout l'argent est rapidement réduit ; dans les parties blanches, l'argent se porte sur les noirs contigus par diffusion et par écoulement, parce que le liquide renfermant moins d'argent est moins dense. Ce phénomène d'empiétement est facile à observer sur un négatif renforcé ènefrgSquement avec l'acide pyrogalHque et le nitrate [forgent. On avait conclu de cette explication qu'au point de vue scientifique toute épreuve renforcée à outrance doit exciter la défiance. Cette interprétation n'est pas exacte Ch. André, dans ses recherches* sur la diffraction, a retrouvé des phénomènes de même ordre dans l'observation astronomique des astres à diamètre apparent sensible. L'étude des images photographiques obtenues au foyer des lunettes astronomiques a fourni à M. A. Angot des résultats très intéressants'.

La méthode expérimentale employée par M. Angot consiste à prendre, dans des circonstances variées, l'image photographique d'une source lumineuse formée de deux rectangles séparés par un espace obscur. L'augmentation de dimension que l'on observe [tour chaque rectangle lumineux est égale h la diminution de l'espace obscur compris entre eux; la somme des deux quantités doit donc être constante e1 égala à ce qu'elle serait si elle se formait seulement d'après les lois de l'optique géométrique: on a donc une vérification précieuse qui donne le degré d'approximation de chaque expérience.

Les images photographiques avant servi ;'i ces mesures ont été obtenues

au foyer d'une lunette de OmyiS de diamètre, achromatisée par l'écartement des deux lentilles qui le composent et ayant une longueur focale de 3m.S0. Une longueur de ^ «le millimètre mesurée sur les épreuves photographiques correspond ainsi à un angle de (C.KHi. Les épreuves ont été mesurées avec une des machines construites par MM. Brûnner pour la Commission du passage de Vénus ; ces machines permettent d'évaluer rapidement et avec certitude le gg- de millimètre. L'objet photographié, disposé à environ 87 mètres de l'objectif, est une source lumineuse formée de deux rectangles égaux séparés par un intervalle obscur; ces rectangles sont découpés dans une lame métallique que l'on applique sur une plaque de verre dépoli, éclairée par derrière avec une lampe Drummond ou la lumière électrique.

Les expériences faites par M. Angot sur plaque daguerrienne, sur plaque préparée au collodion humide OU sec. lui ont montré que la dimension des images variait : 1" avec l'intensité de la lumière ; $o avec la durée de La pose; 3° avec la sensibilité de la plaque; 4° avec le diamètre de l'objectif ;

5° avec l'état chimique de la plaque, les phénomène! étant différents si la plaque a vu OU non le jour avant de recevoir l'impression photographique.

Pour rendre très faible cette variation du diamètre des images il faudra s'assurer que l'objectif employé est aplanétique, c'est-à-dire dépourvu autant que possible d'aberrations de sphéricité et de réfrangibilité. 11 n'y a plus alors à tenir compte que des variations dues à la diffraction. On atté-

1. Bulletin de la Société française de photographie, 1870, p. 4-'5.

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